POINT
8 Et toutefois leur entreprise Étoit le parfum d^un collet , Le point-coupé d'une chemise Et la figure d'un ballet. - Malb., I, p. 3i i : Fragm,
io(j Voilà du point d'esprit, de Gôncs et d'Espajjpne. - Gobiv., GaL du PaL, I, 6.
Eliî bien, suit-il la mode? — Il comble la mesure Avec son attirail de point, de rubans, d'alFiquets.
Th. Goiuf., Comt. d'Org,, I, t.
Ce ne fut point un sujet de petite vanité pour une personne de la sorte de. . . rapporter en si peu de temps un poinct de Sedan qui eust pu faire honte au poinct de Gennes qu'elle venoit de quitter. - FoBBTièRB, nom. bourg,, p. 6o.
Pai, parbleu I dépensé dix mille écus an point.
BocRSAULT, Portr. du peintre, i663, se. s; Gf. 1d., ilnd, se. s, A, 6.
Si vous voulez avoir un beau point d'Alençon , je vais vous en monstrer un que Ton prendra pour un point do. Venise ; tenez. — Le patron ne m*en plaist poinL — Voulei-vous un point d'Orillac (Auriilac)? — Montrez; les gens de qualité en portent encore; mais il faut qu*il soit bien clair. - Zélinde, i663, se. i.
Avez-vous mis en vain ces mouches et ce pointa
MoNTFLBUBT, FUlê capitaine, III, 3.
Tout le point que l'on fait à présent ne vaut rien.
Id., Femme juge et partie, III, a; - Gf. GentUh. de Beauce, 1,6; Coméd. poète. , IV, 8.
Cette grande perruque, et ce linge et ce point. Avec le nom d'auteur ne sympathisent point J*en vois par-ci par-là ; mais ils ont tous l'air mince , Et dans cet équipage , on vous croiroit un prince.
Poisson, Coméd. tan$ titre, II, n\- Gf. Id., Baron de la Crasêe, se. a; Fem. coq., I, i.
Je fais da point à la turque, et j'apprends à chanter.
Rbgrabd, Hom, à h. fort., li, 5.
^icot^Monet, Golgrave n'ont pas ce mot, qu'aucun dictionnaire ne nous parait avoir donné avant celui de Duez (1671). Le mot existait cependant depuis longtemps dans la ^pe, ainsi qu'en témoigne Texcmple tiré de Malherbe. Les une eomptuairee, depuis fédit de janvier 1619, mentionnent tous les points coupé» d'abord, puis les autres pointe (oa dentelles et guipures) dont la modo nous était venue d'Italie; l'édit du 18 novembre i633 fait défense de porter trcu leurs chemises, colets, manchestcs, coëflcs et autre linge, aucune découpure, broderie. . ., dentelles, pointe-couppez manufacturez tant dedans que dehoi» le royaume??. — D'année en année ou à peu près, les défenses se renouvellent.
La déclaration du Roy la plus explicite , vers l'époque où parut le Tartuffe, est celle du 17 mai 1661 : «r Louis. . ., etc.: disons, déclarons, voulons et nous plaist que nos sujets poissent porter toute sorte de passemens et dentelles et autres ouvrages de fil , pourvu ifalls soient faits et manufacturez dans noslre Itoyaume; faisant néantmoins très expresses inhibitions et deffenscs à toutes personnes de quelque qualité et condition qu*elles puisant estre de porter aucun passement , pot;<f de Gthies, de Venise, et autres ouvrages de fil iihriqucz dans les pays étrangers.» — Mômes défenses, le 17 novembre 1667. (Dbu- ■ai, Traité de la police, in-foi., I, p. /Î36, 638.)
L'édit de 1661 provoqua des plaintes dont on trouve l'érho dans une pièce, vers et proM: la Révolte dee pastements, où il est fréquemment parlé des pointe de toute espèce.