‹ Lexique des antiquités romainesChapitre 196 sur 233 · SUPP · texte numérisé non relu

SUPP

SYRM

sol et principcalcinent les constructions.

Snpplicatio. Voir Preces.

Snpparnui et Snpparas. l" Petite voile triangulaire, d'ordinaire placée au-dessus des grandes voiles;

20 Bannière, bande d'étoffe suspendue à une traverse horizontale placée au bout d'une hampe ;

30 Seconde tunique, portée sur une autre qui servait de chemise, vêtement porté par les deux sexes. Le supparus, ordinairement en toile, avait des manches courtes, ou même n'en avait point, à moins que la siibucula ellemême ne fût sans manches. On l'appelle aussi indusium. Voir Tunicai G. M.

Syniposinm. Réunion de buveurs qui suit un festin, animée par des spectacles variés, des jeux, des conversations enjouées. C'est un usage grec qui finit par s'introduire à Rome. G. M.

8ynthesis. Toilette de table (veslis coenaloria ou accubiioria), de forme mal connue, portée dans la maison à la place de la toge trop ample et gênante. Elle n'était portée dehors qu'aux Saturnales, et par des personnes de haut rang seulement. G. M.

Syntonnm. Instrument de musique mal connu. On suppose qu'il était analogue au scabellum : sorte de pédale que les musiciens faisaient résonner par intervalle, soit pour indiquer le début et la fin d'un morceau, soit pour battre la mesure, soit pour accompagner un instrument ou soutenir la voix. G. M.

Syrma. Robe traînante portée par les acteurs dans les rôles de héros et de dieux et qui, tombant jusqu'au talon, dissimulait la semelle épaisse du cothurne. G. M.

Tabella. Petite planchette : d'où tablettes pour écrire. Voir Pugillares.

Ce mot désigne aussi les tablettes ou bulletins de vote. Primitivement, on votait verbalement; c'est à la fin du ii^ siècle avant J.-C. que fut introduit le vote secret ou écrit, par les lois suivantes, appelées leges tabellariae : lex Gabinia de 139 pour les élections des magistrats, lex Cassia de 137 pour les comices judiciaires, à l'exception des procès de haute trahison, lex Papiria Carbonis de 131 pour les lois, lex Coelia de 107 pour les procès de haute trahison. Dans les comices électoraux, le citoyen écrivait sur la tablette le nom du candidat de son choix. Dans les comices législatifs, il recevait deux tablettes : sur l'une étaient inscrits les mots : Uti rogas (V R) = oui ; sur l'autre antiquo (A) = non. Dans les comices judiciaires, il re- .cevait une tablette sur laquelle il inscrivait, soit A = absolvo, soit C:= condemno, soit NL = non liquet. F. V.

Tabcllarius. Sorte de commi.ssionnairc, de messager, qui portait ou adresse

geait; il n'était nullement un fonctionnaire. Et même les tabellarii ne formaient pas un corps organisé : c'était simplement un métier qu'ils exerçaient. F. V.

Taberna. 1" Boutique où les ouvriers travaillaient et en même temps exposaient leurs marchandises pour les vendre. Primitivement , c'étaient de simples baraques en planches, bâties sur le forum et adossées contre les maisons proprement dites. Elles disparurent sous Domitien qui autorisa les changeurs seuls à conserver leurs anciennes baraques, taberna argentaria, et les boutiques furent alors placées à l'intérieur des maisons, au rez-de-chaussée.

En général, la boutique ne communiquait pas avec l'intérieur delà maison; le marchand n'y restait que pendant la journée, p'our la vente, et logeait ailleurs.Lesboutiques étaient c omplèt ement ouvertes avec un mur à hauteur d'appui, ou même simplement un comptoir on bois sur le devant (fig. 307.

Restitution dune boutique de Pompéi). Elles

l-'ip:. .iOT.

faisait parvenir à lour étaient munies de volets pour les ferles lettres dont on le char- mer pendant la nuit. Elles avaient

TABE

TAEN

des enseignes généralement sculptées dans la pierre ;

20 Cabaret de campagne, installé au bord de la route et où les propriétaires vendaient le vin qu'ils avaient récolté.

Tabernaria. Comédie qui mettait en scène les Romains d'une condition tout à fait inférieure. P.

Taliernacalniu. 1" Tente, pavillon, ou baraquement en planches.

2" Tente dressée dans le pomevium pendant les comices ;

3° Par extension, résidence, habitation. G. M.

Tabiiunni. Grande pièce de réception placée au fond de Yatrhim et communiquant avec le peristylium. C'est dans le tablinum que se tient le maître pour recevoir ses clients ; la pièce sert d'archives, et l'on y voit les tables de bronze où sont gravés les contrats d'hospitalité (Voir Hospitium) ou de patronat (Voir Patronus). La figure 308 (voir ci-contre) représente le tablinum de la maison de Cornélius Rufus, à Pompéi.La cloison du fond qui le séparait du pérystile est aujourd'hui détruite. A droite et à gauche s'ouvrent les deux portes par où on passait de Vatrium dans le péristyle. P.

Tabula* Toute planche de bois, d'où, banc, table à jouer, planche pour écrire, peinture sur panneau, etc.

Tabnlae alimentariae. Registres de l'administration des alimenta. Voir Alimentationes.

Tabnlae C'aerituni. Liste des citoyens dépourvus du droit de suffrage.

Voir Caerites.

Tabnlae nnptiales. Écrit rédigé devant témoins et indiquant la dot de la future épouse. L'existence d'un tel écrit était un des moyens de distinguer les juslae ni/ptiae et le concuhinatus . Voir Matrimonium.

Tabnlarins. 1° Teneur de livres;

2° Gardien chargé de veiller sur les archives de l'État [tabnlae) enfermées dans le tabularium. F. V.

Tabnlarinni. Archives publiques ou privées.

Dans les maisons particulières c'était une salle spécialement destinée à conserver les documents de la famille.

Les archives officielles ou municipales se trouvaient soit dans un temple, soit dans un édifice spécial. A Rome, le tabularium, lieu officiel de réunion pour les tribuns et les édiles, bâti sur la partie nord-ouest du forum, ■[)Vc?> du temple de la Concorde, fut dèti'uit sous Néron, par le grand incendie, et magnifiquement rebâti par Vespasien. Il contenait, dit Suétone, les sénatus-consultes, les plébiscites, les actes relatifs aux associations, aux alliances et aux privilèges accordés à chacun, presque depuis la fondation de la ville. G. M.

Taeda. Pin et arbres résineux ; planche de pin, planche de navire; branche de pin et par suite torche ; flambeau pour éclairer, torche de supplice, ou flambeaux portés dans les fêtes, notamment dans les processions et dans les mariages (Voir Deductio), d'où au figuré mariage; résine; petit morceau de graisse qu'on enlevait du corps des victimes, dans les sacrifices.

Taenia. 1° Ruban, bandelette, et, proprement, l'extrémité frangée d'une vitta;\e?. rubans qui servent à rattacher les tiges qui forment une couronne de feuillage, et qui, dans les effigies des monnaies, pendent sur la nuque des têtes laurées; bandeau pour ceindre la taille et maintenir la chevelure; bande pour envelopper un cadavre; bandelette pour entourer la poitrine des femmes et surtout des jeunes femmes, comme le mamillare; bande à pansement, etc. ;

2° Collier des chevaux de trait:

Page 1