‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son tempsChapitre 112 sur 664 · MUGUET — MURMURE · texte numérisé non relu

MUGUET — MURMURE

Mais, Madame, il faudroît éviler los reproches, Kt de tous ces mufftteti redouter les approclies.

Bois-RoBEBT, Ija Folle Gageure j V\ h.

11 dit à son valet : Qu'est-cela, mon amy? N'est-ce pas ma femme que je vois à la fencMre de sa chambre, entre les bras de ce jeune mufruetT — Guy, Monsieur. . . C'est elle-même; ne la counoissez-vous point?

D'OuTiLLB, CorUeM, iGû/i; cdit. Jouaust, 11, p. ii5.

Et bien loin d'imiter mille jeunes mufputi. Je m'entretiendrois même avec([ue des laquais.

Tn. (iORN., I), Bertr. de Gg., IV, i.

Vous faites bien de ne pas escouler

Tous ces mugueti qui vous veulent altraire.

Sarisiik, Œucv., 'J in-V, tti5G; II, p. 83.

11 y vcnoit aimsi des mtiguetii et des gai an I s.

FuRSTièRE, Rom, bourg,, bibl. elzôv. , p. 3i ; - Cf. 1d.. ibid,, p. 190.

11 la retrouve en bonne conipa^piie.

Dansant, sautant, menant joyeuse vie.

Et des mugHPtt avec elle à foison. - Li Kom.. IV, p. 10 a : Contes, 1, â.

Faut-il, rendant mes soins à vos avis conformes,. . . La faire aux entretiens de ces doctes mitguetê Que trop d'oisiveté fait devenir co([uelsi

MoxTFLBURY, DupB de toi-même, II, 1 ; - Cf. Id. , ibWe dei Fillet, II, 11.

Dis-moi un peu cpiel est ce magupt (pii se rencontre à toutes les promenades que fait ma nièce? - IlAtTEBociic, L« Cocher, se. 3.

^ Mugiiel, (|ui ne se tniuve pas dans io Diclinn.franr.~lat. de Rob. Eslienne de i53i), (tarait dans la a' cdit. (lo'ii)), a>ec celle traduction : tr Veniutulu», amator venuelulue.rt Dans ce vers de Desportes,

Sur tant de vains muguets dont Tùnie e.^t si volii^re ,

MalherlMi a crili([uê le mot muguet, qu'il re(j[ardail comme mol do Sal}re ou de Comédie. (Malu., IV. p. 369.)

Muguet, muguette, adjectif .

ûùS ... Et vous verrez ces visites mugucUcs

D'un œil à lénioiguer de n'en <5lre point soi\?

te. des Mar.y I, a.

MlUML1\K, bruit, scandale, tumulte.

1967 Andivs et Truialdin, à réclal du murmure. , , — L'Et,, V, 9.

Si l'on eût cru leur murmure, Elles aun»ienl, par leurs cris.

Soulevé grands et petits. - Li Font., 111, p. 3^9 : Fubl., XII, aC.

Celte femme (M"* Talon) est m peu digne des joueurs qu'elle reçoit, que c\»ï»1 un Munnure. - Sév., V, p. 37O.

MCSEAU — MUSETTE 133

MCSEAU, visage.

1195 Et Marinette aussi, d'un dédaigneux museau, . .

Dép. am.y IV, 3.

1&19 Ardez ic beau museau.

Pour nous donner envie encore de sa peau! - Ibid,, IV, 4.

Montrez de loin votre chapeau ,

Ou montez sur quelque chose

Pour faire voir votre museau. - Bemerc. au Boi, i663.

Lacbciiis , d'un coup de fuseau , Marque Marot sur le inuteau,

ScAABOR, Œuvr,, ParÎH, David, 1700; I, p. Asg; - Cf. Id., ilnd.s I« p. s33, 336, 359-360; - Virg, trav,, Paris, 1706; 1, p. ?m6.

Quelque étourdy, pensant m'ëtrc agréable , Pourroit d'un coup me noircir le nitueau.

Saint-Amakt, Œuvr., bibl. elzév., I, p. 35a.

Les Dieux mêmes, dans ces ténèbres,. . . Donnèrent plus de quatre fois Du muzeau contre les parois.

Dassoucy, Ovide en belle humeHr, i65o, p. 5.

Monsieur, venex chex moi; c'est un ccorcbe-veau.

— Si tu ne sors d'ici, je frotte ton mueeau. - Qri?(AULT, Awant indiêrrel, I, a,

6a Ils étoient environ trois mille, Y compris cent jeunes muzeaux Qui faizoicnt fort les damoizcaux.

LoRET, Muze hit (or,, 18 aoilt 1607.

H regrette le temps. . .

Ou le talque et le pied de veau

N approchoient jamais du muteatt,

M"* Desjardins, Récit de la Farce dee IWtieutei, NouY. Coll. inoliér., p. 5.

Ces Nymphes, comme gouttes d'eau,

Se ressemblent par le muMean, - Richer, Ovide bouffon, lâO^i, p. loG.

Jamais on ne vit damoiseau Avoir plus ravissant museau,

Id., ibid,, p. 3-jû; - Cf. ibid,, p. a37, 'i36-'i37, fii 9-600,

Musette.

L'autre jour, d'Annctlo J'entendis la voix, Qui sur la musette Chantoit dans nos bois.

Appetid. à G, Daud. : Le Grand Divert, nfy, de Vers,

Prenez, Bergers, vos musettes.

Ajustez vos chnluinonux. - Ihid,

13/i MUSIQUE — MUTINER (SE)

Le hniit des pi>n^trans sifllols.

Des flulcs et des flageolets.

Des cornets, hantsbois et muzefUÈ, Des vendeurs et des acheteurs, Se mesle à ceiuy des sauteurs Et des tambourins à sonnettes.

Des joueurs de marionnettes , Que le peuple croit enchanteurs.

Sc\RR0N, Œuvr., Paris, David, 1700; 1, p. 336; - Cf. La Foire Saint-Gennain,

... Le Dieu , plus («stonné Qu'un lK)rgne aésemhnslonnc , . . .

Prend des roseaux sa pleine patte.

Dont il fit ce bel instrument . . .

Cousin germain de la muzeUe, Du rebec, et proche parent Des beaux silAets de Saint Laurent Que iiflre aujourd'huy Ton appelle.

Dassouct, Ovide en belle humeur, i65o, p. i35.

16 Son chien dormoit, comme aussi sa mutette,

La Foxt., I, p. ai 1 : FabL, III, 3.

iK La muiette était un instrument de musique à anche et à vent. «Elle difl'ëroit de la cornemuse en ce que son bourdon, dit Furetière, ctoit fort différent; il porloit quatre anches sur un cylindre dont on ouvroit ou fermoit les trous ou raynures â laide de morceaux de bois ou d'y voire appelés layettes. Son chalumeau avoit onze trous... 11 y a, ajoute Furetière, des muêetles chez le Roi.n

Musique : voici uine autre musique, locution.

Ferai-jo bien ou mal de Tépouser? — L'un ou Taulre. — Ah! ah! Voici une autre musique. — Mar. forcée se. 5.

Mutiner, révolter.

1160 II a mémo casso, d^nnc main mutinée y

Des vases dont la belle omoit sa chemini^e.

Ec. des Fem.y IV, 6.

788 Un |)eu de jalousie et de confusion

Mutiitiiil mes désirs et me soulevoit l'âme. - Gon?i., Agétilaê, 11, G.

L'autre (des deux captifs) paroit une peu moins mutiné.

Li Fo.NT., IX, p. aC'i : LeUre à ea femme,

hifi Et déjà dans leur cœur les Scythes mutine'*

Vont sortir de la rhainn où vous nous destinez. - Rag. , Alex, ,11, a.

Mutiner (Se).

1718 Venez, belle, venez,

Qu'on ne saumil lenif, et qui mus mutinp:. - Ec. des Fem,, V, 9,

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