‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son tempsChapitre 19 sur 664 · MANGEAILLE · texte numérisé non relu

MANGEAILLE

Monsieur a-t-ii invité des gens pour les assassiner à force de mangeaUUf - UAv. , III , 1 .

Ceux-là ne le sont pas moins (traîtres), lesquels. . . se font moynes, ayant seulement pour but la mangeaille et le vestement.

Chapelain, Trad. de Guzm. d'Alfar., i63o; III, p. 389 ; -Cf. lD.,t6ta.;U,p. 68.

Tous les discours tabariniques ne buttent qu'à la taverne et à la mangeaUU.

Tabarin, Œuvr,, bibl. elzév., I, p. ik (Préface),

O cher aray Potel, je suis pour la mangeaille : Il n^est rien tel qu^étre glouton.

ScABBON, Œuvr., Paris, David, 1700; I, p. 79.

Pour moy, laissant leur mangeaille.

Je dis et redis : fy d^euxl

Saint-Amant, Œuvr,, bibl. elzév., II, p. A68.

Les perdrix rouges et les cailles,

Et mille autres vols succulents

Nous firent borreur des mangeaillei

Dont Carbon et tant de canailles

Nous afirontent depuis vingt ans. - Chapelle et Rachaumont, Voyage,

(Test le moyen de faire mourir notre abbë que de le tenter de mangeaille,

Sév., édit. 1796; III, p. lAA.

* Le poète Saint- Amant a fait une pièce de vers intitulée La Q'evaille. Toos ces mots terminés en aille ne s^emploient que par dépit ou par dédain. En voici deux exemples :

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