POINT D'HONNEUR
Il est fj^cioiix . . . , car quand on luy domandoît : fr Monsieur, comment vons portcz-vous?n il rospondoil en villenois : r Je ne me porte jà. — Qu'avex-vous, Monsieur? — J'ay la teste plus grossi: que le poinif. . , — Voulez-vous le |)oîs6on frict, ou bouilly, ou rosly, ou quoy? — Je le \eiix quoy.^
BoNAv. DES Periers, \ûuv. Récrédt. et joycux dcvit , i558; cdil. Paris, Jouaust, i883; II, p. 7/1.
Vous vous êtes lev«5e le cul le premier; vous «'tes bien enfp*ognée. — Tavons ce que j^avons ; y'apoii« la teste plus fp-osse que le pfnng, et si elle n^cst pas enflée.
Comte DE Cbamail, Coméd, des Prov., I, 5.
$ Les Dictionnaires ont recueilli cotte expression populaire :
f On dit proverbialement, en se moquant d^uu boniiuo ([ui fjit le malade : Il a la teste fluM grosse que le poings et si elle n'est pas enflée». - FiiiKTiKni, Diction, y i6go.
sOa dit, en se moquant d'un Itomme qu'un voit d'une linmonr {[rondeiise, et à qui on demande ce qu'il sl : Il a la leste plus ^osse que le poînff, et si elle n'est pas enflée. »
AcAD. FRAKÇ., iTxj/i (mais non dans les éditions suivantes).
Point d'honnedr.
Vous êtes hoinmo qui savez les maximes du pohit iVhonnenr.
G. Dand.y I, 6.
Le point d'honneur est délirât; Gomme on dit, à bon chat bon rat.
RicuBR, Ovide bouffon, i6Ga, p. i5/i.
La passion dominante des gentilshommes, c'est le point d'honneur.
Pascal, Prov., lettre 7.
i33 Un jouvenceau fait l'opération
Sur la malade. Elle redevient rose. . .
0 doux remède, ô remède à doimerl Remède ami de mainte créature.
Ami des gens, ami de la nature.
Ami de tout, point d* honneur excepté : Point d'honneur est une autre maladie; Dans ses écrits, Madame FaculU) N'en parle poiul. Que de maux en la vie!
La Font., V, p. 3i6 : Contes, IV; 9.
De ce m(.*sme esprit sont sorlis les résolutions jiri^es tant de fuis dans le Sénat, de vaincre les ennemis par la foire ouverte, sans y emplover les nises ou les arti- Gces, inesme ceux qui sont permis à la guerre : re que le Sénat ne faisoit ni par on faux point d^honneur, ni pour avoir ignoré les loix de la guerre.
BossiiBT, Ilist. Univ., in-A°, 1681, p. 5i5.
* En 1680 a paru «un traité du point d'iwnneur et les règh^s pour converser et se conduire avec les incivils et les fdcheux». — On v lit, p. a'Mi: frL'usafïC a entendu compKiidre sous ce terme <Ie point d'honneur tout lioinieur qu'un homme pouvoit s'acquérir par toutes les dilTérentes vertus dont il estoit enrichy. . . C'est le point où aboutit tout ce ^0*11 y a de recommandable dans la pt^soDuc?)
Les maréchaux de France , siégeant à la table de marbre du Palais, étaient les juges du p9mt d^honueur entre les gentilshommes, pourvu qu'ils ne fussent pas de robe.