PATR
ricurc à la pn'-scntation inônie des propositions.
Putricii. Fils des paires. A l'origine, les patriciens et les clients membres des gentes ont seuls un culte et une capacité politique; les premiers siècles de la République romaine sont troublés par les efl'orts de la plèbe pour se faire une place à côté d'eux. VoirPlebs.
Ptitrimoniiiiii raesaris.Caisse particulière de Fempereur, distincte du fisc, qui était une caisse d'État. Le patrimoine du prince encaissait les revenus des domaines propres du souverain, parmi lesquels figurent les provinces procuratoriennes, les bénéfices qu'il réalisait par des spéculations et les legs qu'on lui faisait. Le patrimonium était administré par un procuralor palrimonii. A partir de la fin du II" siècle on distingua le patrimonhim Caesaris, domaine de la couronne, de \n, irttio privata, fortune personnelle de l'empereur, administrée par un procurator rationis privalae.
Patronna, l" Membre d'une f/ens auquel s'attachent des clients (Voir Clientela) et qui leur doit protection;
2" Avocat qui prête l'appui de sa parole devant les tribunau.x. ;
3» Personnage influent élu par les villes de province pour défendre leurs intérêts.
Pau!>iarins. Synonyme àliortator.
Pa^iiueiituin. Pavement ou plancher, il porte différents noms suivant la matière dont il est fait :
1» — testaceum, sol de terre glaise, pilée, et mêlée de tessons; primitivement en usage dans les maisons;
2» — tectile, sol battu, recouvert de carreaux de marbre, d'abord d'une seule couleur, puis blancs et bigarrés, affectant des formes géométriques;
3" — lessellalum, pavement formé de petits cubes disposés comme les cases d'un échiiiuier;
PECU
40 — musioum, mosaïque, genre très apprécié des Romains. Voir Musivum;
5» — vermiculatum, mosaïque représentant des êtres animés. G. G.
Paviuicutniu navis. Entrepont d'un navire. Plancher placé au-dessous du tillac et supporté par des poutres transversales [transira) appuyées à leurs deux extrémités sur les membrures (coslae). On y pénétrait par les écoutilles {ostiola) et des écoutilles semblables permettaient de passer de l'entrepont à la cale {senlina). Voir Navis.
Pccten. 1» Peigne. Les peignes étaient en métal, en ivoire ou en buis. Us ne servaient qu'à démêler les cheveux, les femmes maintenant leur coiffure non avec des peignes, mais avec des épingles à cheveux {acus crinalis) ;
20 Peigne du tisserand : pièce du métier destinée à serrer les fils de la trame; peigne à carder;
3" Râteau. Sorte de herse à dents de fer, pour moissonner : cet instrument arrachait et retenait les épis, sans en couper la tige ;
40 Instrument pour frapper les cordes d'une cithare ou d'une lyre, plectre ;
Ij" Tout ce qui reproduit la disposition des dents d'un peigne ; par exemple, figure de danse, où les danseurs s'entrecroisent. G. M.
Pectorale. Partie de la cuirasse qui protège la poitrine. C'est une plaque métallique qui forme le devant de la lorica, ou l'ensemble des laminae métalliques, qui composent la partie antérieure de la lorica ser/mentala. Par extension, cuirasse. G. M.
Peeuai'iiis. 1" Soldat chargé de la surveillance et de l'entretien des troupeaux militaires ;
2» Comme synonyme de scriplitarii/s, fermier de l'impùt dit scripliira (Voir ce mot et Ager).
Pcculatns. Détournement des dc-
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niers publics ou d'une partie du butin. Sylla rendit une loi contre ce crime : Je coupable était à la fois puni et forcé de restituer. C'est au nom de l'État que la i*estitution était demandée, à la différence des procès peciiniae repetundae ou procès de concussion, dans lesquels elle était réclamée au nom des particuliers.
Peeuliniii. Ensemble de biens que le maître livre à l'esclave avec charge de les faire valoir. En théorie, le maître peut à son gré retirer ces biens à l'esclave ; en fait, on considère, surtout sous l'Empire, que le pécule appartient moralement à l'esclave. L'esclave peut exploiter ce pécule : s'il l'augmente, ce profit, à la mort de l'esclave, revient au maître, avec le pécule lui-même; et si l'esclave échoue dans ses spéculations, le maître ne court d'autre risque que la perte du pécule confié à l'esclave. Parfois l'esclave, au moyen de son pécule accru, achète de son maître la liberté. — L'esclave peut avoir dans son pécule d'autres esclaves, dont il exploite le travail : on les appelle servi vicarii, vicaiii, par opposition au concessionnaire du pécule {se7'vus ordiiiarius).
Pcenlîniii castreuse. Ensemble des biens que le fils de famille a pu acquérir comme militaire (solde, libéralités, récompenses]. Ces biens, sans doute à partir d'Auguste, échappent au droit de disposition du père ; le fils peut, de son vivant, les aliéner.
A partir d'Hadrien, il peut en disposer par testament.
Pecunia. Ce mot, qui vient de pecus, tête de bétail, désigne originairement les animaux domestiques faisant partie du patrimoine. Il fut im temps où les valeurs et les amendes s'estimaient en têtes de bétail : lorsque l'argent monnayé s'y substitua, on conserva pour cet instrument d'échange le
nom de pecunia. — Sur les procès pecuniae repetundae, voir Peculatusi
Pedarîî. Expression qui semble de la langue courante et non de la langue officielle et qui désigne une certaine catégorie de sénateurs. Quelques savants pensent que ce nom était donné aux sénateurs qui n'avaient pas géré de magistrature curule. P. J.
Pcdîca. 1" Liens attachés aux pieds, lacet, fers ;
2» Trébuchet, piège où l'on attrapait les animaux par la patte, soit qu'ils fussent maintenus sur place, soit que, comme dans lapedica dentata, une bûche mobile fût adaptée par un nœud coulant à leur patte et retardât leur marche, signalât leur passage ou parfois les arrêtât complètement dans leur course. G. M.
Pediseqiins. Esclave qui accompagnait son maître toutes les fois qu'il sortait et qui n'avait d'autre fonction (|uc de le suivre. F. V.
Pediini. Houlette. Bâton recourbé en crosse (fig. 234), qui sert, au berger pour attraper ses bêtes par la patte, aux chasseurs pour en frapper les lièvres. Le pedum est devenu l'attribut de toutes les divinités champêtres.
Pclagîa. Coquillage. Voir Purpurai
Pelta. Petit bouclier fait d'une carcasse de bois ou d'osier recouverte de cuir.
Fig. 234.
Fig. J:i5. H avait quelquefois la forme dan
PFJ.V
PERG
croissant {litnala pella), mais plus souvent ri'uno circonféroncc tronfjuro à sa partie sup(''rieurc et munie de deux ('chanci'ures semi-circulaires symétriques (flg. 235). C'était le bouclier des Thraccs.
Pcivîs. Hassin île métal, chaudron.
Pcuales. 1" Dieux protecteurs du penus; ils avaient pour autel le foyer {focus)\ ils étaient au nombre de deux par maison, représentés sous la forme de génies dansant et soulevant une corne à boire ;
2o La maison elle-même;
3° Pénales puhlici. Dieux protecteurs de rÉtat. On distinguait les pénates romains, placés dans Val.rium Vestae à Rome, et les pénates de la ligue Latine, dont le sanctuaire, situé à Lavinium, était visité chaque année par les prêtres, ainsi que par les magistrats ;i leur entrée en charge et à leur sortie de charge : ces derniers pénates passaient pour être ceux qu'Énée avait apportés de Troie.
Pendeiites. Voir Inaures.
Penicîlluiu ou iieiiicillns. 1" Pinceau, brosse de peintre;
2" Charpie placée au bout d'une tige, de façon à reproduire la forme du pinceau;
3" Éponge. G. M.
Ppnsio. Redevance ou prestation exigible à des époques périodiques.
Peniila. Voir Paenula.
Pcinis ou C'ella iienaria. Chambre des provisions, qui contient les objets eumiagasinés pour toute la durée de l'année; elle se distingue de l'oiïice [cella promptuaria) qui renferme les aliments destinés à la consommation de chaque jour. Le penus : dans les vieilles maisons romaines, était placé prés de Valrlum; plus tanl, il l'ut placé sur le derrière de la maison. —
Ou appelait penus Veslae un endroit fermé du temple de Vesta, où se trouvaient divers objets sacrés.
Pcra. Musette, ou besace en cuir, portée sur l'épaule au moyen d'une courroie. Les philosophes de profession la portaient, ainsi que les mendiants, les paysans, etc. G. M.
Porducllio. Acte par lequel vm citoyen se comporte en ennemi de l'État.
Sous la royauté, on appelait de ce nom le régicide et la trahison sous la République ; on y ajouta les complots pour le rétablissement des rois, la violation du droit d'appel au peuple, les atteintes à l'inviolabilité des tribuns. Sous la royauté et dans les premiers temps de la République, des duoviri perduellionis instruisaient ou jugeaient ces procès. A la fin de la République, le criinen majeslatis (Voir Majestas) rcmpla(;a les anciens procès do po'diielUo.
Pcregrîmis. On appelle peref/run tous ceux qui ne sont ni citoyens (Voir Civitas) ni Latins (Voir Jus Latii). On distingue : 1° les peregrini qui conservent le bénéfice de leurs lois nationales, qui les régissaient avant la conquête; 2° les peveçjrini dedititii, qui ont perdu ces lois et qui ne peuvent invoquer d'autre droit que les principes juridiques du jus gentium (Voir ce mot), communs à toutes les nations.
C'est sur la condition fort précaire de ces derniers pérégrins qu'est réglée celle des affranchis de la dernière catégorie (Voir Libertus). Sous l'Empire, la concession fréquente du droit de cité diminua le nombre des pérégrins, jusqu'à ce que l'édit de Caracalla, en 215, accordât la cité romaine à tous les sujets de l'Empire romain.
Per^iila. Toute espèce de construction légère ou d'appentis, -ijouté à un édifice et, entre autres : balcon ou galerie ext(''rieure, salie de cours non située au roz-dc-chaussée, salle d'(diserva-