BISE
On disait que la foudre était enterrée dans le bidental (fuUjur conditum).
Bifores. Voir Fores. G. G.
Biga ou Bigae. Véhicule traîné par
Fig. 45.
deux chevaux, soit voiture , soit char de guerre, ou de course (fig. 45). P.
Blgatns. Denier de la République, qui avait pour type au revers soit Diane, soit la Victoire, dans un char de guerre à deux chevaux (Voir Biga).
La période d'émission des bif/ali s'étend de 217 à 64 av. J.-C. P.
Bilanx. Balance à deux bassins.
Voir Libra. M.-A. R.
Bilychnis.' Lampe à deux becs qui
Fig. 46.
se posait sur un pied ou se suspendait par un anneau (fig. 46).
Fie.
Bipennis. Hache à double tranchant, très anciennement employée comme instrument de travail et comme arme (fig. 47). La hache remplissait comme outil le même office que la dolabra. Elle était alors généralement désignée sous le nom de securis. Comme arme, elle ne tarda pas à disparaître de l'armement des légions; mais elle resta l'instrument qui, dans les sacrifices, servait à abattre le taureau et toutes les grandes victimes.
Biprorns. Vaisseau dont la poupe et la proue sont également effilées.
Voir Navisi
Bircniis. 1° Navire de guerre, à deux rangs de rames superposés (Voir le mot Navis) ;
2" Embarcation à deux rames.
Birrns. Vêtement en laine grossière : il avait la forme d'un manteau à capuchon. Il ne différait de la lacerna que par la qualité de l'étoffe, qui était très inférieure.
Bi)i«elliiiiii. Siège . double, très large et sans dossier, presque toujours richement orné (fig. 48). Il était réservé aux
décurions et aux Auqustales des municipes. F. V.
BIVI
BUCl
Bivinni. Point de rencontre de deux routes, bifurcation d'une route.
Boin. Collier de bois ou de fer que l'on mettait aux chiens dangereux, aux esclaves fugitifs et aux criminels.
Bouibycinnni. Voir Sericum.
Bona caduca. Biens tombés en déshérence par suite de rabsence, de l'incapacité ou de la renonciation des héritiers naturels. Ils revenaient à Vaerarium jusqu'au règne de Caracalla, et, à partir de cette époque, au fisc.
Bouornni possessio. Voir Possessio.
Braea ou Bracca. Braie ou culotte.
Vêtement tantôt collant, tantôt ample, serré autour de la taille par une ceinture et qui descend environ jusqu'à la cheville ou au moins jusqu'au-dessous du genou. Il était d'abord uniquement porté par les barbares, surtout par les hommes du Nord et aussi par les peuples de l'Asie; dans ce dernier cas, il était en général rayé ou bigarré {picta, virgata). Introduites dans l'armée romaine par les auxiliaires [bracatns mi- ^es),les braies furent ensuite adoptées par les soldats romains, d'abord dans les pays froids, puis partout (fig. 49), au point que la wioibraccariiis c\m désignait d'abord les tailleurs qui fabriquaient les braies, finit par désigner tous les tailleurs.
Une province de la Gaule [Gallia Narbonensis) fut pendant longtemps désignée du nom| de Gallia braccata, à cause du costume de ses habitants. G. M.
Brachia. Bras, et ce qui a la forme des bras : murs de défense qui tendent à se rejoindre, jetées laissant entre
elles un passage, antennes du navire, etc.
Baeeiila. Mentonnière à charnières qui était adaptée au casque (fig. 50). Les cicatrices que son usage prolongé produisait sous le menton servaient à reconnaître les vétérans. Voir Galea. G. M.
Bncina et Bnccîna. Conque, trompette. La bncina est proprement la coquille en spirale, facilement transformée en trompette, dont sonnent, selon la mythologie, les tritons et les autres dieux marins; c'est la corne, en général recourbée, dont les paysans et les pâtres se servent pour rappeler leurs troupeaux, et qu'on employait dans les premiei's temps pour convoquer les Quirites à l'assemblée ou pour sonner
Fig. 50.
l'alarme; enfin, c'est un instrument de musique militaire, fait en métal, recourbé en forme de cor (fig. ol),