VÊTIR — VIANDES
:4c Aucun dictionnaire n'a admis ce mot avant celui de Richelet (1680). Richdet : « Veête, espèce de camisole qui est ordinairement d^étoffe de soie, qui va jusqu^i mi-cuisse avec des boutons le long du devant et une poche de chaque côté. Les tmUê étoient, il y a quelques années , plus courtes , et même elles n'avoient pas de poches, jt — Furetière , 1690 : (T Veite, espèce de justaucorps qui va jusqu^aui genoux. En France, on porte dtt Mttet légères sous les justaucorps, t)
L*inventaire dressé après la mort de Molière nous apprend que, dans le r61e d^Alceste, û portait «la veste de brocart d'or».
«Les manches des juste-au-corps sont toujours rondes, k grandes oreilles. Ceux qui ne portent point de vettet font faire un double renvers des manches.» - Mercure galant, 1689 : modes nouvelles.
VÊTIR, au figuré.
1&8 Adieu : je vais là-bas, dans ma commission, Dépouiller promptement la forme de Mercure, Pour y vêtir la figure Du valet d'Amphitryon. - Amfh.y Proi.
Vous. . . ne devez croire que les Bergers de Lienon se puissent v9Uir et devettir si promptement de leurs affections. - D*URFi, L'Attrée, 161 & ; I, p. a35*
Ce Prince. . . n^ovoif jamais vesti le hamois. - 1d., ibid.; II, p. 786.
Ceux qui du premier homme espioient le péché Sont vettui de splendeurs en quittant la matiefe.
Racik, Œwor.y bibL eliév., II, p. 176.
Les champs se veêtirùWi de roses. - Li Fort., IX, p. 393.
Viandes, vivres, aliments.
Cest un coupe-gorge qu'une table remplie de trop de mandes,
53o Que de brûler ma viande y ou saler trop mon pot.
Fem. sav.y II, 7.
Que votre lit soit une paillasse, votre habit une haire, et votre viande du pain bis.
Malh., Trad, de Sénèque.
Allez à mon cuisinier, dites-luy qu^il mette en la broche douzaine et demie de coups d'artilleries lardez avec infims tronçons de piques et hallebardes que j'ay rompues en tant d'armées que j'ay sunnontées en ce monde, et deux ou trois douzaines de mousquets et pistolets sur le gril, et vous viendrez souper avec moy. Car c'est la viande que j'ay accoustumé de manger.
Le Courtiêon par/., in-3a, 1660, p. 108 : Rodomontades espagn.
Ton corps est ma viande et ton sang mon breuvage.
RiCAii, Œuvr,, bibL elzëv., II, p. 79. - Cf. Id., ibid,, 11, p. «77, a8i.
Ce peuple arrogant et sauvage . . .
M'a pour viande offert du fiel.
Et du vinaigre pour breuvage. - Id. , ibid. , II , p. 1 83.