EMPLOI DES TEMPS
1^ Propositions coordonnées.
Verbes à des temps différents dans deux propositions coordonnées appartenant à la même phrase.
i3i7 II eneutXdi nouvelle, et. dans ce grand ennui,. . . Il écrit k Bologne. - UEt., IV, 1.
a** Propositions subordonnées.
Verbe au présent de l'indicatif y au lieu du présent du subjonctif, dans une proposition subordonnée.
Je veux que vous voyez cela. - Sicil., se. ig.
Pour comprendre ce qu'elle est, t7 me suffit que vous T aimez.
VAv., I, 2.
Je dis que vous fouillez bien partout, pour voir si je vous ai volé.
/wa.,i, 3.
Et moi, ma petite fille ma mie, je veux que vous vous mariez, s il vous plaît. - Ibîd., 1,6.
Ah! les menuets sont ma danse, et j^ veux que vous me les voyez danser. - Bourg, gent,, II, i.
Verbe au parfait de h'îidicatif, au lieti du subjonctif, dans ufie proposition subordonnée.
Je fus étonné que, deux jours après, il me montra toute Taffaire exécutée.
Pre/. de VÉc. des Fem.
Ce m'est une honte sensUfle qu'à mes yeux, et au milieu de votre Cour, U a recherché une autre que moi. - Princ. iÉL, V, a.
Verbe au futur indicatif dans une proposition subordonnée ^ au lieu du subjonctif présent ou futur.
Cest assez que vous serez assuré de ma fidélité. — Mar. forcée se. 9.
Est-il possible que toujours /atiraî du dessous avec elle, que les apparences toujours tourneront contre moi , et que je ne parviendrai point à convaincre mon effrontée? - G. Dànd., II, 8.
Il suffit que si je lui ai prêté de largent j il me le rendra bien.
Bourg, gent.f III, 3.
Est-il possible que vous serez toujours embëguinë de vos apothicaires et de vos médecins, et que vous vouliez être malade en dépit des gens et de la nature? - Mal. imag,^ III, 3.
N. B, Od remarquera, en outre, que dans les deux propositions dépendant de nt-U possible, le verbe est à un mode différent, à l'indicatif futur aans la première (vous serez) , au subjonctif présent ou futur dans la seconde {vous vouliez).
Verbe au futur passé , ou nous emploierions le parfait de Pindicatif
Lorsqu'on me trouvera morte, il n*y aura personne qui mette en doute que ce ne soit vous qui m^ aurez tuée. - G. Dand,, III, 6.
639 J'ai des raisons h faire approuver ma conduite,
Et je connoîtrai bien si vous V aurez instruite. — Fem. sav.j II, 8.
Verbe suivi de si avec deux temps différents.
57 Cest un étrange fait du soin que vous prenez A me venir toujours jeter mon âge au nez, . . «.
Comme si, condamnée à ne plus rien chérir,
La vieillesse devoit ne songer qu'à mourir.
Et d'assez de laideur nest pas accompagnée,
Sans se tenir encor malpropre et rechignée. - Ec. des Mar., I, 1 .
Verbe suivi de deux propositions à des temps différents.
283 Etpensez-yous, Seigneur, puisqu'il me faut parler. Qu'il eut en ce péril de quoi tant m'ébranler.
Que Tare et que le dard, pour moi si pleins de charmes. Ne soient entre mes mains que d'inutiles armes. . .?
Princ. ffÉl.,], 3.
Ce rCeii pas y Monseigneur, que la glorieuse approbation de Votre Altesse Sérénissime ne /tir une puissante recommandation pour toutes ces sortes d ouvrages, et qu'on ne soit persuadé des lumières de votre esprit. - Amph. : Épitre dédicatoire à M^' le Prince.
// n'est aucune terre, à me bien regarder, Qui ne doive trembler que je ne m'y répande. Point d'États qu'à l'instant je ne pusse inonder Des flots impétueux que mon pouvoir commande.
i4fii. magnif.^ i*'' intemi.