QUIR
Quaestoriniu. Partie du camp romain réservée originairement au questeur, c'est-à-dire au service de l'intendance et de la trésorei'ie militaire. Le quaeslorium était voisin du p?'fle^o?'h/?/i. Voir Castra.
Qaartarins. Mesure de capacité équivalente à 0 litre, 1368.
Qaâtuordecini. Les expressions :
qualuonlecim subselliorum ordines, speclare in quatuordecim, font allusion au privilège que possédaient les membres de l'ordre équestre, de s'asseoir au théâtre sur les quatorze premiers gradinâ. La loi Roscia Othonis, de G"] avant J.-C, confirma ce privilège.
Quatuorvir. Membre d'une commission ou d'un collège de quatre magistrats.
A Rome.
IVviri viis in urbe purfjandis, auxiliaires des édiles, chargés du nettoyage et du pavage des rues.
En Italie.
IVviri jure dicitndo, titre que prirent les magistrats spécialement chargés, depuis 318, de la juridiction des dix villes campaniennes, quand, au lieu d'être des praefecti, ils furent élus par le peuple. Auguste les supprima en l'an 20 avant J.-C.
Da7is les miinicipes.
IVviri jure dimindo. Nom des deux
magistrats les plus élevés d'une ville municipale, quand les magistratures supérieures du municipe sont groupées en un collège de quatre membres, ce qui arrive généralement pour les villes ayant rang de municipe (les colonies ont plutôt des duoviri ; mais il n'y a pas de règle fixe). P. J.
Qninarins. Monnaie d'argent qui valait un demi denier. Elle équivalait, au temps de la République, à 0 fr. 433 et sous l'Empire à 0 fr. 537.
Quiucanx. 1° Monnaie de cuivre pesant cinq onces et valant 3/12 d'as ;
2» Mesure de capacité contenant cinq hémines;
3" Les cinq douzièmes d'un tout ;
4° Quinconce. G. M.
Qnlndeceinvlrî sacrîs factnndîs. Voir Decemviri sacris faciundis.
Qaiuqnerouiis. Vaisseau de guerre [navis lontja) à cinq rangs de rames.
Voir Navis et Ordo. G. M.
Qulrites» Nom que l'on donne au peuple romain pour le désigner comme un ensemble de citoyens [populus romanus Quiritiurn) par opposition à Romani, dénomination politique et militaire. D'après les anciens, ce mot dériverait de curis, lance (Voir ce mot), ou Cures, ville sabine. Certains auteurs modernes le font venir de ciirites (membre des curies).
Radius* 1° Petite branche coUpée, rameau, piquet, pieu; baguette des géomètres et des professeurs, par extension compas ;
20 Raj'on d'un cercle (demi-diamètre); rayon d'une roue ;
3° Instrument de tissage, sorte de longue navette ;
4" Maillet, sorte de battoir ;
5° Ergot de coq ; dard de certains animaux, de certains poissons notamment ;
6o Rayon, trait de lumière ; carreaux de la foudre, figurés par une lame aiguë et triangulaire, d'oîi la forUie donnée à la couronne radiée [corofia radiata) , attribuée d'abord au soleiÙ puis aux grands personnages et aUx empereurs; G. M.
Rautu^Sk Une dos trois tribus génétiques de Rome. Voir Tribusi
Rapiiittk Vol accompli à la faveur d'un attroupement d'hommes armés.
Dans l'année qui suit ce vol, on peut intenter contre le voleUr l'action vi bonortim raplorum, qui force le voleur à payer le quadruple de la valeur de la chose. Lorsque le voleur n'est pas mûtiifeslm, c'est-à-dire lorsqu'il n'a pas été pris en flagrant délit, cette action cât préférable à l'action /"«t'ft, qui ne ferait obtenir que le double de la Valeur. Action pénale, elle peut se cumuler avec une action reiperaécutuire. Voir Furtum et Poena.
RnsU*tini« Râteau; il ressemblait plutôt à un hoyau à deux, trois ou quatre dents,qu'i notre rdtcau actuel. Losdents étaient en fer et disposées perpendicu-
lairement au manche. On se servait du rastrum pour briser les mottes de terre,
Fig. 261.
défoncer le sol, en un mot pour les munies usages quc notre hoyau et notre râteau (fig. 261). P. V.
Ratio et surtout faliones* Comptabilité, bureaux de comptabilité; D'oÛ Ic titre a ralionihus donné au ministre des finances de l'empereur. — Sur la ratio privafn, voir Pàtrimonium.
Ratis. Radeau de poutres ou de troncs d'arbres assemblés, ou bachot à fond plat, mis en mouvement par un croc et non par des rames; par extension et en style poétique, toute espèce de bateau; parfois pont de bateaux.
Voir NaVigiuiiii G. M.
Ruiidet'n, raiidiiscula. Morceaux de cuivre brut qui constituaient la monnaie primitive.
Rcc(i|»ci-atorcfs. A l'origine, les traités que Rome concluait avec leS nations voisines (Voir Foedus) instituaient, pour juger les contestations entre les citoyens romains et les membres de ces nations, des tribunaux mixtes dont les Juges s'appelaient re-