UN
Un, quelque.
Si, dans vos actions, j'ai pu connoltre, depuis un temps, la passion que vous voulez tenir secrète. . . - Am, magnif.y I, i.
Un , UNE , pour le , la.
1/169 ^^ V^^ pensez-vous faire?. . .
Une action d'un homme à fort petit cerveau. - Dép. am. , V, 1 .
ia37 Ceux qui me connoitront n auront pas la pensée
Que ce soit un effet d'une âme intéressée. - Tort, y IV, 1.
1368 Et l'on sait ce que c'est qu'un courroux d'un amant.
Miêtmtk.j IV, 9.
318 Je suis un pauvre pâtre, et ce m'est trop de gloire Que deux Nymphes, d'un rang le plus haut du pays, Disputent à se faire un époux de mon fib. - Mélic,, I, &.
Plus, une peau d'un lézard. . . - UAv., II, i.
Voilà une belle merveille, que de faire bonne chère avec bien de Targent : c'est une chose la plus aisée du monde. - Ibid.y III, 1.
Je suis dans une confusion la plus grande du monde . . •
Bourg, gent.y III, 6.
Un , inutile.
97 Et si, par un malheur, j'en avois fait autant.
Je m'irois, de regœt, pendre tout à l'instant. — Misanth., I, i.
191 3 Pour moi, par un malheur, je m'aperçois. Madame,
Que j'ai, ne vous déplaise, un corps tout comme une âme.
Fem. sav., IV, 9.
Puisque, par un bonheur, personne n'est encore averti de la chose . . .
Mal. ùnag.y III, 19.
lâg On leur fit un présent d*ane fille inconnue.
La Font., YII, p. 30 : L'Etm., I, a.
Un, supprimé.
179 Comme à [un] de mes amis, il faut que je te chante
Certain air que j'ai fait de petite courante. - Fàch., I, 3.
|/i3o Mais pour ie Roi de Pont il faut [un] ordre nouveau. - Corn., Nicûtn,, IV, 5,
Un, uq certain.
Elle affecte une nonchalance dans son parier et dans ses actions.
Bowrg. gtni.^ III, 9.
Un (Pas), aucun.
35o Je me tromperai fort, si pas un d eux remporte.
Prme, d'El.^ Il, 1.
9 4 Heureux de ne devoir à pma mm domestique Le pbuir ou ie grë des soins qu ils se rendoienL
Li FoxT. , VI , p. 1 5o : IM. H Berne,
&58 Si j*en connoîs pa$ un, je veux être éiraqglé. - Ric, PImd,, H, 5.
Je ne sçais comment sont faites vos toiles de Pénélope, répliqua Javotte; je n« •y point veu chex paê urne lingere de Paris.
FoBEnàai, Rom, bowrg,, bibl. elaér., p. isâ; - Cf. la., ibid,, p. i33.
Un chacun.
* Voir t. I, p. 3o6, Cf-aeun (f/a).
Un peu.
* Voir ci-dessus, p. 971, Peu (U^i) : va peu lieancoup.
Un petit.
* Voir ci-déssus, p. 9G9, PlHit (Ta).
Une (En donner d').
* Voir L II, p. 109, Donner (En) d'une.
Un, un seul; n'avoir pas pour un.
On nous fait voir que Jupiter n'a pas aimé pour vne/ois.
Princ.d'ÉL, II. 1.
376 On n a pas pour un cœur soumis à son empire. - Fem. $av. ,11,3.
Je fis planter des espaliers.
Non pas pour un mais par milliers.
SciBB05, Virg, trot., 1708; !, p. 908.
i5(> \ous avez dc>s talents, nous avons des coquettes
Non pas;iottr une, Dieu merci. - La Fo^t., V, p. hho ; Coaiat, IV. 8.
Un : ET UN, et d'un.
Je ne manquerai pas (V\ aller. Et un. Je n'ai qu'à chercher Taulre.
Fawrb. de Scap. , II, 6.
UN {V) Et L'AUTRE — UNI 761
* Molière a dit de même ailleurs :
iitii Et trois.
Quand nous serons à dix, nous ferons une croix. - VbA.y I, 9.
On dit plus communément e( d'un^ ou même H d^une.
L'un et l autre , avec le singulier.
&3 L'un et F autre excès choque, et tout homme bien sage
Doit faire des habits ainsi que du langage. - Éc, des Mar. , 1 , 1 .
8do A Tenvi l'un H Vautré étalait sa manie. - Gobn., Fol,, IH, a.
À7 L'un et Vautre approcha, ne craignant nulle chose.
La Font., II, p. 190 : Fabl., VII, 16.
L'un et Vautre e$t très-éloigné de nostre doctrine.
BossDBT, Hiêt, de» Var,, a in-6% 1688; I, p. i36.
♦ cr//ttii et Vautre, On les met, dit Vau(|;da8, et avec le singulier et avec le pluriel. Tous nos bons Autheurs sont pleins d'exemples pour cela , et il est également Lien dit Vun et Vautre voue a obligé et Vun et Vautre vou» ont obligé. Avec ny cest encore de mesme, comme njf Vun ny Vautre ne vaut rien, et ny l'un ny Vautre ne valent rien.it
Th. Corneille, dans son Commentaire, ajoute : (tM. Chapelain dit que fun et Vautre est plus élégant avec le singulier. Il me semble que cela est plus dans Tusase. L*Académie française, dans ses Obterv. sur Vaugelas, autorise aussi Temploi du singulier ou du pluriel indifféremment.» - Vaugblis, édit. Chassang, I, p. 939.
Bien que Corneille ait presque toujours employé Vun et Vautre avec le verbe au sing. , M. Marty-Laveaux, dans son savant Lexique, cite deux exemples du verbe au plur. avec Tiifi et Vautre :
908 Je ne sais plus qui croire ou d^elle ou de sa plume;
L'un et l'autre en effet nW rien que de léger. - Cobn., MéHte, III, 3.
Racine met toujours le verbe au pluriel après Vun et Vautre, et au singulier après ni Vun ni Vautre.
Uni, simple.
Un bonheur tout uni nous devient ennuyeux.
Fourb, de Scap.y HT, t.
n 1 1 Monseigneur le Légat de Rome . . . Fit, jeudy, dans Fontainebleau Une viiite toute «nie.
Sans faste et sans cérémonie. ^Lobbt, Muze hietor., 5 juillet 1666.
Vous regardiez avec mépris un bonheur tout uni, et vous étiez au désespoir d^entrer de plain-pied dans un cœur. - DBvizé, Dameê vengée» , III, 6.
J*ay Tespril tout uny, rien qui sente la Cour. — Que cet esprit uny me donneroit d*amour I
Haotibochb, Bourg, de quai,, 1,3.