MÊLER (SE) DE — MÊME
MÊLER (Se) de . . .
U est dangereux dans le monde de se mêler (f avoir de l'esprit.
Escarb.y se. i.
Faut-il le demander? Et me voit-on mêler de rien dont je ne vienne à bout? - UAv.y II, 5.
DiHA5GEAlSO!l ]>*icRIRI :
Ghaciin t'en veut me$ler, et pour moy, je m^estonne De voir tant d^Escrivains et si peu de Lecteurs. ,
GoMBÂULD, Epigr,, in-ia, 1607, p. 80.
191 Bref, Mademoiselle, autrement Quoyque de bon tempérament,. . .
Se mêle aussi J'étre malade. - Lobbt, Muu hàtor., a& septembre 1661.
Gbacun u méloit d'en dire son avis. - La Rogbbf., I, p. 97.
Ne remarquez-vous pas du Phœbus dans tout ce qu*il dit, depuis qu^il m mêle d'être poète. - Baboh, RendezrvouM deê Tuil., Prol., se. 8.
Quand ils (les Rois de Thèbes, en Egypte) te tont metUz d'eaite conquerans, ils ont suipassé tous les autres.
BossuR, Eut, univ., m~ti% 1681, p. â6a ; - Cf. Id., HUt, de» Var,, ain-/i% 1688; I, p. 3o3.
Depuis qu^on m m$$U c^'écrire, je ne croy pas qu on ait rien écrit de plus téméraire que ce qu*a écrit M. Jurieu.
Ib., Avert, aux ProietL, in-A% 1689-1691; V, S 53, p. /ia8.
Le flatteur. . . ee mâê des choses les plus viles. - La Bbut., I, p. 38.
MÊME, adj. déL
395 Avoir ainsi traite
Et la même innocence et la même bonté. - Sgan., se. 16.
♦ Cost-à-dire : et Yinnocence même et la bonté même,
1/176 Seigneur, de vos soupçons Tinjuste violence
A la même vertu vient de faire une offense. - D. Gare, IV, 9.
♦ G^est-à-dire : à la vertu mime.
Car qui pourroil, estant si belle.
Peindre, fust-ce le metme Âpeiie, La moindre des grâces qui sont
En vous? ~ Rec, de rondeaux ^ iu-3a, 1639, p. ia8.
399 Sais-tu que ce vieillard fut la même vertu,
La vaillance et Thonneur de son temps? Le sais-tu? - Gobk., Cid, II, a.
Enfin ses yeux elle darda
Sur Enée, et le regarda,. . .
Et puis lui dit cet même» mots. - Scabbox, Ftr^. trav,, 1706 ; I, p. 319.
6â MÊME — MÊME (DE)
Ah I ma nièce,
H faut céder; la tante est la même jeunesse.
Th. Goki., Baron d'Albikrac, II, 9; - Cf. Id., D. Cet. d*Avaloi, 11, 1 ; - Gahnt doublé, III, a.
Les consolations ne servent de rien au même temps que les malheurs viennent.
Rac, VI, p. 309 : Ltor. oiui.
i^ Dans Texemple suivant. Racine a substitué la forme moderne à la forme ancienne :
Voyez comme il flatte TAcadémie, dans le temps même quHl persécute la Sorbonne. - Id., IV, p. 978 : Imagm.
Nemrod, homme farouche,. . . établit son Royaume à Babyione au meime lieu où la Tour avoit esté commencée. - Bossubt, Hitt. imto., in-A% 1681, p. 11.
Mâme, pour le même.
iao5 Tout autre neût pas fait même chose en ma place.
Dép. am., IV, 9.
976 Si sa bouche dit vrai, nous avons même sort. - Amph., II, 9.
Vous dites que vous voulez acquérir dequoi vivre; apprenez par mime moyen de quelle façon il le faut acquérir. - Malb., II, p. 3 s 6.
897 Je devois même peine à des crimes semblables. - Gorn., Polyeucte, III, 3.
76 Sa beauté toujours même est encore en sa fleur.
Li Fort., VII, p. i5 : L'Eun,, I, 1.
Il a eu soin de les faire imprimer en même caractère que les lettres provinciales.
Rac, IV, p. 373.
Même (Le) de. . ., le même que. . .
Oui, vous me voyez revenu de toutes mes erreurs; je ne suis plus le même <fhier soir. - D. Juan, V, 1.
Toutes ensembles, se prenant par la main , sortirent du hameau pour commencer le mesme exercice du jour précédent. - D^Uaré, L'Aêtrée, 1616; I, p. a a 9*.
Il les accabloit avec des machines qui lançoient des pierres avec la même impétuosité du canon. - M"* de Scudùit, Mathilde, 1667, p. 368.
La même année du siège de Dôle. - Rac. , V, p. 96.
MêuE (De), adv. suivi £un complément; de même que. . .
Cet endroit est de même celui du Gascon, pour le changement de langage, et le jeu de théâtre. - Fourh. de Scap,, III, 2.
Enfans , n^aycz ne paour ne doid)tc ... Si j'avois la force de metmet le c^uraige , je vous les plumcrois comme un canart.
Rabelais, Gargantua, ch. xui, bibl. cltév.^ I, p. ia6.