LUDI
connue un boiigcoii-, et, en dessous de la lampe, il y avait un pied qui per-
Fig. l'JS.
mettait de la placer sur une table ou un si\p^ovl!^]}C'cia.l {candelabrum). D'autres fois, l'anse était supprimée et remplacée par un second bec' symétrique du premier {Ivcei'na hilychnis) ; ou bien, la lampe, au lieu de sa forme allongée, avait une forme ovale ou circulaire, et présentait plusieurs becs sur toute sa périphérie ( lucerna polymyxos ). La lampe bilychnis et la lampe polymyxos n'étaient plus des lampes à main, et n'avaient pas de poignées. Toutes deux, et quelquefois aussi la lampe à un bec, étaient supportées par une chaînette qui les suspendait à un plafond ou à un lampadaire, à un candélabre, etc.
{lucerna pensilis, suspension — Voir la figure 64). G. M.
Lnctator. Athlète dont la spécialité était la lutte. P.
Lndias. Primitivement acteur ou mime; plus tard, ce mot a désigné les comédiens ambulants de bas étage, d'ordinaire complètement rasés, qui jouaient ou dansaient dans les rues ou sur la place publique, en plein air.
Lndiis. 1" Jeu. On appelait Indus Troiae une sorte de petit carrousel exécuté par les jeunes gens de familles riches ;
2° Endroit oîi l'on s'exerce, soit à la discipline de l'esprit [ludus lilleral'ius), soit à la musique (Indus fidici-
ni(s),îio\t au métier de gladiateur (Zi<rfî«) ou à celui de cocher. Les écoles de cette dernière sorte étaient entre les mains d'industriels appelés domnii factionum.
On distinguait parmi les jeux romains:
1° Les ludi privati, offerts par des particuliers : c'étaient, en général, des combats de gladiateurs ;
2° Les ludi publici, célébrés au nom de l'État en l'honneur de certaines divinités. A l'origine, on les avait donnés à titre extraordinaire , puis ils étaient devenus annuels et fixes. Au temps de César, il y avait par an soixante-cinq jours de jeux. Ces jeux se composaient de courses de chevaux et de chars (ludi circetises), de représentations (ludi scenici). Ceux qui se rattachaient au culte national dépendaient des pontifes, ceux qui se rattachaient aux cultes étrangers dépendaient des decemvifi sacris faciundis.
Ces jeux étaient présidés par les magistrats qui les vouaient chaque année aux divinités respectives, et qui grossissaient de leurs propres deniers les sommes fournies par l'État. Mais peu à peu l'organisation de presque tous ces jeux [cura ludorum) fut laissée aux édiles curules, puis, après l'an 22 avant J.-C, aux préteurs. Les principaux d'entre ces jeux sont :
Lndi ApoIIiuares, institués en 212 avant J.-C, en l'honneur d'Apollon, à la suite d'une prédiction qui disait que les Romains ne chasseraient les Carthaginois d'Italie , que du jour où l'on établirait des jeux en l'honneur d'Apollon. Us duraient du 5 au 6 juillet jusqu'au 13, sous la présidence du préteur urbain. Ils commençaient par des jeux scéniques et se terminaient par dos jeux du cirque.
ï.udi C'apilolini. institués en l'honneur de Jupiter après l'expulsion des Gaulois.
Ludi Florales, jeux fort licencieux,