IMMA
accorde à l’âme une aclivité immanente, mais lui refuse toule causalité transilive.
Quand immanent s'oppose à transcendantal, il prend un sens uu peu différent : selon Kant, on fait un usage immanent de la raison lorsqu’ons'en sert uniquement pour coordonner entre elles les données de l’expérience; on en fait, au contraire, un usage transcendantal et illégitime quand on prétend s'élever par elle au-dessus de l'expérience et atteindre létre en soi.
On désigne quelquefois sous le nom de système de l’immanence le panthéisme spinozisite qui fait de Dieu la cause immanente du monde.
IMMATÉRIALISME. C'est le nom que Berkeley donnait à son idéalisme qui supprime toute existence matérielle et ne laisse subsister que des esprits auxquels Dieu communique directement les idées qu’ils se font de la matière (V. Idéalisme).
IMMATÉRIALITÉ. Ce mot s'emploie surtout dans l'expression immatérialité de l’âme et signifie spiritualité. Toutefois il ne désigne que les attributs négatifs de la spiritualité, c'est-à-dire l'unité, la simplicité, l’absence de toute étendue locale. Spiritualité dit davantage et désigne l’activité pensante et ses lois innées.
IMMO
IMMÉDIAT (in négatif et medius, moyen). La connaissance immédiate ou sans intermédiaire est la connaissance de l’objet en lui-même sans qu’il soit besoin de faire intervenir d’autres objets ou d’autres connaissances.
La connaissance immédiate est donc intuitive ou directe et la connaissance médiate discursive ou indirecte.
Le mot immédiation s'emploie quelquefois pour caractériser l’union intime de la pensée et de son objet dans cerlaines connaissances immédiates : immédiation de l’être et du paraître dans le fait primitif de l'effort.
IMMENSITÉ (in négatif; mensura, mesure). Ce qui échappe à toute mesure : l’immensité ne peut donc être une étendue, une grandeur, et les métaphysiciens en font un attribut de Dieu agissant sur tous les points de l’espace, « par l'extension de sa puissance, non par l'expansion de sa subslance », dit saint Thomas.
IMMORTALITÉ. L'immortalité de l’âme n’est pas seulement la survivance de l’âme à la dissolu- Uon du corps, c’est une vie sans fin succédant à la vie présente.
L'immortalité diffère de l’éternité en ce que celle-ci n’a pas de commencement, tandis que l’âme ou du moins le composé humain a commencé.
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IMPÉ
Spinoza a dit : « Nous sentons, nous éprouvons que nous sommes éternels », et cette phrase indique qu'immortel et éternel peuvent, dans beaucoup de cas, se ramener à intemporel, qui existe hors du temps.
Les preuves les plus célèbres de l'immortalité de l’âme sont celles du Phédon de Platon. Spinoza, dans la Ve partie de l’Éthique, est le théoricien le plus profond de l'immortalité.
IMMUTABILITÉ (in négatif; mutare, changer). Attribut de l’être qui ne change pas, parce qu’il est éternel et parfait et que l'éternité exclut la distinction de l’avant et de l'après, comme la perfection exclut la possibilité de changer en mieux ou en mal.
IMPÉNÉTRABILITÉ. Qualité première des corps, selon Locke, en vertu de laquelle chacun occupe une portion d'espace qu'aucun autre ne peut occuper simultanément.