‹ Lexique des antiquités romainesChapitre 152 sur 233 · PILA · texte numérisé non relu

PILA

nom à sa ressemblance avec une cosse de haricot {phaselus). Elle était faite en matériaux fragiles, papyrus, claies d'osier, etc., mais très rapide.

Il y avait de grands phasell à voiles pour les voyages au long cours. Voir Navigium. G. M.

Philyra. Papier fabriqué avec Taubier du papyrus égyptien. On coupait dans la longueur la tige du papyrus, haute de 3 ou 4 pieds ; on écartait d'abord la couche extérieure de Técorce, puis on détachait avec une aiguille les couches intérieures; on prenait alors ces tlernières et on les juxtaposait dans le sens de la longueur de façon à former une bande d'une certaine largeur; puis, par dessus, on disposait une nouvelle bande formée de la même façon, mais placée en sens inverse, de manière à ce que la feuille ne se fendît pas par la désa-grègation des fibres; le tout, humecté avec une sorte de colle et bien comprimé, produisait un tissu assez résistant. F. V.

Piacniniu. Sacrifice expiatoire en l'honneur dune divinité qu'avaient offensée, par exemple, des irrégularités commises dans des sacrifices antérieurs, ou dont la colère, sans que les causes en fussent connues, se manifestait par des prodiges. Dans certains sacrifices expiatoires, on n'inspectait pas les exta; on les brûlait entièrement. G. M.

Pietnpa. Peinture ou dessin. Les Romains peignaient sur bois, sur toile, sur marbre ou ivoire. Ils employaient alors l'encaustique (peinture à la cire): on étendait la cire colorée, préalablement amollie avec de la résine basalmique ou de l'huile grasse, non pas avec un pinceau, mais avec une petite pelle ou une spatule icestrum, vericulum), et on la fixait ensuite au moyen d'une baguette rougie au feu. Mais le genre de peinture le plus usité à Rome

était la peinture murale. Il n'y avait presque pas de maison, qui ne fût couverte de belles peintures décoratives, ou tout au moins artistement coloriée. On en a conservé de nombreux spécimens. L'image qui figure au frontispice de ce lexique donnera une idée de la peinture romaine F. V.

Pignns. Contrat par lequel le débiteur remet au créancier une chose que le créancier conservera à titre de gage jusqu'à libération du débiteur. Il engendre deux actions bonne fîdei (Voir Actio) : Yactio pigneraticia directa et l'ac^io pif/neraticia contraria. Sur le sens de ces mots, voir Fiduciâ et Commodatum.

Piguoris caplo. Acte du créancier qui occupe à titre de gage, sans jugement préalable, et en prononçant des paroles solennelles [certa verba), certains biens de son débiteur. Les soldats réclamant du Iribuniis aerarius le paiement de Yaes mililare, équestre ou hordear'mm, les publicains réclamant le paiement du vectirjal pouvaient employer cette voie de contrainte.

Pila (avec î bref). D'une façon générale, balle ou boule.

Ce mot se prend dans un certain nombre d'acceptions plus précises :

a) Balle à jouer. On en distinguait plusieurs sortes : follis, harpastum, paganica, trigon. La pila picta était une balle dont l'enveloppe extérieure était peinte de différentes couleurs ou ornée de dessins ;

}}) Pila vitrea. Boule de verre remplie d'eau dont on se servait comme de loupe;

c) Pila matliaca. Sorte de cosmétique, d'origine germanique, qui passait pour donner aux cheveux une couleur blonde et claire ;

d) Mannequin fait de grossières étoffes et bourré de paille, destiné à effrayer les animaux que l'on voulait exciter. M. -A. B.

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