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magistrat au-delà de la durée de sa charge ;
2° En revêtant un magistrat en fonction ou à sa sortie de charge des pouvoirs d'une magistrature supérieure à la sienne ;
3° En donnant le pouvoir consulaire, prétorien ou questorien, à un simple particulier qui n'a pas exercé une magistrature.
On confie aux promagistrats, soit des missions militaires, soit des provinces à gouverner.
A partir de Sylla, le consulat et la préture devenant des magistratures urbaines, les promagistrats avaient seuls le pouvoir militaire. En 32, la lex Pompeia supprima la proi'ogation et les promagistratures ne furent plus données aux anciens magistrats que cinq ans après leur sortie de charge.
Sous l'Empire on conserva le titre des anciens promagistrats (proconsuls, etc.) : mais alors ce ne sont que des gouverneurs des provinces. P. J.
Majestas, crimeii niajestatîs. Les actes, paroles, intentions, qui portent atteinte à la dignité du peuple romain, de ses représentants et plus tard de l'empereur, sont considérés et punis, dès le début du !<=' siècle avant J.-C, comme des cvimina majestatis. On atteignit par là un certain nombre de crimes politiques qui échappaient à l'accusation de perduelUo (Voir ce mot). Sous l'Empire, le crimen majestatis entraînait souvent contre l'accusé, appelé reus majestatis, la peine de mort. Ces sortes de poursuites, que multipliaient les délateurs séduits par l'appât des crimes, furent une excellente arme pour le despotisme impérial.
llalleolas. \.° Petit maliens;
2° Arme qui a la forme d'un maliens : hasta incendiaire qui, à l'extrémité opposée à la cuspis, porte des matières
intlammables. On s'en servait pour enflammer les vaisseaux, les machines, les travaux de défense de l'ennemi, comme dans les temps modernes on s'est servi du feu grégeois, et plus tard des boulets rouges ou des fusées incendiaires. G. M.
Maliens. Maillet de diverses formes et de divers usages : instrument des ciseleurs, des tailleurs de pierres, des maçons, des charpentiers, des menuisiers, des orfèvres, etc. ; masse avec laquelle les bouchers et les victimaires assomment les animaux; gros marteau des forgerons, etc. G. M.
Mains. 1° Poutre;
20 Mât de vaisseau, fixé dans le moclius.
3° Mât ou perche, qui, fixée aux murs extérieurs d'un théâtre ou d'un cirque, servait à étendre le velaritim au-dessus de la cavea (fig. 201) ;
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Fig. ~20l.
4° Arbre d'un pressoir, ou colonne à hélice, qui, en tournant dans l'écrou, serrait la table supérieure du pressoir contre les matières placées sur la table inférieure ou dans la cuve. G. M.
Manceps. Représentant d'une compagnie financière, qui traitait avec les censeurs ou les magistrats chargés
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d'ati'cnuer les impôts et était responsable vis-à-vis d'eux de la stricte observation des conditions du fermage.
Klancipatio. Voir Mancipium 2°.
Dlanctpiniii. Impuissance assez semblable à celle du maître sur l'esclave, mais ne pouvant être établie que sur un fils de famille ou sur une femme m manu. Elle résulte d'une uiancipation faite à un tiers par la personne actuellement investie de la puissance. La mise du fils ou de la femme in mancipio s'eiuploie presque uniquement :
1° comme procédé fictif, pour arriver à l'adoption et à l'émancipation (Voir Adoptio, Emancipatio) ; 2» conmie procédé sérieux, pour réaliser l'abandon noxal (Voir Noxa). — L'individu in mancipio est dans une condition semblable à celle de l'esclave et ne peut en sortir que par Taffranchissement; mais il ne perd pas la qualité (.Vingenuus (Voir ce mot) ;
2° On appelle ainsi la mancipation, mode de transfert de la propriété quiritaire (Voir Dominium) des res mancipi (Voir ci-dessous). Un homme capable de posséder ex jure Quiritium veut vendre une res mancipi (Voir ci-dessous) à un autre homme capable, lui aussi, de posséder ex jure Quiritium.
La chose à vendre est apportée par le vendeur; l'acquéreur la saisit en déclarant qu'elle lui appartient (il dit, par exemple, si c'est un esclave : liunc ego hominem ex jure Quirilium meum esse uio) ; il remet au vendeur un lingot d'airain (aes), symbole du pi'ix de la vente; l'acceptation du lingot d'airain par le vendeur implique qu'il reconnaît la propriété de l'acquéreur. Cinq témoins au moins assistent à l'acte, avec un libripens portant une balance d'airain [libru) destinée à la pesée du lingot. Un auleslalus, qui est peut-être un des témoins, interroge les témoins et le libripens pour s'assurer que, le
cas échéant, ils garantiront la valeur de l'acte. — A l'origine, ces formalités étaient nécessaires : on ne connaissait que Vues rude (Voir Aes); il fallait le peser, et le lingot était vraiment le prix de la vente. Quand la monnaie exista, vers l'époque des Douze Tables (Voir Aes) on ne payait plus en lingots et on n'avait plus besoin de la balance : ces formalités n'étaient plus que des symboles. La présence de la chose à vendre était, elle aussi, fictive, lorsqu'on aliénait un immeuble. Enfin, même avant l'établissement de la monnaie, la mancipation n'était déjà qu'une fiction lorsque le personnage qui jouait le rôle de vendeur et semblait être payé au comptant par un lingot se proposait, en l'éalité, de constituer une dot ou de vendre à crédit.
Res mancipi, nec muncipi. Il est plus facile d'énumérer les res mancipi que de les définir. Sont res mancipi : 1" les fonds de terre situés en Italie ; 2" les servitudes rurales grevant ces fonds; 3» les esclaves ; 4° les bêtes de somme ou de trait, c'est-à-dire les choses les plus précieuses pour l'agriculture, les seules peut-être dont on tenait compte, à l'origine, pour estimer la fortune de chacun en vue du cens (Voir Census).
Toutes les auti-es res sont dites nec mancipi. Pour apprécier l'importance juridique de cette distinction, voir Traditio.
Alaudatuiii. Contrat par lequel une personne appelée procurator s'engage à gérer gratuitement les atîaircs d'une autre personne dite mandans, mandalor ou dominus. Le mandator a Vactio mandali direcla, action de bonne foi (Voir Actio), contre le procurator qui n'observe pas fidèlement les instructions du mandant et qui ne remet pas loyalement au mandant les choses et les droits acquis pour celui-ci. Le procurator a Vaclio manduti contraria contre