‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son tempsChapitre 510 sur 664 · SUCRE — SUCRÉE · texte numérisé non relu

SUCRE — SUCRÉE

Les Cartba^Dois furent batus dans la Sicile. Malgré ce mauvais tuech, ils ne cessèrent depuis de faire de mauvais desseins sur une Isle si commode à leur asseûrer TEmpire de la mer.

BossiJBT, HiiU umv,, in-A*, 1681, p. 5à; - Cf. Id., ibid., p. 68; ~ Hiti, de» Yar.y 9 in4*, 1688; I, p. 636-435; II, p. 108; etc.

Tiens, voilà cet argent; puissent en ce procès

Ces cent louis prêtés donner un bon iueeè»! - REORAaD, Fo/îîm auteur.^ III, h.

Sucre : tout miel et tout sucre , locution.

909 Hé! qu'il est doucereux! Cest tout sucre et tout miel.

Éc. des Mar., K 9.

^ CW ainsi que Tabarin , et ensuite Scarron ont dit :

Us sont bien contents d^avaler cela doux comme suere.

Tababir, Œuvr,, bibl. elzév., II, p. 689 : Renamtre.

Le Roy Latin, doux comme auere, Eut pour sa mère I\f arica.

ScABBON, Virg. trav., 1706; II, p. aoS; - Cf. Id., ihid,. H, p. 176.

Sucrée : faire la sucrée, locutwn.

971 £lle/at( la sucrée et veut passer pour prude. - L'£t., III, a.

Qui , moi? — Oui, vous. Refaites point tant la sucrée.

G. Dand.y I, 6.

Les mariées villageoises ne font point tant les farousclies ot les 9uecréee que relies des villes. - G. Boucbbt, Serées, édit. Roybet, cbez Lemorre, I, p. 908.

Mais pourquoy /Siîctet-vous ainsi de la tuerée, Quand je sçay de certaûi que le jeu vous agrée?

P.:Tbotbrbl, lieà Corrivaux, I, a (161a).

Je ne m*estonne. . . de rien, et ne^it point le euecré en ces matières.

Chapblain, Trad, de Guzm, d^Al/ar., i63o; III, p. i64.

Je me voulus émanciper et jouer des quatre doigts et du pouce; elle ne s*en défendit que foiblement , /ottonf de la enccrée et de la difficile, mais de si bonne sorte . . . que , pendant ce peu que j^eus les mains occupées à Tentour de son visage, . . . elle se servit si bien des siennes que mes poches en demeurèrent voîdea.

Id., ibid.; III, p. 3o8.

ffUne partie de ces mesmes escrivains est si eucrée jusques icy que d^avoîr refusé de rymer aeiion contre pentûm, poition, et leur suitte, à rymer encore Vdme et le blaemê contre \b flamme : ces deux refus à cause du c qui se void en action, non en penêion et pauion, et de la double mm qui se trouve enflamme, non en Vâmê ny au btûams, Veut^on rien de plus plaisant?» - M'^* os Goubhat, L'Ombre, 1627, p. 966.

Le maître avoit peine k se résoudre à manger de ces viandes. . . ; la demoiselle, faitant la tucrée, luy dit qu*eile n'avoit garde d*en manger.

D*OnviLLE, Contée, i6âà; Paris, Jouaust, 1, p. 167.

6&8 SUCRÉt; — SUPnSANCE

EUe/ffttoil liien la êueerée,

Mais enfin il la corrompit

Par un beau présent qu il luy fit.

ScAiaoi, Virg, iraw., 1706; II, p. s6s.

Aga, V0U8 êtes donc de ces saintes tucrMt-làT

GraAHO »B BiBouiG, Pédant jimé, V, 10.

Tiens, ma fiUe, reçoy ce petit diamant.

— Monsieur. . . — Pren, de par Dieu, nefaU point la lucrw.

Bois-RoBiar, Appartncêê tromp., III, 9.

Je meure, si tes yeux n^ont sur moi tant d*empire

Que. . . — J*en crois plus cncor que vous n*en sauriei dire,

Et n'en/au point ici la iucree avec vous. - Th. Goai., Ammar à la wtodê, U, 5.

Nous sommes à Madrid; ne vous y fiez pas;

II est ici. Monsieur, de terribles êueréeê, - la., D. Céêar d'AftaUê, U, 1.

Elle a beau faire la $WTé$

Et bien garder la dmagrée, . . .

Maintenant eUe traisne Taile. - Richbr« Ovide boufon, 166s, p. 186.

A ces mots, elle prend la lame

Moite encor du sang de Pyrame,

Et s'efforce de 8*en percer,

Non toutesfois sans grimasser,

Ny dire : ouf! baye! Et la iuerée

Fit longtemps cette simagrëe ,

Craignant de se faire booo. - lo., i6û/., p. 4 09.

Elle a plus d'un galant , Et quoyqu*elley<iM« la Buerée, Gela ne sera pas de durdc. - i4trs et Vaudev, de Cour, i665 ; i, p. 89.

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