‹ Lexique des antiquités romainesChapitre 200 sur 233 · TE PI · texte numérisé non relu

TE PI

TEST

Tepidarinni. Salle, dans les thermes romains, où la température était tiède.

Elle formait transition, avant et api'ès

Fig. 318.

le bain, entre le frir/idariinn et le caldurium ou réciproquement (fig. 318.

Tepidarium des thermes de Pompéi).

Terebra. Tarrière, foret, vrille et autres instruments du même genre qui servent aux artisans, pour forer le bois, le fer, la pierre, etc. ; le trépan des chirurgiens; machine de guerre pour percer les remparts d'une ville.

Tepgiversalio. Acte par lequel l'accusateur abandonne la poursuite, d'accord avec l'accusé, avant le prononcé du jugement. La tergiversatio était punie, sous l'Empire, par le sénatusconsulte Turpillianum.

Terrancius. Triple de l'once, par conséquent, le tiers de l'as ou d'une unité quelconque (= c/uadrans). — Gomme valeur monétaire, il équivaut au 1/40 du sesterce.

Tessella. Petit cube de pierre ou de marbre, servant à faire la mosaïque.

Tesscra. 1" Dé à jouer (fessera liisovla). On jouait avec trois dés qu'on jetait à l'aide d'un cornet {frilillus); le meilleur coup (coup de Vénus) était celui ofi chaque dé amenait un nombre durèrent; le plus mauvais (coup du chien) était celui où les trois nombres amenés étaient les mêmes, trois si.\ par c.\eniple;

Fig. 319.

2° Jeton de jeu (fig. 319 — plomb) ;

3° Bon de pain, de vin, d'huile ou d'argent [lessera frumeataria, nummarià) ; ces tessères, de matière et de forme diverses, étaient distribuées à la plèbe par l'empereur et les grands (Voir Congiarium) ;

4" Billet de théâtre [lessera thealralis) ; le numéro du siège, celui du gradin et du ci/neus y étaient inscrits et parfois même le nom de la pièce (fig. 320. Jeton du cirque. Au droit un

i5CRlB0>tfl

Fig. 320.

cocher, au revers le numéro de la place);

50 Tablette de bois sur laquelle était inscrit le mot d'ordre [lessera mxlilaris) ;

60 fessera gladiatoria. Petit bAton quadrangulaireen os ou en ivoire que l'on donnait comme marque de distinction aux '^'^- '-

gladiateurs éuiérites et qu'ils pendaient à leur cou (fig. 321). P-

Testa, i" Toute espèce de vase de terre cuite : urne, coupe, jarre, amphore, dolium, lampe, réchaud, etc. ;

2° Tuile, brique, tesson de brique et de poterie, etc. ;

30 Coquille, carapace, par extension, huître;

40 Sortes de castagnettes.

Testanienliiin. Testament. A l'origine, les biens du père devaient revenir à la (jens; le testament alors était une

TEST

TEST

exception ; on devait déclarer solennellementl'héritier souhaité, soit devant les comices calâtes, qui se réunissaient deux fois par an, soit, en temps de guerre, devant le peuple en armes (m procinctu) ; et cette institution d'héritier n'était valable que si le peuple approuvait.

La loi des Douze Tables permit au père de tester et considéra même le testament comme un mode de succession plus normal que la succession ah intestat. Une autre façon de tester s'introduisit. Le testateur écrivait ses volontés sur des tablettes {tabulae); il faisait une mancipation fictive de son patrimoine à un ami, qu'on appelait familiae emptor; puis, en présence des cinq témoins requis pour la cérémonie de la mancipation, du libripens (Voir Mancipium) et du familiae emptor, il déclarait que les tabtdae contenaient ses volontés {testamentnm nuncupare) et les invitait à en témoigner, en cas de besoin. C'est parce qu'il faisait appel au témoignage des assistants que l'acte se nommait testamentutn; et la présence du lingot et de la balance, usités pour la mancipation(Voir Mancipium), valait à ce procédé la qualification de testnmentum per aes et libram.

Des simplifications y furent apportées : 1" le testateur put, au lieu de tabulae, apporter une déclaration orale de sa volonté : cela fut permis même par le droit civil : 2° le droit prétorien, supprimant toutes cérémonies, déclara le testament valide pourvu que les tabidae qui le contenaient fussent revêtues, à l'extérieur, de la signature de sept témoins ; mais, dans ce cas, la personne qui recueillait la succession n''avait pas le titre à'heres, qui confère le domininm ; elle avait seulement la possessio des biens du défunt. Voir Hères, Dominium, Possessio.

Pour tester, il faut avoir un patri-

moine; il faut donc être sui juris. A l'origine, les citoyens seuls pouvaient tester; car ni les étrangers ni les femmes n'entraient aux comices calâtes.

Sous l'Empire, on finit par permettre aux femmes pubères de tester.

La liberté de tester fut restreinte par la coutume : lorsque le testateur avait omis ou exhérédé certains de ses proches parents avec des formes légaleluent inattaquables (Voir Exheredatio), ceux-ci conservaient la ressource de faire casser le testament par le tribunal des centumvirs, en alléguant que le testateur avait manqué à ses devoirs envers eux, à ïofficimn pietatis. On supposait qu'il avait agi sous l'influence d'une folie passagère. Le testament ainsi dénoncé et cassé était dit inofficiosum.

Le testateur pouvait prévoir le cas où l'institué ne voudrait pas ou ne pourrait pas recueillir l'héritage et désigner une ou plusieurs personnes pour venir à sa place {subsiitutio vulç/aris). De plus, comme ceux qui n'avaient pas atteint l'âge de puberté étaient incapables de tester, le père, en même temps qu'il laissait sa succession à son fils impubère, pouvait désigner l'héritier qui recueillerait cette succession au cas où le fils mourrait avant d'avoir atteint l'âge de puberté, c'est-à-dire avant d'avoir pu lui-même tester [substitutio pupillaris).

Testndo. 1° Tortue, écaille de la tortue, et, par extension, espèce de lyre ou de luth, dont le son est renforcé par l'addition d'un support concave qui joue le même rôle que la boîte creuse du violon. C'est, dit la légende, avec une écaille de tortue que Mercure, le premier, avait fabriqué cette partie de la lyre, et on lui en conserva la forme, en même temps que le nom :

2° Plafond, dont la voûte, au lieu

TEST

TIIEA

d'être rirculairc, a la forme d'une pyramide quadrangulairc ;

3" Tortue, machine de guerre, constamment employée par les troupes romaines. Baraquement de planches, monté sur roue, couvert, pour éviter l'incendie, de peaux fraîches et non tannées, qui servait dans les sièg-es, soit pour permettre aux assaillants d'approcher sans danger des murs, soit pour protéger les soldats occupés à faire une brèche dans le mur au moyen d'un bélier (fig. 322;;

Pig;. .32-2.

4» Tortue, manœuvre militaire. Les soldats, élevant leurs scw/a quadrangulaires au-dessus de leurs têtes, se serraient l'un contre l'autre et superposaient leurs boucliers comme les tuiles d'un toit. Les hommes des premiers rangs se tenaient debout, ceux des rangs suivants se baissaient de plus en plus

Fig. 3-2.3.

(fig. 323). De la sorte les projectiles

(traits, pierres, huile bouillante, etc.), jetés par les assiégés, glissaient sur le toit incliné sans blesser aucun soldat, à moins que les ennemis, à l'aide de perches et de crocs n'eussent rompu la tortue. C'était la manœuvre classique des troupes d'assaut.

Tcxtor. Tisserand. Le métier à tisser se composait d'une sorte de cadre en bois vertical. On attachait à la traverse Hu\iévievLYe,ju{jum, une série de fils très rapprochés les uns des autres, tela, qui formaient la chaîne; on les séparait ensuite vers le milieu par une baguette, arundo, de façon à ranger d'un côté les fils 1, 3, 5, 7, 9, etc., et de l'autre les fils 2, 4, 6, 8, 10, etc. Puis on faisait passer chacun de ces fils dans une bride, licium, et on attachait toutes ces brides à deux barres, licialorium.

En tirant sur une des barres, on écartait la moitié des fils; on faisait alors passer, dans le vide formé entre les deux séries de fils, le fil de trame et on continuait ainsi jusqu'à ce que toute la longueur de la chaîne fût tissée. Pour maintenir la chaîne tendue pendant le tissage, on attachait en bas des poids, ]iondus. F. V.

Thalamegns. Petit navire de plaisance, avec de nombreuses cabines.

Voir Navis. G. M,

Thalamns (mot grec). Toute chambre à coucher.

Theatram. Le théâtre romain, où se jouaient les tragédies, les comédies, les mimes, avait la forme d'un demi-cercle.

Extérieurement, la partie circulaire était, comme il a déjà été expliqué à propos de l'amphithéâtre, formée de plusieurs étages décorés d'ordres d'architecture, souvent ditl'érents. La partie droite était généralement précédée d'un portique, quelquefois d'un ensemble de galeries et de colonnades pour les promeneurs.

Page 1