‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son tempsChapitre 532 sur 664 · SUR — SURANNÉ · texte numérisé non relu

SUR — SURANNÉ

Vous n>n ouvrirez la bouche à personne do monde, êur peine de la vie. - Am. magtûf., H, 9.

1 87 Sur peine iPétre ingrate , il faut de votre part

Rcconnoltre les dons que le Ciel vous départ - Coiu., Méiiu, 1,9.

La congrégation des cardinaux de fropaganda JUle fut obligée de deflendre particulièrement aux Jésuites, êur peine ^'excommunication, de permettre des adorations d*idoles sous aucun prétexte. - Pascal, 5* Prov,, édit. Cologne, 1659, p. 5s.

Le fâcheux contre-temps I — Swr peine de la vie Gardci de vous montrer. — Je n^en ai point dVuvie.

MosTFLiuHT, Fille eefiuùme, U, 9.

Le Landgrave et les Prolestans prirent les armes ewr de vains ombrages.

BosstET, Acert. aux proteet., in-6*, 1689-1691; V, S &, p. s8^.

7^ Sur : sur la moustache.

io3o Mon cœur aura bâti sur ses attraits naissants Et cru la mitonner pour moi durant treize ans, Afin qu'un jeune fou dont elle s'amourache Me la vienne enlever jusque eur la moustache!

Ée. des Fem., IV, t.

On n'est point bien aise de voir, «tir sa mausiadiej cajoler hardiment sa femme ou sa mattresse. -SiciLy se. i3.

t N. B. L^édilion de 173& donne : nnu la mouetaehe.

Un financier viendra qui, »ur votre mouetaehe.

Enlèvera la belle. - La Fo.xt., V, p. 199 : CoiUei, III, 6.

Ce téméraire cocber nous passa bw la motutache. - Sév., Y, p. 34i.

8** Sur ou sols.

1601 Quoi! sur un beau semblant de ferveur si touchante

Cacher un cœur si double, une âme si méchante! — Tart., V, 1.

t Le savant éditeur du Molière de la Collection dee Grand» Eerieein» fait remarquer, après Auger, que toutes les éditions de Molière portent 9ur, excepté celle du s 3 inar>

Suranné, vieux, ici en parlant d* une personne,

9&1 Venez, beau directeur, surcumé damoiseau.

Ec. des Mar.y Ili, 5.

Lorsqu^il parle, il choque la mode;

H n'a que des mois iurannez. - Maytiard, Œuvr. , in-A'. 1666, p. sj3.

Si cette fille iurannée peut vi\re encore quelque temps, tu m^ntroduiras auprès d'elle aux jours que je me voudray modifier. - Soin, Poljfandre, 16A8; ]« p. 1.39.

SURCROiT — SÛRETÉ fô9

Un petit poète turanné. . .

Ose aujourd'hui bien humblement . • .

Offrir petits vers ridicules.

SciBRoif, Œuvr., Paris, David, 1700; I, p. 3hh,

Ce vieux barbon tur^anné. . .

Abbatit d*un coup de hache

Le fils atnë d'une vache. - BaéRiDr, Lucain trav,, i656, p. i6*j.

On s'imagine k tort les muses iurannéet,

Bbxsaihade, Bail. <2ft saûroNj, 9* Entrée.

Je ferai, si quelqu'un trouble notre hyménéc, Grever frère brutal et tante iurannée,

MoHTFLBDRT, Coméd.poètê, lY, 3; - Cf. 1d., tffid,, II, 1.

Une enfant de seize ansi Tu prétends la charmer. Adonis mrann^T - Rbohard, uémocr., IV, h.

URCROIT.

Il faut le surcroU d'un fauteuil. - Préc. rid,, se. 11. m Somaize traduit : trll faut encore un fauteuil, n - Gr. Diction, He$ fV., v** Encore,

Il faut donc quelque surerott de compagnie. - Ibid. , ibid.

io5& Mais c'est à votre joie un iurcroît sans ^gal,

D'en avoir pour témoins les yeux de ce rival. - D. Gare, IFI, à.

igg Lorsqu'un franc campagnard, avec longue rapière,. . . S'en est venu nous faire un mauvais compliment, Nous présentant aussi, pour 9urcrott de colère. Un grand benêt de fils, aussi sot que son père. ~ Fdch., II, 6.

Un oiseau dëploroit sa triste destinée,

Et disoit, en souflrant un $urcro(t de douleur,

Faut-il contribuer k son propre malheur! - La Fort., I, p. lA^ : fVrW., Il, f>.

IIRËTE : 1** Sécurité, garantie de sûreté.

109 Mais à Toffre des vœux d'un amant dépité

Trouvez- vous, je vous prie, entière sûreté T - Fem. sav.. I, 1.

887 Ici nouH parlerons en plus de »ùreté, - Corn., Ulu». corn,, 111, 8.

Von ne pouvoit aller nuHe part nvec tûreté.

SoRBL, Polyandre, 1668; I, p. A69.

lie banniront-ils du Parnasse, pour établir la iûreté des sols et des ridiculesT

Despr. , Difc. fur la Satire,

Ferme cotte porte , afin que nous parlions en eûreté,

Haoteroghk, Crtêp. méàêcm, 11, 3.

/iji.

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