MANGEAILLE
Monsieur a-t-ii invité des gens pour les assassiner à force de mangeaUUf - UAv. , III , 1 .
Ceux-là ne le sont pas moins (traîtres), lesquels. . . se font moynes, ayant seulement pour but la mangeaille et le vestement.
Chapelain, Trad. de Guzm. d'Alfar., i63o; III, p. 389 ; -Cf. lD.,t6ta.;U,p. 68.
Tous les discours tabariniques ne buttent qu'à la taverne et à la mangeaUU.
Tabarin, Œuvr,, bibl. elzév., I, p. ik (Préface),
O cher aray Potel, je suis pour la mangeaille : Il n^est rien tel qu^étre glouton.
ScABBON, Œuvr., Paris, David, 1700; I, p. 79.
Pour moy, laissant leur mangeaille.
Je dis et redis : fy d^euxl
Saint-Amant, Œuvr,, bibl. elzév., II, p. A68.
Les perdrix rouges et les cailles,
Et mille autres vols succulents
Nous firent borreur des mangeaillei
Dont Carbon et tant de canailles
Nous afirontent depuis vingt ans. - Chapelle et Rachaumont, Voyage,
(Test le moyen de faire mourir notre abbë que de le tenter de mangeaille,
Sév., édit. 1796; III, p. lAA.
* Le poète Saint- Amant a fait une pièce de vers intitulée La Q'evaille. Toos ces mots terminés en aille ne s^emploient que par dépit ou par dédain. En voici deux exemples :