MÉCRÉANT — MÉDECINE
On peut trouver de méchanU vers, méchant», - Dbspr., Dite, tur la Sot,
On condanmoit les méchanU poètes à effacer eux-mêmes leurs écrits avec la laogne. - Ib.» ibid.
Cet entretien moral, qui sied bien dans un livre. Et fort bon à prêcher, est fort méchant à suivre.
MoHTTLEURT, Dt^c de tùi-méme , II, i ; - Cf. b., Fille capitaine, II, lo.
A propos, chante la chanson,. . .
Et là, cette chanson qu'on chante.
— Qui? moi? Pai la voix trop méchante.
Poisson, Sot vengé, se. la.
Alors Monsieur son père, homme rare, important,. . . De cinq cens mille éeus aux Facteurs fit l'avance , Entra dans le party, qui n'estoit pas méchant. Et, retirant la somme, il se disoit marchand.
Hautbroche, Bourg, de quai., II, 5.
Faut-i] faire tant de bruit pour un méchant justaucorps?
Reonâbo, La Sérénade, se. a 5.
* H. G^nin, dans son Lexique de la langue de Molière, fait remarquer que «rie sens primitif de méchant n*est point celui de malu», nequam, auquel seul il est aujourd'hui réduit, mais celui de w^ortuné, qui a contre lui la chance. . . ; méchant est le participe de mtetehoir pour meaehéant. Alain Chartier oppose meechant à heureux : «rAdonc y seras-tu plus wÊêêdiant de ce que tu cuideras y estre plus heureux. . . » Ce radical met, dit encore Génin, agit de même ici que dans metprit, metdire, m^venture, etc.
A Pexemple tiré du Curtal d'Alain Chartier, Génin aurait pu ajouter cet autre, cité par Ménage et tué de Simon Greban :
Car par troupeaux s'assemblèrent ez champs ^
Criants, ha Dieu, que ferons-nous méchant? - Epitaphe de Charlet VU,
Ce sens d'm/brfipi^ n'explique pas l'application nouvelle, faite au xvii' siècle, dès 1699, du mot méchant aux objets sans valeur : aucun dictionnaire avant celui de Gotgrave (1611) ne Fa signalé.
Voir, dans les Oputculet tur la langue françoite par divert académicimu (Paris, Clouzier, 1756, 1 vol. in-19, p. a&â), le procès-verbal d'une séance de l'Académie française où fut examinée la différence de méchant et de mauvais.
Mécréant, mécréante.
Vous avez Tâme bien mécréante. - D. Juan, III, 1.
D y a si longtemps que vous l'amusez de pareils contes, qu'il est mécréant comme tous les diables. -Do Vbbdibr, Le Flatteur, 1696; V, 9.
* Ce mot, sous la forme metcréant, se trouve dans nos plus anciens dictionnaires.
Médecine : roman de la médecine.
♦ Voir Roman de la médecine.
60 MÉDECINE — MÉLAN0G06UE
MEDECINE pcRGATivE ET coRROBORATivE, médecine quî purge et donne des forces.
Plus du 9 5', une bonne médecine purgative et corroborative.
Mal, imag., I, i.
MÉDIGAMENTER.
Lucinde! Ah! le beau nom à médicamenter. - Méd. malgré lut, II, a.
Sg Chez le barbier on les porta,
Lequel les fMdtcatnênta, - Lobit, Muzê hiiior,, 3 septembre iGai.
a 1 A Et que pluzieurs gens cbaritables Vont viziter, dimentcr, Assister, tnédicatnenter. - Id. , ibid, , 3 h septembre 1 66 1 .
Meilleur (Du) de mon cœuR.
i58& Du meilkur de mon cœur, je voudrois vous complaire.
Ec. des Fem., V, 4. D'JSneas Thôte vénérable Le pria du meilleur du cœur De voir finir le sacrifice.
SciBBON, Virg, trav., Paris, David, 1706; II, p. 998.
4c Voir t. T, p. 96a, Bon (Du) du OBur,