PHIL
par son caractère de généralité ou d’universalité bien indiqué par le mot principes.
Chaque science a d’ailleurs sa philosophie : par philosophie d’une science, on entend l'étude de ce qu’il y a de plus général dans son objet:
par exemple le physicien ne s’occupe pas de la nature de la matière, le physiologiste de la nature de la vie, ou, s'ils s’en occupent, c’està titre de philosophes. De même, ni l'un ni l’autre ne discutent leurs méthodes, les principes qu'ils posent, les procédés qu’ils emploient, ou, s'ils ie font, c’est encore à titre de philosophes et de logiciens.
Il faut reconnaître d’ailleurs que l’acception moderne du mot philosophie est un peu vague : la philosophie comprend la psychologie, la logique, la morale, l'esthétique, la métaphysique, c’est-à-dire des sciences concrètes et des sciences abstraites, des recherches expérimentales et des spéculations transcendantes. |
Philosophie première désignait pour Aristote (appelé au moyen âge le Philosophe) la métaphysique générale ou l’ontologie. Quand on dit que la philosophie était au moyen âge la servante de la théologie, on entend par là que la raison était subordonnée à la révélation.
Auguste Comte et l’école positiviste soutiennent que la philosophie ne peut être désormais que la synthèse des sciences ou l’unification du savoir humain.
APHYSE |
PHRÉNOLOGIE (opv, intelligence; Adyo, science). Science de Gall et de ses disciples, qui avaient la prétention d’assigner à chaque faculté intellectuelle et à chaque disposition ou passion son organe bien délimité dans la masse du cerveau, el marqué à l'extérieur par une proéminence du crâne.
Elle est donc aussi une craniologie.
PHYSICO-TÉLÉOLOGIQUE. La preuve physico-téléologique (on dit aussi physico-théologique) de l'existence de Dieu est celle qui se fonde surles causes finales, c’est-àdire, au fond, sur l’ordre qui règne dans le monde : elle n’aboutit donc qu'à un Dieu ordonnateur {non créateur) et suppose qu'on a préalablement démontré que le désordre apparent cache un ordre réel, car autrement elle aboutirait à deux principes en lutte, celui de l'ordre ou du bien, et celui du désordre ou du mal, c’est-à-dire à une sorte de manichéisme,
PHYSIOGNOMIE ({ebo::, nalure ; youov, signe indicateur). Science de l’expression par la physionomie. Art de connaître les hommes.
Lavater a popularisé ce mot.
La physiognomieest plutôt l'étude de la correspondance des faits inlérieurs avec les traits du visage ou les formes plus ou moins permanentes; la mimique, l'étude de la physionomie en action, c'est-à-
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