ALVE
AMPll
levés, table de jeu à rebords pour maintenir les dés, etc. G. M.
Alvcns. 1° Petit canot de rivière, et, auge en bois de même l'orme ;
2° Partie ventrue d'un navire, la coque, par extension, navire;
3" Plat, probablement a rebords, comme une auge, et table à jeu de même forme ;
4° Baignoire ou piscine d'eau chaude, dans le caldarium. des bains romains. On y descendait par un ou plusieurs degrés qui servaient aussi de siège aux baigneurs lorsqu'ils voulaient rester assis dans l'eau (Voir Caldarium).
A luanii (ou Ainanucnsîs). Secrétaire. C'était en général un esclave ou un affranchi en qui le maître avait toute confiance. G. M.
Aiubilus. 1° Espace libre qu'un propriétaire était obligé de laisser autour de sa maison pour la séparer de celle du voisin;
2° Brigue; manœuvres illégales par lesquelles un candidat s'assurait l'obtention d'une charge. L'achat des tribus ou des centuries par les divisores était un fait de brigue. La brigue se développa surtout, à la fin de la République, grâce à l'e.xistence de certaines associations politiques [sodalitales, collegla) : on en arriva à établir d'avance la liste des suffrages et des partisans
achetés {disci'ibere popiiliiin, conscribere, deeiiriare).
Anibiibaia. Musiciennes d'origine orientale [amhub en syriaque =i flûte), qui se faisaient entendre à Rome avec leurs instruments nationaux, fifres, harpes et timbales. P.
AnihuSalioues. Promenades et jardins adjacents à un gymnase. G. M.
Aiiieiituiii. Courroie : 1° Courroie* adaptée à la hampe de la hasta, à peu près en son milieu, pour permettre de lui imprimer un mouvement de rotation avant de la lancer et pour augmenter ainsi sa force de pénétration (fig. 12);
2" Courroie de chaussures.
Anicntnta (hasta). Lance dont la hampe est munie d'une coui'roie {amenl.um). G. M.
AniictiiK. Vêtement de dessus dans lequel on se drapait comme dans im manteau; par exemple, la toge ou la palla.
(Voir Indutus). G. M.
Aiiiphiiiiallnia. Etoffe employée pour les vêtements d'hiver, les tapis, etc. C'est une laine épaisse dont les deux côtés sont velus et moelleux. G. M. ^^S- '-•
Aiiiphilhealrniii. Édifice destiné aux représentations gladiatorialcs. Le premier amphithéâtre en pierre bâti à
Fis. 13.
AMPII
AMPH
Rome date du règne d'Auguste. Postérieurement on en construisit dans les centres habités un peu importants de l'Italie et de la province ; et tous les pays d'Europe en possèdent aujourd'hui encore des types fort bien conservés. 11 est à noter que les amphithéâtres étaient toujours élevés en dehors des villes, ce qui n'avait pas lieu pour A les théâtres, qu'on édifiait toujours dans l'intérieur de l'enceinte des cités.
Extérieurement les amphithéâtres se composaient de plusieurs étages superposés, ornés d'ordres d'architecture (fig. 13) ; ceux-ci étaient souvent ditl'érents : par exemple, la décoration du premier étage était dorique, celle du second ionique et celle du troisième corinthienne. Chacun de ces étages correspondait à un corridor intérieur assurant les dégagements et permettant aux spectateurs d'accéder aux différentes places de Tédifice. Les amphithéâtres avaient la fcu'me d'une ellipse.
La partie centrale était l'arène réservée aux combattants (a) (fig. 14).
Fiç. li.
Elle était séparée des gradins destinés aux spectateurs (cavea) par un mur élevé qui servait à les mettre à l'abri de tout danger, lors des exhibitions des
bêtes féroces : on le nommait jiodium (p).
Les gradins étaient divisés en plusieurs sections concentriques par de petits murs semblables au podium appelés baltei (b) et précédés de larges paliers {praecinctiones) permettant la circulation (d). Ces sections portaient le nom de maeinana (A, B, C). On y pénétrait par des ouvertures, aménagées dans les différents baltei, auxquelles on accédait, des corridors intérieurs, par des escaliers : ces ouvertures s'appelaient vomitoria. Chaque maenianum était, de plus, fractionné en plusieurs parties, dans le sens de la hauteur, par de longs escaliers coupant les gradins et aboutissant aux différents vomitoria; ces parties, qui avaient la forme d'un coin, en avaient reçu le nom de cunei.
Au-dessus des maeniana, une galerie couverte (D) régnait tout autour de l'édifice; elle était destinée aux femmes. Le maenianum le plus voisin de l'arène était réservé aux personnes de qualité, à Rome à l'empereur, aux sénateurs, aux vestales ; dans les municipes, au conseil des décurions et aux corporations de la cité. A chaque extrémité du grand axe de l'arène s'ouvraient des portes par où entraient les gladiateurs et les animaux. Souvent le sous-sol renfermait des cages pour les bêtes féroces, des magasins d'accessoires, etc. Certains amphithéâtres étaient aménagés de telle sorte que l'arène pouvait être inondée et changée en un grand lac; on y donnait alors des naumachies.
Aiuphora. 1" Vase de terre de grandes dimensions, à deux anses et à panse allongée; l'amphore s'amincissait vers le bas, ou même se terminait en pointe, en sorte qu'il fallait, pour la faire tenir en équilibre, l'introduire dans un support ou la planter dans
AMPI.
ANGl
puur
le sol. On s'en servait server les vins lins [vina amphoraria) (fig. 15) ;
2" Mesure de capacité qui était, comme chez nous la tonne, l'unité pour le jaugeage des navires. Valeur = 8 conqii (Voir Congius) ou 26 litres, 26.
Aiiipliarc eansiini , ajourner le jugement, pour s'éclairer d'un supplément d'enquête. Les Fig. 13.
jurés demandaient Vamplialio en disant : Non liquet, ou en déposant dans l'urne un bulletin sans inscription. L'ampliatio se distingue de la comperendinafio (Voir ce motj.
Aiiipnlla. Fiole globuleuse à col étroit, servant surtout à conserver les huiles de toilette (fig. 16).
Aiiinssis. Niveau employé par les constructeurs, maçons ou charpentiers, pour s'assurer que les surfaces de leur ouvrage étaient régulièrement planes.
C'était une règle plate de fer ou de marbre, dont les faces et les arêtes étaient parfaitement droites et polies.
Appliquée sur la surface à vérifier, elle permettait d'en voir les inégalités; frottée de craie rouge et promenée sur cette surface, elle les marquait. On en a tiré les adjectifs amiissim, admmissim, examussim qui s'emploient au figuré comme les expresions françaises, à la règle, au compas. G. M.
Aiiiussiuiii. Rose des vents dessinée sur une table de marbre nivelée à Vamussis^ et fi.xée à l'extérieur des maisons, connue un cadran solaire. G. M.
Aiiaguo*!>lcs. 1» Esclave dont la fonction était de faire la lecture pendant
le repas ou le bain, de copier, de s'occuper de la bibliothèque ;
2" Lecteur public qui récitait au théâtre des morceaux de poésie.
Anatneisinns. Voir Versura.
Ancîlc. Bouclier allongé, arrondi par le haut et par le bas, échancré des deux cê)tés (fig. 17). Les ancilia ou boucliers sacrés, dont l'un était, disait-on, tombé du ciel au temps de Numa, étaient confiés à la garde des Saliens : en cas de danger public, ces boucliers s'agitaient d'eux-mêmes pour prophétiser.
Ancora. Ancre. Dans les temps les plus anciens, l'ancre était une grosse pierre, ou un sac de terre ou de sable. On employa ensuite des ancres en bois, puis en métal, semblables aux ancres actuelles. Au haut de la tige de l'ancre se trouvait un anneau, fixe ou mobile, par où passait le câble qui la retenait [ancorale). A la base des pattes, était souvent un autre anneau fixe, par où l'on passait une corde. Cette corde permettait de laisser tomber l'ancre dans une position horizontale ou renversée, en sorte que les pattes pénétrassent plus profondément dans le sol. Un navire avait ordinairement plusieurs ancres portées à l'avant du vaisseau, suspendues aux poutres qui renforçaient extérieurement le rostntm. Voir Navis.
Ancorale, fiiuis aiieoralis. Câble de l'ancre, qui enroulé sur un cabestan à la proue du navire, se déroulait à travers les écubiers (oaili). G. M.
Anclabata. Sorte de gladiateur, qui combattait sans y voir, la tête dans un cas(iue à visière sans trous. P.
Aiig;ipoi>lu»it. Petite rue étroite et tortueuse, impasse ou ruelle détournée.
Les angiporti de Pompéi sont si étroits