LOCA
Linter nu lintris. 1° Barque avec un faible tirant d'eau, eniployée surtout clans les eaux basses, pour passer
Fig. 193.
les hommes ou les bagages (fig. 193) ;
2° Auge en bois, où les vignerons jetaient le raisin, et d'où on le transportait dans les cuves ou les pressoirs. Cette auge ressemblait à une barque ; de là son nom. Voir Navigium. G. M.
Lintenni. 1» Toile de lin. La toile était employée pour la confection des vêtements de dessous, surtout pour ceux des femmes. On vantait fort les toiles espagnoles, syriaques et égyptiennes. D'abord employée uniquement, avec la laine, pour la fabrication des vêtements, elle fut en partie remplacée, à la fin de l'Empire, par la soie, sericum ;
2° Objets en toile de lin, et, par extension, en une étoffe quelconque : mouchoir, serviette, rideau, voile de navire, tunique de toile : sorte de caleçon; coiffure de toile ; masques, etc. G. M.
Linani. Lin et tout ce qui était fait de lin : fil ; cordelette dont on entourait les lettres ou les manuscrits, et dont le nœud était couvert d'un cachet de cire, d'où l'expression linum incidere, rompre le cachet; ligne de pêcheur; cordons; filet ou maille de filet; toile, linge ; tunique de toile ; voile de navire; corde, cable, etc. G. M.
Lithostrotnin. Pavé en pierre, dans une des grandes voies romaines {via), daps une rue, une place, une cour, et
plus particulièrement mosa'ique. pavé d'ornement d'un temple ou d'une maison. G. M.
Liticou. Musicien qui jouait de la trompette appelée litiius. F. V.
Litra. Litre gréco-romain, qui ne valait guère que 1/4 du litre français.
Litteratn!^. 1" Au sens propre : marqué d'une lettre ; s'applique à tout objet sur lequel est gravé le nom du possesseur ; se dit aussi de l'esclave rebelle ou fugitif qu'on a marqué d'un fer rouge pour le punir ;
2" Esclave instruit que le maître employait comme lecteur, secrétaire, etc.;
3" Savant, et spécialement commentateur des poètes; le nom grec grammaticiis se substitua peu à peu au mot Utleratus.
Litnns. 1" Baguette recourbée en spirale à l'une des extrémités et qui était l'insigne des augures ffig. 194). L'augure s'en servait pour tracer sur le sol le fempltim ou cercle dans lequel il se plaçait pour recueillir les auspices ;
2» Trompette d'airain formée par un long tuyau recourbé à l'une de ses extrémités, comme le bâton augurai. Elle était employée surtout dans la cavalerie, pour donner les signaux. F. V.
Lixae. Vivandiers. Ils suivaient les légions dans les marches, et s'établissaient dans les camps permanents, soit dans les canahae ler/iojiis. i. P.
Locafio. 1» Pour le droit privé, voir Locator ;
2" En droit public , adjudication faite au nom de l'État par les censeurs , pour une durée de cinq ans.
On faisait de tels marchés pour la nourriture des oies du Capitole, la construction ou la réparation des monu-
Fi?. 194.