‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son tempsChapitre 391 sur 664 · REPROCHE — RÉPUGNANCE AVEC. . . S · texte numérisé non relu

REPROCHE — RÉPUGNANCE AVEC. . . S

Reproche, motif de reproche; tache, faute.

Si je ne suis pas né noble, au moins suis-je d*une race où il n*y a point de reproche. — G. Dand., II, 9.

Cette fille ne s^ëtoH pas bien gouvernée, et. . . ce seroit on rtprœkê i toote n race. - D^Odyilli, GmiM, 16&&; édit. Jouaast, I, p. 99.

N'estre pas né prince est toiqours un rtproehê secret i ramour d*une personne de mon rang. - Sioaiis, Nouv. franc,, i656; 5* Now,, p. 91-9*.

Libanius. . . n'est pas on historien, mais nn dédamateur et un sophiste,. . . qoi porte par conséquent son rtproehê dans son nom.

Bossun, Déf. de VHUu dê$ Var., in-is, 1691; S 7, p. a6.

i|t Mdheriie et Corneille ont employé au féminin le mot reprodu dans le sens actuel de r^jirîmande.

Cest uns reproché que fiait Epicure i Stiipon. - Malh., H, p. s88. 593 Je ne m'expose point i ses vamee reprochée. - Coaii., UMcy II, A ; Ver.

Toutefois, en 1660, Corneille changea ce vers, et mit : Taurois peine à sonflnr Toi^eil de ses reprochée.

M"* de Gonraay dit i ce sujet :

«Qui nous fera raison de ce qu'ils crachent si dru, avec nous autres pro&nes, des prononciations à faire vomir les auditeurs, nonobstant leur mystérieuse politesse f. . . Témoins, entre une quantité d'autres, un Gieeue, nnjepoyerai, un poffement, un Je wnutmy, un coronel, un eurgien, un je me tomay, au lieu de Je»ue,je payerav, un paiement, je verrmf, coUnmel, chirurgien, je me toumay : jusques à leur avoir om aire eéearez et laqiÊemUe, pour iegrez et laquelle; et la reproche pour le reproche, soubs ombre quils avoient leu eét article féminin dans les papiers d'un autheur (Malherbe), qui l'apprenoit des tripières, quelque vogue qu'il eust acquise 7» - M"* 01 Goubhat, UOmbre, 1697, p. 6oi-6o5.

De son côté, Vaugelas écrit, i nropos des mots meneoage, peieon, rdaeAe, reproche: «Ces mots sont tousjours mascunns, quoy que quelques uns de nos meUleurs Authenrs les ayent lisdts féminins : il est vray que ce ne sont pas des plus modernes. On dit tooleafoîs au pluriel, à bellee reprochée, de eangUmiee reprochée, et, en ce nombre, il est certain qu'on le fait plus souvent féminin que masculin ; mais quand on le fera par tout maacalîn, on ne peut faillir, n

Voici diverses opinions sur cette Remarque :

pAtau : ff A bdlee reprochée. En cette phrase, il le faut faire féminin, parce que cette phrase est consacrée, et ne se peut gueres escrire qu'au stile comique. n

Ta. CoaKiiLLB : «Le genre de reproche n'est plus douteux; il est tousjours masculin, tant au singulier qu'au pluriel, et l'on dit présentement de eanglane repndm.r»

AcAsiaii rsAnçAisi : «On ne dit plus à hellee reprochée, et on fait tousjours ce nom mascidin, tant au pluriel qu'au singulier.» - Vauoilas, édit. Chassang, I, p. 97.

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