NET
NEQ
Nexuojiavxeta, NexuôfJLavxtç. —
Voy. Nexpouavri;.
NeoSa{i(i)Beiç. — Nom donné •aux Hiloles atîrancliis par IKlal. Ils avaient les droits civils, mais non les droits politiques. On leur assignait leur résidence. Ils servaient comme hoplites dans l'armée.
Néoi. — Collèges de jeunes gens qui se constituaient à la sortie de léphébie; les véot, qui avaient quelquefois leurs assemblées (ùr^fxo^), leur sénat (fouXiq), et qui avaient une importance religieuse et politique, étaient le plus souvent en relations intimes avec les éphèbes. Us sont surtout connus par des inscriptions d'Asie Mineure qui montrent que leurs constitutions pouvaient beaucoup varier.
Neoxôpoç. — Voy. Nswxdpoç.
NeupTj. — Corde de l'arc, faite d'un nerf de bœuf, d'une lanière de cuir, ou de crins de cheval. La corde était fixée à l'une des cornes de l'arc, mais à l'autre corne elle s'accrochait, lorsqu'on voulait se servir de l'arme, par un nœud ou une boucle (Voy. Td;Gv).
En général, corde d'un instrument quelconque.
NeOpov. — Ce mot, qui signifie fibre, est d'ordinaire synonyme de veup'/j et désigne une corde pour un instrument de musique ou encore une corde darc.
En général, c'est une corde quelconque et un objet fait en cordes, en nerfs ou tendons d'animaux.
NeupocT7cà(TTTjç. — Celui qui fait mouvoir des marionnettes au moyen de fils. Il y avait de petits théâtres pour ces exhibitions; les représentations se donnaient soit en plein vent, soit chez des particuliers.
NeupôoricaCTTOV. — Les vsupôffTraffxa sont exactement des marionnettes mises en mouvement et en action au moyen de fils manœuvres par le veupocrTràaTYiÇ.
Il faut les distinguer des simples poupées articulées et des automates, ces derniers étant des machines compliquées. Les neuropasta sont d'origine très ancienne,
et sans doute les premières marionnettes furent de simples pantins ou jouets d'enfants. On arriva à établir de véritables scènes, de petits théâtres dont les acteurs étaient des poupées de ce genre, et qui devaient être disposés à peu près comme le théâtre de Guignol.
Ne(t>xopia, Ne(t>x6poç. — D'après l'étymologie du mot, le néocore serait simplement le balayeur du temple, par conséquent un humble serviteur. Mais le mot ne tarda pas à s'appliquer à un fonctionnaire plus élevé, à un administrateur, un intendant du temple ; c'était, par e.xemple, le cas à Délos, au v siècle.
La néocorie prit aussi un sens plus large et désigna, non pas une lonclion déterminée, mais la piété môme qui faisait rendre un culte à un dieu. C'est pour cela que nombre de villes prirent le nom de néocores de telle ou telle divinité et, à l'époque impériale, de néocores des empereurs. Pour prendre avec quelque droit ce titre, les villes devaient se distinguer par leur zèle ou par quelque fondation de temple ou de jeux publics. On était plusieurs fois néocore quand on avait élevé plusieurs temples consacrés à des empereurs.
On trouve les formes ^^y.xozo;^ vaoxdpo;, veoxopoç, v^oxopoç, vÊtoxdpo;, vaxopetdç et aussi ^axdpoç.
Ne(i>Xxia. — Opération qui consistait à tirer les navires sur le rivage à l'aide de cabestans. Quelquefois on les plaçait sous des abris appelés vetoaoïxoi. A Athènes, on exerçait les éphèbes à la vecoXxia.
Nea>Xxiov. — Lieu où l'on tirait les vaisseaux pour les mettre à l'abri dans l'intervalle de deux traversées.
Nea>piOV. — Tout grand port avait un arsenal où on construisait les vaisseaux, où on les réparait, où on les remisait dans des cales sèches (vauTT'/^YioVjVecocrotxo;), où l'on conservait tout ce qui était nécessaire à l'armement. Le Pirée, Zéa et Munychie, ports d'Athènes, avaient des vewpiaqui subirent de nombreuses trans-
MK
formations, mais furent toujours très importants. Au iV siècle, ils pouvaient contenir 372 vaisseaux. Avec des magasins, ils étaient constitués par dos cales abritées, ouvertes sur le rivage, auxquelles aboutissaient des rampes maçonnées; les cales étaient, du côté de la mer, décorées de colonnes.
Par extension, vstôpiov est devenu synonyme de Xijr/jV. Les arsenaux étaient surveillés par des épimélètes au nombre de dix (un par tribu , et annuels. Ceux-ci étaient chargés de vérifier le bon état des provisions de toute sorte, den dresser l'inventaire, de livrer les bâtiments aux triérarques, etc. Ils avaient aussi des attributions juridiques.
Newç. - Temple (Voy. Nadç).
Nea>aoixo<;. — Abri destiné à recevoir les vaisseaux que l'on voulait remiser. Ces cales sèches étaient placées à l'intérieur des arsenaux ou vecopta. Mais le mol, par extension, est aussi employé dans le même sens que vsiopiov. Le vetoTOixo; était composé d'un ensemble de rampes inclinées à moitié taillées dans le roc et complétées par de la maçonnerie, et aboutissant à une cale couverte.
NTiYÔtXta. — Libations d'où le vin était exclu, comme n'agréant pas à certaines divinités, par exemple aux divinités infernales. On le remplaçait par le |/£ÀixpaTOv (eau et miel) et le lait.
Nîjjxa. — Fil tel qu'il est étiré et tordu par le fuseau au sortir de la quenouille. Ce n'est que par extension que le mot a pris le sens de trame et de tissu.
NrioitôXoç. — Fonctionnaire ou serviteur attaché à un temple ; prêtre ou prêtresse.
Nrjitevôïjç. — Plante merveilleuse qui passait, aux temps homériques, pour calmer les maux. Elle semble d'origine égyptienne.
NtHTjTYjpta. — Prix donnés aux athlètes victorieux et, en général, aux vainqueurs dans tous les jeux publics. A l'époque homérique ils consistaient en belles esclaves, en chevaux, taureaux,
armes, vases précieux, or, fer, etc. A l'époque classique les récompenses étaient plus variées encore; on distinguait les àvtovs; Osa^tTixoi', où les vainqueurs recevaient des prix en nature, et les (7T£c;<avTTai,xlont les récompenses, représentées par des couronnes, étaient purement honorifiques. Dans le premier cas on distribuait de l'argent, de Ihuile (par exemple aux Panalhénées , des vêtements, etc. Les couronnes étaient de chêne, de pin, de laurier, de myrte, etc. i Voy. ^Hzi'^y.'jo; . On y ajoutait parfois des palmes. En dehors de ces prix, les athlètes vainqueurs recevaient souvent, de leur ville, des honneurs spéciaux et jnsf^u'à des statues que Ion élevait dans les enceintes sacrées des grands sanctuaires, particulièrement, à l'occasion des victoires olympiques, dans rAllisd'Olympie.
NtTpOV. — Nilre, nom donné à un certain nombre de substances que l'on a identifiées avec le salpêtre, la potasse, la soude. On obtenait ces sels, comme le sel marin, par levaporation. Les anciens en faisaient un grand usage pour la fabrication du verre, pour blanchir les laines, pour teindre les étolfes, etc. Ils trouvaient leur emploi en pharmacie et en cuisine. Les Égyptiens en faisaient une grande consommation pour la préparation des momies.
N66oç. — Enfant illégitime, c'est-àdire né hors du mariage. Il est exclu du culte de la famille et, par conséquent, de la famille même; il n'a aucun droit de parenté ni d'hérédité, et c'est ce qui le dislingue du 7:a"îç -(^ficioç ou légitime. Le père pouvait cependant laisser à son enfant naturel un legs très peu important, sans doute à titre alimentaire; la somme ne dépassait pas 1.000 drachmes, peut être même bOO. De son coté, le vôOo; doit respect et jusqu'à un certain point obéissance à ses parents ; mais son père na pas de pouvoir légal sur lui et à Tautorilé paternelle est substituée celle d un tuteur ou ÈTri'rporro:.
NOM
NOM
NOM
2Tr>
11 est probable, sans être certain, que le vôOo? né de père citoyen pouvait être citoyen; c'était probablement le cas à Athènes. Quant îi la queslion de légitimation, elle reste douteuse, mais il y a de fortes raisons pour croire que cette légitimation était sinon impossible, du moins de procédure rare et difficile.
NojiàpxiQÇ, N6|jLapxoç. — ^^o»verneur d'un uomo ou province ég:yplienne. Le nomarque était soit un prince héréditaire, soit un simple fonctionnaire, suivant les époques; il était chargé de l'administration de la province, du commandement des troupes. A co'é de lui, le grand prêtre du temple principal était le chef religieux de la province.
NojJieùç. — Voy. 'i^'(y.o{h.7., N6[Xt<T|JLa. — Nom générique pour désigner la monnaie courante, ou plus précisément la monnaie légale; on disait aussi àoyopiov et /yf^\x'XTX ; les Doriens même employaient le mot vouaao;, dont les Latins ont fait nummus. L'usage de la monnaie naquit en Grèce lorsque les relations de commerce rendirent l'échange en nature impossible. Mais cette monnaie primitive n'était qu'un métal que l'on pesait. L'argent monnayé est d'usage plus récent; les Grecs en attribuaient l'invention aux Éginètes, au vu»
siècle avant J.-C., ou pour mieux dire à Phidon, roi d'Argos. Les premières monnaies d'argent semblent en elTet remonter à cette origine. Les Grecs eurent des monnaies de cuivre, dor cl d'argent.
L'étalon de leur monnaie fut la drachme
d'argent.
Voici le tableau de ses multiples et sous-mu:ii,)!es dans le système attique.
1 Aca/jj.7j = 6 'OSoXoi.
1 Mva = 100 Apa/y.ai.
1 TàXavT0v=60MvaT.
Il y avait aussi des monnaies de 2 drachmes ou ciùz-JL/u.y.{, appelées également CTaTTjiSç, et de 4 drachmes ou TSTçàop-jc/iA, et le /aXxou,-, ou huitième partie d'une obole.
Dans ce système, la drachme équivalait
à peu près à 72 centimes de notre monnaie.
Ce n'est guère qu'à partir de Philippe et d'Alexandre de Macédoine que la monnaie d'or se répandit. Le titre des monnaies, aussi bien d'argent que d'or, était assez pur. Outre ces métaux, les Grecs d'Asie Mineure employaient un alliage d'or et d'argent, ayant l'aspect d'or pâle, que l'on a l'habitude d'appeler eleclrum ; il y entrait jusqu'à 30 p. 100 d'argent. Ge n'est qu'à titre tout à fait exceptionnel qu'il y eut des monnaies de plomb et de fer.
Les Grecs avaient deux procédés pour fabriquer la monnaie; ils coulaient le métal en fusion dans des moules, ou frappaient au marteau des tlans chauffés au rouge. On a retrouvé un certain nombre de moules et de coins. Les coins grecs, en métal doux, s'usaient très vite, et c'est ce qui explique en partie les variantes d'un grand nombre de types monétaires. Les images étaient d'ordinaire en relief, mais certaines monnaies, dites incHses, avaient d'un côté un relief, de l'autre un creux. On connaît des monnaies à bord dentelé, et des monnaies fourrées, c'est-à-dire ayant une âme de fer, de cuivre et même de plomb recouverte d'une chape d'argent ou d'or.
Le droit de battre monnaie était un apanage de la souveraineté ; chez les Grecs, cette règle n'a pas souffert d'exception; les États démocratiques l'affirmaient en mettant leur nom sur les monnaies avec limage de quelque divinité, les rois leur propre effigie.
La fabrication de la monnaie était soumise naturellement à un contrôle; on trouve sur des télradrachmes attiques, aprrs 220, trois noms propres, mais il est impossible de fixer exactement le titre des fonctionnaires qu'ils représentent et qui devaient avoir la surveillance de l'atelier monétaire ou àpyjpoxorstov, en même temps que la responsabilité des émissions. Pour d'autres villes on est parfois mieux renseigné, et l'on sait que les charges
monétaires inconibaient aux principaux magistrats, prylanesouéponymes divers.
NojJLOYpà^oç. —Magistrats que l'on trouve chez divers peuples, à l'âge classique, chez les Étoliens, à Ilermione, à Sparte, à Tégée, etc. Ils étaient sans doute nommés accidentellement lorsqu'il s'agissait de préparer des lois nouvelles ou de réformer des lois anciennes. Le nombre, naturellement, pouvait être variable, ainsi que la durée de leurs fonctions et le mode de leur nomination.
NoptoôéxTjç. — Membre de la grande commission chargée de réviser les lois.
Lorsqu'un citoyen proposait une loi nouvelle ou une modification à une ancienne loi, l'Assemblée décidait s'il y avait lieu de prendre sa demande en considération.
Dans ce cas, on choisissait, parmi les Héliastes, une commission de 500 à 1.000 membres, présidée par les proèdres et un épislate; les nomothèles examinaient le projet de loi, l'approuvaient ou le rejetaient, et décidaient en dernier ressort.
De plus, tous les ans les Thesmothètes devaient examiner l'ensemble des lois pour voir s'il n'y en avait pas de tombées en désuétude, ou qui se contredissent. S'ils en trouvaient, ils demandaient à l'sxxXYj<7ia de nommer des nomothèles pour abroger les lois inutiles.
N6|J10Ç. — 1" Loi. A l'époque prinTitive, la loi était la volonté du chef. Cependant il s'établit bientôt une sorte de droit coutumier non écrit. Kniin, à partir de Solon, le peuple fit lui-même les lois.
Tout projet de loi devait être d'abord soumis au Sénat, à Athènes; quand le Sénat l'avait appiouvé, l'Assemblée du peuple nommait des Nomothèles qui décidaient en dernier ressort. Quand la loi était approuvée, elle était gravée sur des tables de marbre et conservée dans les archives.
11 faut distinguer les voaoi liz àvosi', lois concernant un citoven déterminé, comme l'ostracisme. (>es lois étaient votées par des as^emblées spécialement convoquées à cet eiïet, et la présence de
(>.(J<JO citoyens au moins était nécessaire.
Les Grecs attachaient la plus grande importance aux lois qu'ils appelaient non écrites, aypa'^oi vdy.oi, qui constituaient un véritable droit naturel, d'origine divine, et qu'il ne fallait à aucun prix violer, même si elles étaient en contradiction avec les lois écrites.
Il faut distinguer avec soin les lois, vôaoi, des •♦/Y,'.:,t'jy.aTa, ou d(^crets de l'AssembU'e et du Sénat, et qui ne doivent jamais élie portés, pour rire valables, qu'en conformité avec les lois.
2° Nome. Province égyptienne gouvernée par un nomarque et un grand prêtre. Le nombre de ces provinces a varié de 3à à 54.
3» Composition musicale, mélodie que l'on chaulait en s'accompagnant de la cithare ou de la llùte.
No[XOcpuXaÇ. — Magistrats athéniens chargés de veiller à ce qu'on ne proposât aucune loi nuisible à l'Etat, et qui devaient poursuivre ceux qui en auraient présenté. Ils devaient aussi conserver les lois et décrets du peuple. Ces noniophylaques s'appelèrent d'abord les Onze,
ot svosxa.
Il y avait aussi des nomophylaques à Sparte; mais on ne sait pas exactement sur quoi s'exerçait leur contrôle.
N6(TT0Ç. — Retour. On donnait le titre de Xottoc à des poèmes épiques qui racontaient les aventures des héros grecs après la prise de Troie, quand ils revinrent dans leur patrie. L'Odyssée est le plus célèbre de ces poèmes. Il ne nous reste rien des autres, que l'analyse et des fragments conservés par le patriarche Pholios.
Nou[JLT]vta, — Nom donné au premier jour du mois athénien, ce mois commençant avec la lune.
NoG[JL[XOÇ. — Ce mot désigne : 1*^ la monnaie étalon d'argent en usage dans les colonies doriennes de la Sicile et de la Grande Grèce, et qui se rapprochait du didrachme corinthien.
2*^ Le denier, le nummus, dont les Ko-
NVM
:n'qt
mains emprunlcrenl le nom justement aux Grecs de l'Italie méridionale.
Nup-cpay^yôç. — Celui qui était chargé de mener la jeune épousée à son mari pendant la TrojxTTYj ; il montait sur le même char quelle (Voy. F-iao;).
NujxcpatOV. — En principe le mot désigne une grotte ou un sanctuaire consacré au culte dune source ou d'une nymphe. Mais, à lépoque hellénistique, on se mit à construire de faux v-jac^ar/, avec une intention purement décorative, dans les jardins, à proximité des palais. C'était un lieu de repos où l'on trouvait de la fraîcheur; les architectes leur faisaient affecter la forme de grottes à stalactites, ornées en avant de portiques.
Les nymphées eurent une grande fortune à l'époque romaine et chez les Romains.
NujxcpeuTTjç. — Voy. NujxcpaYOYOç.
NujJLcpeuTpta. — Femme qui accompagnait la jeune épousée chez son mari pendant la TroaTrv). Gétail d'ordinaire une femme âgée choisie parmi les parentes.
A Sparte, où il n'y avait pas de TToy-TT'/j. elle préparait la lîancée à recevoir son époux dans la chambre nuptiale, et le lui conduisait ensuite.
Nu[icprj. — Jeune fdle, jeune femme, et plus particulièrement :
1» Poupée. Syn. de Kop'/j.
2« Le mot vui^-'^-r^ désigne une femme voilée, et par suite tout spécialement la jeune épousée qui, vêtue de blanc, portant une couronne et le visage couvert d'iin voile, était amenée de la maison de son père à celle de son mari (Voy.
NùÇ. — Les Grecs divisaient la nuit en plusieurs parties : le crépuscule, to XuxocpoK, TO Xuxauyé;, à[xcpiXux7j vu; ; le commencement de la nuit, rpcoTrj vu;, appelé aussi le premier sommeil, Trpwxo; {iîTvoç, ou la première garde, rptoT/j cùuXaxY, ; le milieu de la nuit, [kicr^ ou j/£(ToiiTa vu;, {jLSTOvuxTiov ; la fin de la nuit, xpiTYj [xotccf..
NùÇ Vjjxépa. — Voy. 'Ocxpax^vox.
Ni)<T<Ta. — Borne située à l'extrémité du stade ou de Ihippodrome, et qu'il fallait contourner dans les épreuves de la course (Voy. KaaTrTTjp).
NuxÔTjjxepov. — Espace de vingtquatre heures comprenant un jour et une nuit; c'est une division' théorique du temps, qui constitue le jour civil.
N(t)YàXeu{Jia, NwyaXov. — Voy.
Tp-/YT,aa.
NcDTOÇ. — Au pluriel, ot vcotoi désigne les moyeux des roues d'un char, et par suite le char lui-tiiême.
Sàvtov. — Voy. Kt£i';. Ee mol s'applique, comme le mot xxst';, à linstrumenldes cardeurs.
SàvTTiç, SàvTpta. — Cardeur, cardeuse : les ouvriers étaient chargés d'ouvrir la laine au moyen d'instruments de fer appelés peignes (;aviov, xtei'ç).
Setvoç. — Voy. Zsvo;.
SevaYta. — 1" Fonctions du chef (|ui commande à une troupe de mercenaires,
ou ;£vaYo; ;
2.» Troupe de soldats mercenaires. Suivant les États, cette troupe était diversement composée et le nombre des hommes en variait.
Sevayoç, SevaywYÔç. — 1« Envoyé chargé par Sparte d'aller chercher dans les villes alliées les contingents quelles doivent fournir;
2° Commandant d'une ZsvxYi'y. (Voy.
ce mol).
SevTjXaata. — Bannissement des étrangers. A Sparte, d'après les lois de Lycurgue, aucun étranger ne pouvait résider sans une permission spéciale ; ceux mêmes qui l'avaient obtenue pouvaient être chassés par les magistrats pour inconduite, mauvais exemp'e. Celte loi tomba peu à peu en désuétude.
Sevta. — Traité d'hospitalité (Voy.
ZÉVOÇ).
SévtOV, Sévta [xk]. — l» Présents d'hospitalité, et, en général, tout ce que l'on offre à un étranger, à un hôte, pour lui témoigner ses soins et sa bienveillance, cadeaux, repas, etc. Ces mots concernent l'hospitalité publique aussi bien que privée;
2« Salles réservées aux hôtes, aux étrangers, dans les palais et les maisons riches des Grecs. Elles étaient séparées et indé-
pendantes, afin que les hôtes y pussent jouir de leur liberté, sans incommoder du rcïle ceux qui les recevaient.
Sevtaç YP^'^^' ~ ^^*^^'^" intentée contre celui «[ui a usurpé le lilre de citoyen en se faisant inscrire sans y avoir droit sur le registre d'un dême. L'affaire était portée devant lesThesmothètes,et le condamné vendu comme esclave au bénéfice de la cité. Le fait seul de demander illégalement son inscription sur les registres du dême pouvait entraîner une Yp3r.'f/i
Hevi'aç
SevoSoKeîov , SevoSoxetov. —
Hôtellerie, auberge élol.lie sur les roules ou même dans les villes; elle recevait surtout des marchands, des voyageurs pauvres, ceux qui n'avaient pas d'hôtes dans le pays.
SevoXÔYOÇ. — Recruteur de mercenaires.
Sévoç. — Ce mot, qui désignait primitivement l'étranger, l'ennemi, a pris le sens d'hôte, c'est-à-dire d'étranger reçu chez un citoyen d'une ville grecque. Les liens de l'hospitalité étaient très forts ; celui qui recevait un hôte lui devait aide et protection, il le logeait, le nourrissait etéchangeailavecluides présents (;£vix). Les dieux, et en particulier Zeus Xénios, veillaient à l'observation des lois de l'hospitalité. Les relations d'hospitalité une fois nouées se continuaient de génération en génération, ma's on pouvait les briser par une cérémonie solennelle.
A côté de l'hospitalité privée, il y avait l'hospitalité publique, qui était, dans certains cas, réglée par une convention entre deux États. Les villes offraient l'hospitalité aux exilés, aux étrangers voyageurs, en tous temps ou à l'occasion des céré-
ZM>
monies religieuses. Un grand nombre de villes avaient un hôtel des étrangers, ou ;£Vo')V, et Toirraienl aux colons qui visitaient la métropole ou aux citoyens de la métropole visitant une colonie, etc. Lorsqu'il s'agissait de recevoir des ambassadeurs ou des llicores, par exemple, l hospitalilé devenait une liturgie. La Proxcnie liturgique est toute difiérenle de la Proxénie proprement dite, instilulion permanente très particulière '^Voy. lïpo- ;£vt'a); il en est de même de la OeM^o- 8oxt'a, qui concernait particulièrement les ambassades religieuses. Les traités conclus entre des villes pour assurer des avantages d'hospitalité h leurs citoyens s'appelaient ;£vt'a'.. Les hôtes, soit privés, soit publics, échangeaient des lua^oXa d'hospitalité, dont quelques-uns ont été retrouvés.
SevôcTTacTtç. — Hôtellerie (Voy.
Sevu)V. — 1" Appartement réservé, souvent en dehors de la demeure principale, où on logeait les hôtes ;
2o Local qui existait dans beaucoup de villes grecques pour recevoir les étrangers de passage, surtout ceux qui n'avaient pas d'hôte privé dans la ville.
3é<TTT]ç. — Setier. C'est un mot tiré du latin sextarius, ainsi nommé parce que c'était 1/6 du congius. Le çÉ'jTYjÇ valait 12 xûaOot, ou environ 1/2 litre; on s'en servait pour les matières sèches et les légumes.
ETjpaXotcpetv, — Se disait d'onctions d'huile pure, sans addition d'eau, avant les exercices de la palestre (Voy. 'AI&îtï- T-r,ç).
STJpOTtUptTTJÇ, STJpOTTUpÔÇ apXOÇ.
— Pain dont la pâle est faite avec du son et non de la farine. 11 était naturellement de basse qualité (Cf. AùiOTTupoç àpioç).
3t(pt5tov. — Petite épée ( Voy. Eù^oq) .
Stcpt<T[JLa, St9i(T[Jt,6ç. — Sorte de danse du genre ÈfjLjjLsXsia (Voy. ce mot). D'après le nom, c'était une sorte de danse des épées, plus généralement une danse guerrière.