‹ Lexique des antiquités romainesChapitre 2 sur 233 · II AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

II AVANT-PROPOS

plusieurs rééditions successives, est déjà vieux de plus de trente ans, « grande mortalis aevi spatium », surtout pour une œuvre scientifique à notre époque, il se limite presque exclusivement aux termes d'archéologie; de plus, il fait une grande part aux mots de basse époque et aux expressions techniques qu'ignorent les écrivains latins de l'âge classique. Nous avons, au contraire, sauf de rares exceptions qui se légitiment elles-mêmes, écarté à dessein les termes qui ne figurent pas dans les grands auteurs; mais à ceux-ci nous avons fait une très large place en admettant dans ce volume tous ceux qui sont employés dans la langue du droit public ou privé, tous ceux qui ont quelque rapport avec les institutions civiles ou militaires de la république et du haut-empire, jusqu'à Dioctétien. C'est par [à que le présent Lexique se distingue de celui de Rich et que dans bien des cas oii ce dernier ne donne point de réponse le nôtre pourra être consulté avec fruit.

On ne s'étonnera pas que nous n'y ayons introduit, à l'appui de nos assertions, aucune référence. En pareil cas, il n'y a pas de demi-mesure possible : ou bien il faut justifier tout ce que l'on dit ou se contenter d'affirmer sans preuves à l'appui. Le premier parti n'a qu'un inconvénient qui est de doubler la grosseur d'un volume et d'en augmenter le prix; nous n'avons pas hésité à nous décider pour le second, persuadés que ceux qui voudront étudier plus à fond les questions pour nous contrôler ou nous compléter, trouveront aisément le moyen de le faire, en se reportant aux manuels (^'antiquité romaine parus depuis dix ans en France ou à l'étranger.

Gomme le titre l'indique, plusieurs auteurs ont collaboré à ce Lexique : ce sont avec M. Goyau, six élèves de l'Ecole normale qui me faisaient il y a deux ans l'honneur d'assister à mes leçons du Collège de France. Ils ont depuis passé leur agrégation et sont aujourd'hui les uns membres des écoles d'Athènes ou de Rome, les autres professeurs dans nos lycées. Ils se sont chargés de rédiger la plus grande partie du travail. Chacun d'eux a signé dans le corps du dictionnaire, par ses initiales, les

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articles qu'il a écrits. Les lettres G. G. cldsignent M. Gastinel, membre de l'École française de Rome, les lettres P. J., M. Jouguet, membre de l'Ecole française d'Athènes, les lettres G. M., M. Michaut, professeur de rhétorique au lycée de Moulins, la lettre P., M. Perdrizet, membre de l'Ecole française d'Athènes, les lettres, M. -A. R., M. Roger, élève de quatrième à l'Ecole Normale, les lettres F. V., M. Vial, professeur au Prytanée de la Flèche.

M. Goyau et moi n'avons pas signé nos articles; d'une façon générale le lecteur doit être averti que tous les termes relatifs au droit (1) et à la religion ont été traités par M. Goyau, tous ceux qui ont rapport aux institutions financières et militaires pajmoi. Quant à la révision de l'ensemble et à la mise au point de chaque article, j'en ai partagé la tâche avec M. Goyau; mais ceux qui connaissent son activité et sa consciencieuse érudition ne seront pas surpris si j'affirme qu'il a pris pour lui la grosse part.

C'est moi seul qui me suis occupé de l'illustration. Là encore j'ai tenu à me séparer de Rich; j'ai procédé, comme pour le choix des termes insérés dans le Lexique, par suppression et par addition. Tout d'abord, j'ai négligé toutes les représentations qui n'apprennent rien, soit à cause de leur peu de précision, soit parce qu'elles sont l'image d'objets que tous ont présents aux yeux. Je n'ai pas cru utile, par exemple, de faire dessiner, comme Rich, une fourche (art. furca), une faux (art. falx), un pèch(Hir à la ligne (art. aruxdo), un homme chargé d'un fardeau (art. nAJULUs), ou portant sur son dos un sac (art. saccus) |)ai"ce ([ue ces figures ne servent aucunement à éclairer le sens des mois et que le lecteur, même quand c'est un élève, n'a pas besoin qu'on lui représente un sac ou une ligne à pèche pour en connaître^ la forme : ce lexique ne devait être ni un livre d'images, ni un recueil de leçons de choses.

(1,1 M. Goyau tienf à citer ici lo nom i\e May, au Vrécis de droit roniain tluqiui il doit beaucoup.

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