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naissaient durant un printemps, si les dieux leur accordaient certaine faveur déterminée : ce printemps s'appelait vei' sacrum. Le dernier vœu de ce genre fut fait par les Romains, au début de la second guerre punique. En vertu de ce vœu, les fruits et les animaux étaient sacrifiés, et les hommes étaient chassés du pays , dès qu'ils étaient devenus adultes.
Verbenarius. Voir Sagmina.
Verna. Esclave né dans la maison du maître.
Verber. Corde de fouet et par extension fouet, puis coup ; courroie de fronde, corde de baliste et autres machines de trait. G. M.
Versnra. 1» Les intéi'êts échus et arriéi'és, à la fin de chaque année, sont considérés par le créancier comme s'adj oignant au capital qu'il a prêté : cette conversion des intérêts en capital s'appelle versurUi renovalio, anatocismus ;
2° On appelle aussi versura l'emprunt fait' à quelqu'un pour payer un ci-éancier antérieur.
Verticillus. Peson de fuseau; disque de bois, de métal ou de pierre qu'on adaptait au bout du fuseau pour mieux tendre le fil (flg. 354). G. M.
Vcrn. l» Broche à rôtir; tige pointue en fer et quelquefois en bois ;
2° Arme de trait empruntée aux Samnites par les Romains et munie à son extrémité d'un fer conique et etfilé.
Vcrutniu. Javeline. Arme de trait que les Romains empruntèrent aux Samnites pour la donner à leur infanterie légère. Le fer, en forme de cône, avait une longueur de cinq pouces, et la hampe mesurait 3 pieds et demi. On l'appelle aussi veruculum. G. M.
Fie. 334.
Vcsica. Vessie et ce qui a la forme d'une vessie ou est fait en peau de vessie : ampoule ou tumeur; ballon; bourse; lanterne; coiffe dans laquelle les femmes enfermaient leurs cheveux défaits ou noués, mais non encore peignés. G. M.
Vcspillo* En principe, le mort doit être, non pas traîné sur un char à sa dernière demeure, mais porté à bras.
Mais tandis que les empereurs sont portés par des magistrats et des sénateurs, que les riches le sont par leurs aiï'ranchis, leurs clients ou leurs héiùtiers, les pauvres s'en vont au cimetière portés par les vespillones, c'est-àdire par les croque-morts. P.
Vestales. Prêtresses de Vesta. Elles étaient six. La vestale entrait au service de la déesse entre l'âge de six ans et l'âge de dix ans ; elle passait dix ans à apprendre le sacerdoce, dix ans à l'exercer, dix ans à l'enseigner; elle pouvait ensuite, soit demeurer vestale, soit rentrer dans la vie civile. Les vestales se recrutaient de deux façons : ou bien les parents offraient leur fille à la déesse, ou bien le -pontifex maximus désignait vingt jeunes filles parmi lesquelles la future vestale était tirée au sort. Les vestales étaient soustraites à la puissance de leur père; elles tombaient sous la puissance de la divinité, représentée par le pontifex maximus :
celui-ci les faisait enterrer vives, si elles manquaient à leur vœu de chasteté ; il les châtiait, si elles négligeaient leurs fonctions. Ces fonctions consistaient à
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entretenir à tour de rôle le feu sacré au foyer de l'État et à le renouveler chaque année le l*"" mars. Les vestales jouissaient en revanche de grands privilèges : licteurs, places d'honneur aux jeux, droit de grâce pour le condamné qu'elles rencontraient. Leur tête était ceinte de la vitta (fig. 354. Voir aussi la ligure 362). Leur couvent (a</'iî»nFes/«e) était voisin du forum; on en a trouvé assez récemment des restes importants.
Voir Forum.
Vestibnlani. Intervalle qui sépare la porte d'entrée de l'alignement de la rue. Dans les grandes maisons patriciennes, le vestibulum est un portique, ou un jardin en façade, et il sert de salle d'attente à la foule des clients venus pour la salutatio ; dans les maisons bourgeoises, le vestibulum est indiqué seulement par quelques marches; parfois même il est supprimé. Le sens du mot vestibulum change au temps des Antonins; dès lors on l'applique, comme notre mot vestibule, à l'antichambre où l'on se trouve, une fois la porte d'entrée franchie. C'est ce qui a été indiqué à la figure 132, qui accompagne l'article Domus. P.
Veteranns. Soldat qui a achevé son temps de service. Les vétérans, pour la plupart, sous lEmpire, rentraient dans leurs foyers ou s'installaient dans des villes voisines du camp où ils avaient servi; quelques-uns demeuraient à l'armée soit comme combattants, soit dans des services auxiliaires. Ils y formaient des corps à part {vexilla veteranorum).
Tant qu'ils restaient en activité, les vétérans n'avaient pas droit à leur pension de retraite.
Vexillarins. !<> Porte-enseigne; se dit particulièrement en parlant de la cavalerie, par opposition au signifer des légions;
2° Vexillarii. Soldats faisant partie d'une vexillatio (Voir ce mot). G. M.
Vexillatio. Détachement. Quand un groupe de soldats était constitué, pour un temps, en unité indépendante, que ce fussent des vétérans restés au service après avoir reçu leur congé, des conscrits non encore incorporés à leur régiment, ou des soldats faisant partie d'une troupe régulière, il avait comme étendard un vexillum; aussi prenait-il le nom de vexillatio. Postérieurement le mot s'appliqua exclusivement à des groupes de cavaliers.
Vexillnui.
Étendard de la cavalerie et des détachements formés en vexillatio.
C'est unepiècedétotîe carrée, attachée à une baguette transversale fixée au bout d'une perche (fig.
356). G. M. Fig. 356.
Via. Route dans tous les sens, mais plus particulièrement grande route sablée ou pavée. Les voies romaines sont, avant tout, des routes stratégiques {via militaris) destinées à faciliter l'envoi des troupes dans toutes les parties de l'Empire. Le réseau s'en est augmenté à mesure que s'accroissait la domination romaine. La première grande route, la via Appia, de Rome à Capoue, fut destinée à assurer la soumission de la Campanie; la défaite des Boiens nécessita la création de la via Aurélia; et celle des Gaules et des populations germaniques eut pour conséquence la construction d'un réseau routier important dans les Alpes et les bassins du Danube et du Rhin. Peu à peu des viae traversèrent tout l'Empire, du fond de l'Espagne au fond de l'Egypte.
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Ce caractère de routes stratégiques explique que les Romains, désireux avant tout de la rapiditi'" des connnunications et des transports militaires, n'aient tenu aucun compte, dans la construction de leurs %Tiies, des accidents naturels du terrain : leurs routes sont autant que possible des lignes droites. Aussi les travaux d'art y sontils très nombreux : ponts jetés sur les vallées, remblais {aggeres) dans les dépressions du sol, pilotis, chaussées et maçonneries dans les terrains marécageux comme dans une partie de la voie Appienne, murs énormes de soutènement sur le tlanc des ravins, tranchées dans les montagnes , ou même tunnels.
Les Romains ne se contentaient point d'aplanir le sol. Pour assurer la solidité de la route, au lieu de la percer, ils la bâtissaient (fig. 3.j7). On commençait
épaisseur de 5 pouces (A), était formée de blocs de pierre dure assemblés. Ces blocs polygonaux, de basalte en général, étaient unis par un ciment si dur que maintenant encore il est difficile de les réparer. On s'efforçait de produire une surface aussi unie que possible. La route était généralement un peu en dos d'âne de manière à faciliter l'écoulement des eaux. D'autres fois, au lieu de paver, on se contentait de répandre sur la route du gravier et du sable [glarea viam sternere) , Indépendamment de la chaussée réservée aux voitures (agger), il y avait en général des trottoirs (limites, margines) réservés aux piétons et qu'on pavait de tuf ou de toute autre pierre tendre. Des bornes étaient aussi disposées le long des routes stratégiques pour permettre aux cavaliers de monter plus facilement à cheval.
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par tracer deux sillons parallèles distants de 10 à 14 pieds, qui déterminaient la largeur de la via. Les ouvriers défonçaient l'espace ainsi délimité et y creusaient un fossé d'un peu plus de 40 pouces. Au fond, sur la terre tassée (T) on établissait une base solide de maçonnerie [statumen) d'environ 23 pouces d'épaisseur (P). Venait ensuite une seconde couche composée de pierres liées par un peu de ciment (nucleus) et épaisse de 4 pouces (S). La troisième couche ou riidiis, épaisse de 10 pouces, était faite d'un mortier de chaux et de cailloux piles (C). Enfin la couche supérieure, ou summa criista, d'une
La distance était mesurée sur les routes au moyen de colonnes [miliaria] dont l'usage s'était introduit déjà sous la République et dont l'emploi fut étendu par Auguste. Voir Miliaria. Sur les routes qui partaient de Rome, la distance était comptée à partir du miliarium aitreiim, colonne milliaire dorée qu'Auguste avait fait élever sur le forum entre le temple de la Concorde et la hasilica Julia. Elle était considérée comme le centre de l'Empire [iimbilicus). Quelquefois ces colonnes étaient entourées de bancs pour les voyageurs fatigués. Sur la plupart des routes il y avait d'ailleurs des monuments variés.
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principalement des tombeaux, surtout à l'intérieur ou aux portes des villes, ou des arcs de triomphe, etc. Enfin, de place en place, se trouvaient sur le bord de la route des gîtes pour le voj'ageur (mansiones) ou des relais {mufationes) pour le service des postes impériales {cursus piihlicus].
Les viae étaient construites en général aux frais de TÉtat, quelquefois aux frais des magistrats ou même des particuliers qui alors leur donnaient leur nom. On y employait des ouvriers salariés, des habitants réquisitionnés comme corvéables , des condamnés ; très souvent le travail était fait 7nanu militari.
Les viae dont nous parlent le plus souvent les écrivains anciens sont les viae :
Appia. Elle sépare la douzième région de Rome de la deuxième puis de la première, sort par la porta Appia, traverse le Latium, la Campanie, le Samnium, l'Apulie pour aboutir à Brindes.
Aurélia. Elle commence au bas du Palatin, dans la onzième région de Rome, traverse le pont ^milius et sort par la porta Aurélia de la quatorzième région de Rome ; elle longe la côte de la mer Tyrrhénienne, traversant le Latium, rÉtrurie et la Ligurie, et se prolonge jusque dans la Narbonnaise à Arles. Une autre voie Aurélia nova traverse la neuvième région et rejoint la première.
Clodia. Elle part de la voie flaminienne près de Rome et rejoint la via Aurélia sur la côte, en traversant rÉtrurie.
Flaminia. Elle continue la via Lata, .
au-delà de la porta Flaminia, traverse lÉtrurie et l'Ombrie et aboutit à Ariminum. Elle fut dans la suite prolongée jusqu'à Bologne , puis jusqu'à Aquilée.
Lata. Elle joint le Capitole à la porta
Flaminia à travers la septième et la neuvième régions de Rome.
Latina. Elle se détache à Rome de la via Appia, traverse la première région, sort par la porta Latina, traverse le Latium et vient se confondre avec la via Appia un peu avant Capoue.
Salaria. Elle traverse la sixième région, sort par la porta Salaria et traverse la Sabine et le Picenum pour aboutir à Adria sur l'Adriatique.
Trajana. Elle joint la via Latina à
l'Adriatique par le Samnium et l'Apulie.
Valeria. Elle va de Rome au pays
des Marses par le Latium et le pays
sabin. G. M.
On donne aussi le nom de via aux rues d'une ville, qui sont établies sur le môme principe que les grandes routes.
La figure 358 représente une rue de Pompéi; on y voit, au travers de la chaussée trois gros blocs de pierre qui permettaient aux piétons de passer d'un trottoir à l'autre sans descendre. Leurs dimensions et leur emplacement étaient calculés de façon à ce que les roues des voitures pussent passer dans l'espace qui les séparait.
Via praetoria, prineipalis. Voir Castra.
Viator. Appariteur, huissier. Fonctionnaire attaché d'abord au service de tous les magistrats, et plus tard au service des magistrats qui n'avaient pas de licteur. Les viatores faisaient office de messagers, convoquaient les sénateurs à la curie, les citoyens aux comices, les justiciables devant les tribunaux, etc. G. M.
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Vicani. Habitants du viens. P. J.
Vicarins. Sous le Bas-Empire, on appelle ainsi :
1° Le suppléant du préfet de la ville [vicarins praefecliu'ae), les deux suppléants du préfet du prétoire {vicarius Urbis et vicarins Italiae) ;
2° Les gouverneurs du plus grand nombre des diocèses (Voir Diocesis).
Vicarins (serAus). Voir Peculium,
Vicesînia. Impôt dont le taux est du vingtième de la valeur de l'objet taxé. Deux impôts principaux ont poi'té ce nom : la vicesima heredilatium ou impôt sur la transmission des héritages et la vicesima libertatis, ou impôt sur les afl'ranchissemcnts d'esclaves. Les vicesimarii sont les percepteurs d'un impôt du vingtième.
Victinia. Voir Hostia.
Yictimarins. Voir Immolatio.
Yictoriatns. Pièce d'argent, valant un demi denier {denarius) ou cinq as, et qui portait sur le revers une effigie de la Victoire, d'où elle tire son nom.
Vîcus. Agglomération urbaine (rue et quartier) ou rurale (village) comprise dans le territoire d'une ville et soumise à l'administration et à la juridiction de cette ville. Le viens comme le paffiis a son culte particulier (eompitalia). Auguste partagea Rome en deux cent soixante-cinq vici répartis en quatorze régions et réorganisa ces cultes populaires (Voir Magister, Magister vici, pagi). P. J.
Vigiles. Esclaves publics, au nombre de 600, mis par Auguste à la disposition des tresviri nocturni, des aecliles cnrnles et des fonctionnaires chargés de la police, pour éteindre les incendies et veiller à la sécurité de la ville.
Vers l'an 6 (après J.-C.) Auguste organise une milice régulière de vigiles. Ce sont des esclaves ou des afl'ran-
chis. Ils forment sept cohortes, de 1,000 hommes, ayant chacune à leur tête un tribimns vigilnm, réparties dans les quatorze régions de la ville, à raison d'une par deux régions, et logées dans quatorze corps de garde [excubitoria). Leur chef est le praefectus vigilum. Ils sont chargés d'éteindre les incendies et de la police de la ville pendant la nuit. Après six ans (puis trois ans) de service, un vigile peut devenir citoyen et s'engager dans une légion.
— A l'époque du Bas-Empire Constantinople, et plus tard Ravenne, eurent leurs vigiles.
Vigiliae. Gardes de nuit, par opposition aux gardes de jour [excubiae).
Vigiiitiviri. 1» Commission de vingt personnages, nommée en ,59 pour exécuter la loi agraire de Jules César ;
2° Sous l'Empire, on réunit sous le nom de vigintiviri : 1° les deeemviri litibus judieandis (Voir Deeemviri) ; 2° les tresviri capitales (Voir Tresviri) ; 3° les tresviri monetales aère argento auro flando feriundo; 4° les quatre curatores viarum (Voir Curator). Il fallait avoir passé par l'une de ces charges, dites charges du viginliviratus, pour arriver à la questure : c'était le début nécessaire de la carrière sénatoriale.
VIllcus, villicus. Esclave chargé de diriger l'exploitation d'une ferme, de veiller à l'entretien du matériel agricole, de faire ensemencer les champs, de vendre les produits, etc. Il est le fondé de pouvoir du maître et a sous ses ordres les contremaîtres de toute sorte [magislri operum) et les différents esclaves préposés à l'exploitation:
esclaves agricoles, bergers , gardiens do la basse-cour. V. V.
Villa. Habitation à la campagne. H y en avait de toutes sortes, suivant la fortune du propriétaire. Elles se com-