PENTE — PÉRIGORDIN
t ^{inpenaer, des peruên. C'est un mot qui ne se dit guère qu'en poëfde. . . Il y a pni d*uinées qu'on s'en servoit aussi en prose, et M. Sarasin a dit : «Sur ces petuert, i\ ?^ reconnoistre ia place» {HûL du »iège de Dunkerque), et (Corupiration de Valitein) : ?Cel liomme n'eut jamais que des penter$ vastes et des espérances trop élevées. i>
A^. iur l'u»age présent de la lang. franc,, par Â. D. B. (Audry de Boisregard), 1699, p. 38a.
Pekte, au propre et aujtguré, penchant.
1079 Mais comme, entra rivaux, Tâme la plus posc^c A des termes d'aigreur trouve une pente aisée . . .
D. Gare, III, 4.
109 Et si, par un mari, je me voyois contrainte, Taurois fort grande pente à confirmer sa crainte.
Ec. des Mar.f I, a.
Les Parisiens, mes compatriotes, sont d'ordinaire assez vaiilans; mais ils ont la pente fort patibulaire. - Sgarbon, Dem, Œuvr,, Paris, David, 1700; I, p. Sg.
685 Et si j'ai, comme vous, quelques pe;i^ secrètes... - Goaii., AgétUoêt II, 1.
Se pente naturelle est l'oisiveté. - La Rochrp., I, p. ao.
Et l'on y reconnoist leur pente à s'entr'aimer.
Bb5Sseradb, La Naûi. de Vénuê, ballet, i'* Entrée : Pour Madame, Vénus.
Ma femme à caqueter a déjà quelque pente,
MoHTPLiCRT, Ambigu com,, 1" inlerm., se. 1 ; - Cf. Dame méd., 1, 1.
Tu ressens pour le feu la pente la plus forte. - Rbonabd, Ménechmee, 1,9.
t cr Entre les autres façons de parler qu'on a tirées des romans, il y en a qui sont excellentes, comme de parler. . . d'avoir du penchant ou de la pente à quelque chose.» - 6011L, CmuwUê.dee Uvr,, 1671 , p. 388. — P. 878, l'auteur attribue cette locution à fioKy-Rabutîn, dans VIKêt, amnwr, det Gaulée,
Péricliter, acl.^ exposer à un danger; au lieu du sens de être en danger, courir un danger.
Mais croyez-vous, maître Simon, qu'il n'y ait rien à péricliter f
UAv,, II, 2.
Ridne a dit dans le second sens :
Le P. Annat ... ne croyoit pas que la cause des Jésuites pût péricliter en de si bonnes mains. - Rac, IV, p. 538 : Port-Roy,
PeWGORDIN, Périgourdin; prononciation.
* Voir L II, p. 655, LimoMin»