IA
4>7Jy6ç. — Espèce de chêne, quercus escitlus, dont le bois est dur; il avait beaucoup d'emplois dans la construction.
On en faisait des essieux de chars, des uslensiies de diverses sortes; il servait aussi en sculpture.
4>6ôtç. — Sorle de gâteau rond qu'on offrait au dieu de Delphes pendant la fête appelée O£0ï»7.vta ; on accompagnait celle offrande de libations de vin.
4>tàXT), ^tàXtov. — 1° Le nom de phiale s'applique, dans les auteurs, à des vases très divers, aussi bien à une coupe
de taille moyenne, servanlessenliellement aux libations, qu'à un chaudron ou à une urne funéraire. La phiale élail donc soit un gobelet, soit une coupe, soit une urne ; tantôt elle avait une anse ou un pied, tan-
tôt elle en élail dépourvue. Mais le sens qui domine est celui de coupe à libations.
419 <ï»IM
assez plaie, sans anse et sans pied, ayant, au cenlre, un ouLcpaXd;. C'est un accessoire essentiel des sacrifices.
2» Bobèche d'un flambeau.
<^t5tTta, 4>t5iTtov. — Comme 'l)£i-
OtTtOV (Voy. il'JTTl'Tia').
<i>tXôXoYOÇ. — Qui aime les lettres, l'éloquence. Par suite, le mot, pris substantivement, s'est appliqué à tous les amaleurs de belles- lettres, d'éloquence, de philosophie, à des hislorietïs, des grammairiens, des critiques, etc.
<î>tXô<TOCpov [toJ. — ensemble des connaissances philosophiques, opposées aux connaissances de la rhétorique et des mathématiques.
^tX6(TOcpoç. — Philosophe; celui qui étudie la nature, les lois et les phénomènes de l'esprit, par opposition au rhéteur et au mathématicien.
<î>tXTpov. — Les philtres sont des breuvages que fabriquaient les magiciens pour le succès de leurs incantations; les substances qui les composaient étaient les agents intermédiaires entre le magicien et la personne sur laquelle devait s'exercer leur pouvoir. Les philtres étaient un mélange de plantes, de substances, de liquides choisis selon leur nature spécifique et appropriés aux divers casa traiter. Les philtres amoureux, préparés par les magiciens et les sorciers, étaient les plus employés et les plus variés. Naturellement les recettes des philtres étaient tenues secrètes et se transmettaient comme une science occulte.
<î»tXi>pa. — Tilleul. Le bois tendre, mais durable, avait de nombreux usages, surtout en menuiserie; on en faisait des tablettes à écrire, des boîtes, des mesures; on en recouvrait la carcasse des vaisseaux ; on en sculptaildesslatues, etc. Nous ne savons pas si la Heur avait chez les Grecs des usages médicinaux.
4>t[Ji6ç. — l*^ Siguelte, demi-cercle de métal garni de dents sur sa face interne, qu'on mettait sur le nez dun cheval en l'absence de mors.
a>oi
2» Muselière de jonc ou d'osier resserrée à son ouverture qu'on mellait à certains chevaux (Voy. fig. *l7r;roy.oaoç).
30 Cornet à dés, ayant la môme forme que cette muselière,
^Xé^j/. — Veine, (ilon dans une mine ou une carrière (Voy. MstaXXov).
4>Xtà, et mieux 4>Xiai. — Montant d'une porte; montant d'une échelle et, par extension, porte, échelle.
#Xoi6ç. — Partie tendre de l'écorce des arbres, et en particulier du papyrus (Voy. Ilà-rtupoç).
#Xi)axoYpa(poç. — Auteur de phlyaques (Voy. <ï>Xua?).
#XuaÇ. — Nom donné, dans diverses villes de Grèce et d'Italie, à des comédiens ou histrions populaires analogues aux SstxTjXt'xxai (voy. ce mol). C'étaient des bouffons qui, sur des tréteaux, très obscènes, dans un accoutrement grotesque avec un masque hideusement comique, jouaient des farces et des parodies. Ces représentations populaires se rallachaieiit au culte de Dionysos, et avaient la même origine que la comédie. On a pensé qu'il y avait, à l'origine des phlyaques, une danse rituelle, des sauts et des mouvements rythmiques accompagnés de mimique et de chants.
On a appelé c&Xuaxeç les pièces bouffonnes et paroJies que jouaient ces histrions.
4>oivtKtov. — Instrument de musique (Voy. *^o'tvt;).
^OtVtKtoCv. — Nom donné à un tribunal d'Athènes, sans doute parce qu'il était peint en rouge, ou était signalé par quelque marque rouge. 11 y avait de même le S'xacTTV^piov paxpa/ioiiv , ou vert.
4>otVtxiç. — Nom donné à des étoffes teintes en rouge écarlale, et à des vêtements, des lapis, des élendards, elc. Spécialement, casaque rouge, signe distinclif des hoplites de Sparte et dAlhènes.
4>otviHt(JTT|ç. — Haut fonctionnaire de la cour du Grand Roi, ayant un uniforme rouge écarlale.
4>otvtÇ. — 1° Palmier. Cet arbre était plus rare en Grèce qu'en Orient. Le bois léger, facile à travailler, était employé en particulier en statuaire. On en faisait aussi des solives, et l'on croyait que ces solives avaient la propriété, sous le poids de ce qu'elles supporlaient, de s'arquer non par en bas, mais par en haut. Le fruit du palmier, ou dalle, s'appelait aussi
2o Teinture de pourpre (Voy. llopcpùpa). Ce nom vient de ce que 1 industrie de la pourpre était surtout phénicienne.
30 Instrument de musique d'origine phénicientie, dont le type ne nous est pas connu.
40 Phénix; oiseau fabuleux.
#oXtç. — Ecaille; par suite, cuirasse formée d'écaillés en métal superposées et cousues sur une casaque de cuir ou de loile (Voy. 0(opa; XeTTiBtoTOç. dont les écailles ressemblent à celles d'un poisson, et Owpa; cpoXiowTOi;, qui ressemble à des écailles de serpent).
4>6XXiç. — Petite pièce de monnaie, de la valeur d'un quart d'once. On employa souvent le mol comme synonyme d'obole.
^OVTQ, <ï>6voç. — Meurtre. Primitivement, les parents et amis de l'homme tué poursuivaient le meurtrier pour lui appliquer la loi du talion. C'était la vendetta. Chez les Athéniens, nous trouvons deux juridictions, suivant que le meurtre était volontaire (àxouTio;) ou involontaire (ocxouaioç). Dans les deux cas, on saisissait de l'affaire l'Archonle-Roi, car il était le chef religieux et devait purifier la ville souillée par une mort violente. L'Aréopage jugeait les cas de meurtre volontaire ou commis avec préméditation; le meurtre involontaire (légitime défense, elc.) était jugé par les Ephètes. Mais peu à peu les jurys d'Héliasles furent saisis des différentes affaires de meurlre à la place des Éphèles.
Les peines appliquées étaient la mort, le bannissement avec confiscation des
<î»OP
biens pour le meurlre exou'îio; ; le bannissement pendant un an, avec cérémonies expiatoires, sans^ confiscalion des biens pour le meurlre àxouffto;.
4»opà. — Se dit des mouvements de gymnastique qui ont leur application dans les exercices chorégraphiques. Les PcTdolribes les enseignaient aux enfants dans les paleslres. Ils consistaient en exercices des pieds, des bras el des mains (/eipovoai'a), de la tôle, de tout le corps. On emploie aussi dans ce sens le mot xiv7i9i;, ou le mot xtv-rjfja. On distinguait les cposai des jambes et des pieds, des bras el des mains, du torse, de la tête, et les cpopai de saut (àepi'ai), les ^opat lournanles (éXtxwoeiç), sans parler des cpopai usitées dans la pyrrhique. Les cj>op7.t consliluaienl donc un des trois éléments de la dan?e chez les Grecs, c'était le pas; les autres éléments étaient le (î/T,(JLa et la Be^^iÇ. 0" disait ôp/dffôai cpopàv Tiapà cpopàv pour désigner la danse lente et cadencée du genre de rèfjLaeXeta.
$op6eià. — 1" Licou qui s'attachait à la tèle d'un animal, cheval ou bœuf, pour le conduire; parfois on y adaptait une muselière appelée xy,uoç.
2° Ensemble de courroies que les joueurs de flùle s'appliquaient parfois sur le visage afin de modérer le gonflement des joues et d'éviter la fatigue.
#opetov.— Litière, palanquin. L'usage
de la litière, originaire de l'Asie, s'introduisit dans la Grèce el de là en Italie. A Athènes, on l'employait pour les femmes, les malades; les hommes qui s'en servaient
étaient considérés comme efféminés.
La litière consistait en un plancher sur lequel on mellail un matelas el un coussin; une sorte d'auvent ou toiture légère
couverte de cuir protégeait le voyageur et élail supportée par quatre piliers. Des rideaux pouvaient entourer complètement la litière. Après les conquêtes macédoniennes, la litière devint dun usage général et fut beaucoup plus ornée. Les porteurs claienl ordinairement au nombre de quaire et s'appelaient oopsta'^opoi. «î>ôpT]{JLa. — 1" Vêtements el parures.
2» Brancard (Voy. <I>op£"?ov).
30 Au pluriel, ly. cpopY^aaTa, signifie des porteurs.
<î>optVTj. — Poau de cochon, el par extension vêleiuenl en peau de cochon.
<î>6piilYÇ. — Insirumenl à corde du même genre que la x1O7.pt;. Les textes ne permettent pas de distinguer la forme de la cpôp'-'.'-Y; de celle de la cithare.
<ï>opp,6ç. — Le mol désigne tous les tissus de jonc ou de sparle, el par extension tous les objets fabriqués avec ces lissus, comme des naltes, des paniers, des vêtements rustiques, etc.
4>6poç. — Tribut payé à Athènes par ses alliés au v^ siècle, quand fui organisée la confédération de Uélos, en 476; les Athéniens, d'accord avec leurs alliés, décidèrent que ceux-ci fourniraient des vaisseaux ou un tribut, qui fut fixé à 460 talents. L'argent était déposé dans le trésor du temple de Délos et confié aux Ilellénolames, choisis parmi les Athéniens. Aristide répartit cet impôt entre les difTérentes villes d'Asie et les îles faisant partie de la confédération.
Quand les guerres médiques furent
terminées, les Athéniens transportèrent
le Irésor de la confédération dans leur
ville el l'augmentèrent sans cesse, de
«orie que vers 431 les alliés donnaient
6<)() talents, el 1.200 en 425. Cet argent
servit à embellir Alhènes, ce qui lourna
contre cette ville beaucoup de ses alliés.
Le tribut était levé tous les quaire ans.
11 cessa d'être per(^u lorsque s'effondra la
puissance maritime d'Athènes, à la fin de
la guerre du Péloponèse.
^ooTiq, — Vaisseau de transport pour le commerce.
if
t sa