‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 5)Chapitre 58 sur 455 · ALCÔVE · texte numérisé non relu

ALCÔVE

Cotgraire sans complément; Guy Miege avec ce complément : vB^alamhiquer l^esprit et la oenrelie»; Richelet, sans compl. on avec compl. : «8'a/afii6t^«r Tesprit. Scarron.»

Andry du Bois-Regard, dans ses Rêjl. «tir l'uêage pré$erU de la lang.fr, (169a), p. 43, prétend qne vaiambiauir n^est d^usage qu'au fig. burlesque : alambiquer $on tsprit; maïs on ne dira pas alamin^uir de% htrht» pour diatiÙer des hêrbeê.

Alcôve.

Où est le Comte? — Dans votre belle chambre à alcave, Madame.

Escarb.j se. 6.

Je veux vous mettre entre les mains vingt mille francs en or, que j'ai dans les lambris de mon dcôve. . . — Non, non; je ne veux point de tout cela. Ahl combien dites-vous qu'il y a dans votre alcôve?

Mal, imag.y I, 7.

Pauvres geus de séné, de casse et de guimauve, Dont la foible routine est en butte aux mespris, On ne vous voit jamais consulter en alcwê, Ny raisonner en cour parmi les beaux esprits.

Le p. Carreau, Poéne$, à la suite de la Stimmitnachie , i656, p. 98.

Les tapis chinois sont foulez Dans les alcovei bien meublez.

ScARRoif, Dern, Œuvr,, Paris, David, 1700, 1, p. 176.

3a Je quitte les jeux et les ris.

Le piquet, prime et quinquc-nove ,

Et vais rimer dans mon alcôve. - Lorbt, Muze hittor,, 10 juilL 1660.

745 Je ne vous aurois jamais dit

Tous ses temples et ses chapelles.

Nommés pour la plupart alcove$ et ruelles.

La Font., Contes, II, i3. - Fiancée du roi de Garhe,

On voyoit une grande variété dans ces choses et dans Tordonnauce de chaque chambre : colonnes de porphyre aux alcovee. (Ne vous étonnez pas de ce mot d*a/cave : c*est une invention moderne, je vous Tavoue.)

La Font., VIII, 83. - Psyché, Uv. L

Un riche balustre faisoit la séparation de la chambre d'avec V alcôve; Testrade en étoit au moins élevée d*uD pied. - Id., VIII, p. a 5 1. - Le Songe de Vaux,

Il y avoit tin alcôve à Topposite des fenêtres. - la., ibid,, p. a5i.

57 Dans le réduit obscur d'une alcôve enfoncée. - Despr., Lutr,, I.

El quand dans un alcôve on plante un beau portrait. Soit qu'il ressemble ou non, il est toujours bien fait.

MoNTPLEunr, Trigaudin, 1, 3.

* M. Walckenaêr, dans son HUt, de la société polie, dit avoir en vain cherché ce mot

<Uds les dictionnaires antérieurs à celui de Richelet. M. Walckenaêr a mal cherché. Il au-

nilpii le trouver, sous la forme alcauve, dans un dictionnaire des rimes publié en 16/18

mais achevé d'imprimer en 1667, dans les Origines de Ménage (i65o), dans le Trésor

î ''*• ^ng.Jr, et esp, de César Oudin (1660), dans le dictionnaire qui suit les Principes

' ^architecture de Féiibien (1G7G), dans le dictionnaire franç.-angl. de Guy Miège (1679).

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