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ACTU

mais il se peut que l'inertie ellemême soit une aclivitéimmanente.

Aristote distinguait un entendement passif qui ne fait que refléter l’extérieur et un entendement actif ou créateur qui transforme les données de sens en idées générales et en connaissances universelles.

C'est Leibniz qui a le mieux mis en évidence l'importance de la notion d'activité : sa monade est une activité essentielle, une énergie ou une appétition, en un mot une force; mais c’est une activité immanente qui n’a aucune action sur le dehors et même sur le corps propre. Biran attribue à l’âme une causalité effective, une activilé transitive qui se révèle dans l'effort musculaire, Activité, qui était synonyme de force, devient synonyme d'effort el de volonté.

ACTUEL. Actuel se dit de ce qui est en acte, par opposition à ce qui est potentiel ou en puissance:

la statue actuellen’était que potentielle ou en puissance dans le bloc de marbre.

Actuel, dans un sens un peu différent, s'oppose à habituel : actuel dit plus que réel el moins qu’habituel, puisque l’actuel est le réel lui-même en tant que manifeslé et présent à l'esprit, et que l’habituel c'est l’actuel en tant que durable, permanent, d’un mot, tourné en habitude.

On sait que, dans le langage

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ADAP

ordinaire, actuel signifie simplement ce qui est présent, sens qui se rattache aisément au précédent et en dérive, car rien n’est présent pour nous que ce qui nous est révélé par un acte ou par un fait.

ACTUER. Traduction littérale et rarement usitée du lerme scolastique actuare qui signifie : faire passer à l’acte, donner la forme à la matière. Actuation signifie done passage de la puissance à l’acte et un philosophe scolastique dirait que la forme aclue la matière.

ADAPTATION. Se dit de la propriété que possède l’œil d'apercevoir les objets situés aux distances les plus variables, depuis la distance moyenne de 8 ou 10 centimètres jusqu'aux limites extrêmes de l'horizon. Celte'adaptation résulte de l’accommodation de l'organe visuel, c’est-à-dire de la facilité qu’a notre œil, véritable chambre obscure, de déplacer l'écran rétinien et de modifier l'appareil réfringent.

D’une manière plus générale, on entend par loi d'adaptation la loi en vertu delaquelleles organismes se mettent peu à peu en harmonie avec le milieu et, selon la théorie transformiste, peuvent même, grâce à ces modifications successives et incessantes, changer de nature par une sorte de lente métamorphose.

ÆSTI

ADÉQUAT (adæquare, égaler).

Une idée est adéquate à son objet quand elle correspond complètement à sa nature et à toules ses propriétés. Ce mot est surtout employé par Spinoza : transformer nos idées inadéquates (ce sont nos passions, selon Spinoza) en idées adéquates, c’est tout l’objet de notre développement intellectuel et de notre perfectionnement moral.

L'idée adéquate s'oppose chez :

Spinoza à l’idée confuse et enveloppe la certitude de son objet. ou, comme il dit encore, de son idéat.

Nos idées adéquates sont éternelles : par elles, selon l’auteur de l'Éthique, nous devenons immortels ou plutôt élernels comme leurs objets.

Les scolastiques définissaient quelquefois la certitude : l’adéquation de l’objet et de l'intelligence.

ADMIRATION (admirari, s'élonner). Outre le sens ordinaire de ce mot, on lui donne en philosophie ou du moins Descartes lui donnait un sens plus précis. Il désignait la passion fondamentale dont ïl prétendait que toutes les autres dérivent et qu'il définissait ainsi :

« L’admiration est une subite surprise de l’âme qui fait qu’elle se porte à considérer avec attention les objets qui lui semblent rares et extraordinaires. »

ÆSTHÉSIE (xichdvwa, je sens).

AFFÉ

Ce mot est quelquefois employé par les physiologistes comme synonyme de sensibilité.

AFFECTION (afficere, agir sur).

Les psychologues emploient ce mot pour désigner les impressions subies par nos sens. [l est donc à peu prèssynonyme de modification.

Les Écossais désignent aussi par le mot affections les sentiments divers dont nous sommes affectés en présence de nos semblables; « la langue francaise, dit A. Garnier (leur disciple), distingue quatre classes d’affections : celles du corps, celles de l’amour-propre, celles de l'esprit et celles du cœur. »

Le mot affection devient à peu près synonyme d'inclination. Le verbe affecter revêt naturellement les mêmes significations.

AFFÉRENT (ufferre, apporter, porter vers). Les nerfs afférents, en opposition avec les nerfs efférents, sont ceux qui apportent les impressions de la périphérie au centre, c'est-à-dire à la moelle épinière ou au cerveau. Ce sont les nerfs de la sensibilité en opposilion avez les nerfs de la motricité.

Par extension, on dit : des impressions afférentes. On discute, par exemple, cette question : Les sensations musculaires sont-elles efférentes ou afférentes, c’est-à-dire produites par un courant nerveux d’origine périphérique ou d’origine centrale ? (V. Actions réflexes.)

AGNO

AFFIRMATION. Acte de l'esprit qui unit deux idées par un jugement. La négation est encore une sorte d'affirmation, car nier qu'une chose soit, c'est affirmer qu’elle n’est pas. La négation d’une négation équivaut à une affirmation.

A FORTIORI. Cette locution signifie à plus forte raison. C'est donc une conclusion du plus ou moins que l’on indique par l'expression à fortiori. On dira par exemple : Si je dois aimer ceux qui me haïssent, à plus forte raison (ou à fortiori) dois-je aimer ceux qui me veulent du bien.

AGENT (agens, qui agit). Celui qui produit un acte est appelé agentetce terme s'emploie surtout dans cette locution, l'agent moral, c'est-à-dire l’homme responsable de ses actions. Il s'emploie encore dans cette locution péripatéticienne, l’intellect agent, qui désigne lintelligence active, c’est-à-dire lintelligence en tant qu’elle organise les matériaux fournis par l’intellect palient ou l'expérience.

Les scolastiques distinguaient l’agent univoque, équivoque ou analogue selon qu’il produit un effet de même nature que lui (le père par rapport à son fils), ou de nature différente (l'artiste par rapport à son œuvre), ou de nature analogue (Dieu par rapport à l’homme).

AGNOSTICISME (a priv.; nos-

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