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seuls. On ornait le xX-Tao; de plaques d'or ou d'argent.
KXoi6ç. — Le mot désigne plus particulièrement un collier de chien, comme ôÉpatov, tandis qu'op|/o;, uTToBspt'; ^ont réservés aux bijoux des hommes et des femmes.
Les colliers de chiens pouvaient
avoir des formes variées, plus ou moins élégantes, lis étaient d'ordinaire munis d'un anneau pour attacher une laisse. Il y avait, pour les gros chiens batailleurs, des colliers garnis de pointes.
Par extension, xXoio; a désigné un lien quelconque, mais surtout un carcan et même un joug.
KXoitîJç YpacpTj, SCxiq. — Le vol, qui était souvent excusé aux premiers temps de la civilisation grecque, bien qu'on eût le droit de tuer un voleur pris sur le fait, ou de faire faire des perquisitions dans la maison d'un voleur soupçonné, le vol fut réprimé gravement par la législation de Dracon. La mort fut le châtiment des coupables. Le fait essentiel était pour Dracon de substituer l'action publique à l'arbitraire des victimes. A parlir de Solon, la loi attique règle la procédure avec netteté et admet les preuves. Elle identifie le vo!eur et son complice ou receleur; elle distingue le vol simple et le vol qualifié, en ce qui concerne les particuliers, et établit l'action xXoxrjÇ ypacpTj. Si le voleur a volé l'État ou une divinité, elle l'attaque par la x)o7:y) 8*rj- {jLOdicDv ou t'epwv ypr|jjLXTO)v.
En ce qui concerne la xX©::?); ôtx-rj^ la peine était la restitution du double de la somme ou de la valeur de l'objet volé. Quelquefois, dans le cas de flagrant délit, le vol à main armée par exemple, la condamnation à mort par les Onze pouvait s'ensuivre. Suivant les cas, la juridiction
appartenait aux Thesmolhètes, aux Onze ou à rHéliée. La xXo::/) ôY|{/.o<Titov ou tspcov ressorlissait aux Onze dans le cas de flagrant délit, aux Thesmothètes dans les autres. La peine pouvait être la mort ou la restitution au décuple.
KXu<rcT|p, KXudTTjpiov. — Seringue, et injection contenue dans la seringue. Les seringues des Grecs étaient conçues comme les nôtres.
KX(i)66ç. — Cage destinée à enfermer un animal vivant, particulièrement un oiseau. On en fabriquait en osier ou en bois flexible quelconque, et en 111 s métalliques.
Les formes variaient suivant les usages et la fantaisie.
KX(î>(Tpt,a. — Fil que l'on a étiré de la quenouille au moyen du fuseau, et par suite Irame, et même ouvrage quelconque fait avec ce fil.
KXdxrrrjp. — Le fuseau, qui sert à élirer le lin de la quenouille et à donner sa torsion au fil, et par suite le fil môme fait au fuseau (syn. de KXcocrjjia).
KvàcpaXov. — Flocons et bourre de laine qui provenaient de l'opération du cardage, et que l'on employait en particulier à remplir des coussins. Par suite le mot a désigné un coussin.
KvacpeTov. — .\telier de foulon.
Kvacpeùç. — Foulon, industriel qui nettoyait les étoffes en les mettant dans une eau préparée avec diverses substances, surtout du carbonate de potasse, et en les foulant aux pieds; puis on battait les tissus, on les séchait et on les cardait ; ensuite les foulons tordaient le drap, lui donnaient le luisant, le pliaient et le meltaienl en presse.
Les foulons nettoyaient aussi les vieux vôfements.
Kvàcpoç. — 1^ Sorte de chardon dont la fleur épineuse servait à carder et pei-
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gner la laine, et par suite le chardon artificiel, le peigne qui était employé à cet
usage.
2« Instrument de torture couvert de pointes aiguës, dans le genre d'un peigne de cardeur, et avec lequel les bourreaux labouraient la chair.
KvétpaXXov, KvécpaXov. - Voy.
KvàcpaXov.
KvrjjxCç. — 1° Les cnémides étaient des jambières en métal que portaient les guerriers de l'époque homérique et, plus tard, les hoplites.
Elles protégeaient les jambes depuis la chevillejusqu'au haut du genou. Elles se composaient d'une seule pièce, soit de bronze, soit détain, que l'on modelait sur la jambe du guerrier, et on la retenait au moyen de courroies et de boucles sur le mollet, qui n'était pas protégé. Les chefs avaient des cnémides ornées de figures en relief et name de métaux précieux.
Voy. fig. ©wpa;, Myi';, '0::XtTTj;, rieTTEia, etc.
2o Guêtres de cuir que portaient les paysans, les chasseurs, pour garantir leurs jambes contre les épines.
Kvîjcrctç. — Couteau de fer servant ii racler, en particulier à racler le fromage.
KvTjcTTtç. — Espèce d'aiguille creuse,
qui était employée par les femmes pour
leur toilette; dans ce tube on pouvait
enfermer des fards, des parfums.
Kvîlcrcpov. — Voy. KvïidTt;.
Kv(I>S(i>v. — 1<» Pointe aiguë de lépée.
2" Dent ou crochet placé à la naissance
du fer d'un épieu de chasse ou d'une
lance, pour que celui qui porte l'arme
puisse arrêter l'élan de la bête ou de l'ennemi qu'il combat.
KoYytov. — Traduction latine du mot ronffius, qui désignait une mesure de capacité chez les Romains. — Voy. Ler.
lies Anliquilés romaines, s. v. Con-
gius
K6yx^* — Coquillages de différentes formes, servant à des usages variés. On faisait des boites avec ceux qui avaient des valves larges et bombées; les très grandes valves servaient de récipients aux fontaines luxueuses ; avec ceux qui avaient la forme en hélice, on faisait des vases, des cornes à boire, des trompettes marines.
L'art a fait un grand usage des conques ; c'est l'attribut d'Aphrodite et des Nymphes; c'est un motif architectural; le fond de certaines niches arrondies au sommet, destinées à recevoir des statues ou des bustes, est creusé en figure de valve de coquille concave.
K6yyoç. — Le mot a le sens de XOY/.T,. De plus, il désigne un vase en forme de conque qui servait à puiser et à mesurer, et une foule d'autres objets ressemblant à des c )quillages. En particulier la partie saillante qui bombait au centre d'un bouclier [utnhù). Voy. ()a- ^aXo;.
KoYX^^lTj, KoYX^^'to^- - ^'^^'^
coquillage d'où l'on retirait la substance servant à fabriquer la pourpre. On le rencontrait surtout sur les cotes de Syrie. Voy. IIop^opx.
Kôôopvoç. — Le cothurne est, à l'origine, une chaussure usitée dans la vie courante, avec une sorte de lige lâche, montant à mi-jambes. Les hommes et les femmes en avaient sans doute emprunté la mode à l'Orient. A Athènes, les femmes surtout s'en servaient dans
le gynécée.
Ce n'est qu'à une époque assez récente que le mot s'est appliqué surtout à la chaussure des acteurs tragiques, dont le nom véritable était sans doute iaCaTTiç. Voy. fig. *T7:oxpiT7];.
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KotXtoù^^tov. — Ceinture creuse où Ion enfernnait son argent.
KotjXTjTTjptov. — Salle où l'on se couchait pour doimir; on donnait particulièrement ce nonn, en Crète et dans les villes doriennes, à un édifice où l'on ljébery:eait les étran^jers.
A lépoque chrétienne, ce mot a désigné le cimetière.
Koivo6oùXtov. — Désigne à la fois une assemblée délibérante, et le lieu où se tenait cette assemblée.
Kotvo5txatov. — Il y avait des villes qui s'entendaient pour avoir une juridiction et des tribunaux communs. Ces tribunaux s'appelaient xoivoôi'xary.. Il y en a des exemples en Crqte.
Kotvôv. —Se disait de la confédération de certains peuples et de certaines cités qui avaient un gouvernement commun, certaines lois, certaine administration, une politique commune et un culte commun officiel, et formaient un véritable État, tout en gardant chacun ou chacune sa part dautonomie. Le système fédératif des xoivi ne s'est étendu en Grèce qu'à partir du iv« siècle avant Jésus-Christ. C'est un groupement politique qui a succédé au groupement religieux des Amphictyonies. Les xoivà n'avaient, en principe, aucun lien ethnique, au sens étroit; mais il était naturel que des peuples de même origine et de même race s'unissent de préférence. Cf.
HuvOlX'.T'i.o;^ SuvéSp'.OV.
KotTY). — lo Lit, et particulièrement lit nuptial. Voy. KKyr^.
20 Corbeille. Voy. Ktar/i.
KotTtÇ. —Voy. KtGTYl.
KotTOç. — Lit (voy. KAi'vYj, Aé/oç) et aussi une é table, une bergerie.
KotTtov. — lo Chambre à coucher.
Voy. AoijLo;.
2o Chambre dun palais royal où l'on enfermait le trésor du monarque, l'argent du fisc.
Kôxxoç. — Teinture écarlate tirée
d'un insecte qui vivait sur les chênes; c'était une préparation coûteuse qui luttait avec la pourpre.
KoXa6pt(T|JL6ç, KàXaSpoq. — Sorte de danse Ihrace, accompagnée d'un chant appelé xdXaêpoç, l'un et l'autre plus ou moins convenables.
KoXàTTTetv. — Se dit, en principe, de tout travail de gravure, ciselure, repoussage, qui se fait en frappant au marteau, el généralement de tout travail de gravure ou sculpture sur pierre, bois, métal, etc.
KoXaiTTTjp. — Ciseau, ou marteau à pointe pour tailler ou graver la pierre. Suivant d'autres, c'est le maillet avec lequel on frappe sur le ciseau.
KoXe6v, KoXe6ç. — Fourreau de l'épée. Il était en bois ou en métal. Voy. *AopT7,p. De façon générale, ces mots désignent une gaine ou un étui quelconque.
KoXXa. — Colle. Les anciens connaissaient la colle forte (xaucoxoXXa), la colle de poisson (t/OuoxoXXa) et la colle de farine (xdXXa). Ils s'en servaient dans la menuiserie, la médecine, pour encoller le papier, etc.
K6XXa6oç. — 1» Cheville où s'accrochaient les cordes de la lyre, et que Ion tournait pour les tendre el les mettre à l'accord.
2^ Espèce de gâteau ou de pain, ayant sans doule une forme ressemblant à celle des chevilles de la lyre. Ils étaient faits d'ordinaire avec de la farine de froment frais.
KoXXTjfxa, K6XXT]<Ttç. — Ces mots peuvent signifier le collage de deux objets ou de deux fragments l'un contre l'autre. Mais ils s'appliquent spécialement h la soudure des métaux. L'invention de la soudure e^t poslérieure à l'usage des clous rivés pour assembler des objets métalliques; mais elle est cependant fort ancienne; nous connaissons mal les plus anciens procédés des soudeurs; ils employaient du plomb, de
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