‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son tempsChapitre 264 sur 664 · POSSIBLE · texte numérisé non relu

POSSIBLE

A>fji6/« me viendra-t-i) demander pardon.

SoBBL, Berg, extntt., 1697, p. «71.

n pensa que tous ces discours si libres n^estoienl pouible que des boutades de sa gayeté. - Id., Polyandre, t668; II, p. 586; - Cf. Francion, iif. lll.

Poêsible vous n'y pensastes point hier. - Voitdbi, t£yrr., édit. i656, p. &48«

Pouible je choisirois mal. - 1d., Œuvr,, édit. 1660, p. 19.

Vous serez possible impuissante Si vous osez parler de moy

Tri8ta.<« l*Herm., Vers heroiq,, uk-h\ i6à8, p. ito.

Corneille, qui avoit employé ce mot dans ses premières pièces, Ta changé en 1660 et 1 663 , peut-être pour se conformer à Tavis de Vaugelas.

i65i Mon cœur, j'en suis honteux; mais songe que possible.

Si j^eusse moins aimé, j'eusse été moins sensible. - Coaii., Mélite, V, h.

En 1660 :

Peu rougis; mais apprends qu'il n*étoit pas possible D*aimer comme j'aimois et d'être moins sensible.

3i3 Tout cela n'est qu'autant de paroles perdues,

Faute d'être possible assez bien entendues. - Cobx. , Gai. du Pùl. , 1 , 10.

En 1660 :

Faute d'être sans doute assez bien entendues.

85 Comme il est à l'honneur sensible.

Il les ataquera possible. - Loibt, Muze histor., 18 juillet i65Â.

s 9/1 Je croy qu'entre tous les autheurs. Tant de la Cour que des Provinces, Je suis, possible, un des plus minces. - 1d. , ibid,, i3 août 1661.

Possible que la belle attend encor mon maître.

QciRicLT, Rivales, I, 1 ; - Cf. Id., t^., I, à.

Un jour qu'elle cstoit par excès De son bon démon possédée (Pouible esloit-elle guédée) Elle dit à ce nourrisson :

Allez, soyez gentil garçon.

RiCBBB, Ovide bouffon, 1669, p. 398-936; -Cf. Id., ti6ûf., p. A 19.

Une mauvaise honte me kro'ii pouible périr. - La Rocbbp., II, p. à 39.

Notre mort

(Au moins de nos enfants, car c'est tout un aux mères)

Ne tardera pouible guèrcs. - La Fort., I, p. 990 : Fables, III, 6.

191 Ce sont, hélas I ses divertissements, Et possible est-ce par gageure Qu'il a causé cette aventure. - la., IV, p. 99-80 : Contes^ I« i*

Voulant estre à elle pour toute ma >ie, j'avois commencé par Tobligation d*un secours qui me Tavoil pouible conservée. - Avaspe et Simandre, 1679 ; 1, p. 71-73.

C'est peut-être un certain drôle qui. . . en veut à ma nièce, et qui pouible a de rintelKgence avec lui. - Hautibochb, Cocher, se, 30.

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