‹ Lexique des antiquités grecques [microform];Chapitre 140 sur 184 · TE · texte numérisé non relu

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creuser la tombe qui devait contenir soit le cercueil, soit l'urne funéraire.

Tacpfj. — 1" Ensevelissement, et lieu de cet ensevelissement (Voy. Tàcpo;).

2» Frais d'enterrement.

Tàcpoç. -- I^cs Grecs, aux diverses époques de leur histoire, ont tour à tour incinéré les morts avant de les enterrer, ou les ont enterrés sans les brûler. Quelquefois les corps étaient brûlés dans les fosses mêmes. D'autres fois, les cendres, enfermées dans une urne, et les cadavres, enfermés ou non dans un cercueil, étaient déposés dans un tombeau. Ce tombeau était, ou bien une fosse creusée dans la terre et maçonnée, ou bien une fosse taillée dans le roc, ou bien une

chambre funéraire construite

en sous-sol ou

au-dessus du sol,

où l'on creusait

une fosse, ou bien

où l'on déposait

un sarcophage.

Les fosses et les sarcophages

étaient orientés

quelquefois, mais

pas toujours. Les

formes et la

structure en variaient naturellement selon les pays. L'urne funéraire ou le cadavre y étaient placés et murés, selon les époques et selon les pays, conformément à certains rites. Avec les restes calcinés du corps, ou avec le cadavre enveloppé de linceuls ou vêtu comme du vivant du personnage, et souvent orné de masques ^ précieux, de bijoux, etc., on disposait le plus souvent des objets familiers au défunt ou des objets de luxe, des armes, des bijoux, des amulettes, surtout des vases, et à certaines

époques, des figurines d'argile. Tous ces mobiliers étaient comme une oiïiande au mort héroïsé. Le xi'^o; était recouvert de terre, et on le signalait à la piété des passants par un tertre, une stèle ou un édicule. Il était la véritable habitation du héros. On lui offrait des sacrifices, on venait y faire des repas, on venait y invoquer la protection de celui qui passait pour le génie tulélaire de la famille. Beaucoup de tombeaux étaient isolés; mais le plus souvent ils étaient groupés en cimetière. Les mêmes fosses ont pu servir h plusieurs morts de la même famille, et des tombeaux de famille ont été aussi étroitement juxtaposés. Il y a de nombreux exemples de fosses qui ont été ouvertes dès l'antiquité pour être utilisées à nouveau; mais beaucoup aussi furent ouverts p'ir des pillards que l'on appelait Tua6o)pu/ot (Cf. fig. i^TrjÂT,,

Téyoç. — Toit, maison iVoy. Sté-

TéOptiTTCOV. — Char îi quatre chevaux. Ce char ne dilférait pas du char ordinaire à deux chevaux, pour la forme et la construction. Il était seulement nécessaire de régler, au moyen de traits attachés à l'avxu; de la caisse, Tattelage des deux chevaux de volée (Tiap'^opot, Trao-iTSipoi, etc.). On pouvait aussi se servir de paloniers fixés au bas de la caisse. Pour empêcher ces chevaux de s'écarter, on les liait aux chevaux de

TEl

courroies. Nous ne connaissons pas d'exemples de quadriges attelés de deux

timon ou au timon lui-môme par des

chevaux au limon et de deux en flèche. Ces chars ne servaient guère que pour les courses (Cf- 'AzoêâTY^;, IIpoxo-

Tet^tcrpLa. — Mur de fortification, et en général lout ouvrage de défense.

TetYOTTOtta. — Construction d'un mur (Voy. Te^/o;).

TeTyoç. — Mur. Ce mot semble employé de préférence pour désigner les murailhs d'enceinte des villes, les murs de soutènement, tandis que toÏ/o; s'applique mieux aux murs des édifices. La nécessité de proléger leurs villes a rendu industrieux les premiers habitants de la Grèce. Ils ont construit des murailles en entassant des blocs énormes de rocher, sans ordre d'abord,puis

avec beaucoup d'ingéniosité, de façon à avoir des e n -

ceintes trèspuissantes, que l'on appelle cyclopéennes ou mégalithiques, coupées de poternes, creusées de galeries, tels que sont les murs de Tirynthe. Puis ces murailles se sont régularisées; elles sont devenues polygonales, c'est-à-dire que les gros blocs, au lieu d'être entassés tels que les avait façonnés la nature, étaient équarris sommairement, et leur face externe ravalée. Puis les blocs ont été

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