‹ Lexique des antiquités romainesChapitre 32 sur 233 · CALA · texte numérisé non relu

CALA

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Calamistrnm, Calamistrus, Calaniister. Instrument de fer pour friser les ctieveux. On en connaît mal la forme. Au temps de Cicéron, il était à la mode de se faire friser, pour les hommes comme pour les femmes.

Calamus. Tige de roseau ou de jonc. Calamus désigne, comme arundo, un certain nombre d'objets faits en roseau, tels que ligne, flèche, chalumeau, baguette d'oiseleur, plume de roseau pour écrire sur du papier ou du papyrus, etc. Le roseau et l'encrier forment la theca calamaria (Voir Graphium). F. V.

Calata coniîlia. Voir Comitia.

Calathns. Corbeille de jonc ou d'osier, de forme évasée et qui avait une large ouverture. C'était la corbeille à ouvrage des femmes : elles y plaçaient la laine qu'elles filaient : par suite le calathus devint l'emblème de la vie domestique, l'attribut de Minerve, et était souvent offert en présent aux jeunes filles. On y recueillait aussi les fleurs, les fruits, les produits des récoltes, en sorte que ce fut l'attribut de Cérés ou des Saisons et qu'on en fit, comme symbole de fécondité, la coilTure de certains dieux, de leurs prêtres et de leurs prêtresses. C'était encore un panier où l'on faisait égoutter les fromages. Enfin, on appelle calathus certains vases, des coupes et des vaisseaux de terre ou de métal qui contenaient le vin, le lait, les divers liquides, et qui avaient la même forme que ces corbeilles.

Calator. A l'origine, ce nom dut être donné à des esclaves qui accompagnaient leur maître et se tenaient prêts à recevoir ses commandements. Plus tard, il a surtout été employé pour désigner les serviteurs attachés aux divers collèges sacerdotaux. A chacun des membres des grands collèges apparte-

nait un calator qui l'assistait dans ses fonctions et faisait son service personnel. M.-A. R.

Calcar. Éperon. Cette pièce dut faire d'assez bonne heure partie de l'équipement du cavalier ro-

Fiç. o7.

main. Les éperons que l'on a retrouvés ont la pointe conique (fig. SI) ou quadrangulairc, ordinairement droite ou relevée en ergot. Un arrêt, consistant en une petite barre ou un crochet, empêche généralement que cette pointe ne puisse trop s'enfoncer dans le flanc du cheval. L'éperon était fixé au pied, tantôt à l'aide d'attaches passant dans des ouvertures placées aux extrémités des branches, tantôt à l'aide de boutons plats situés à l'intérieur. M.-A. R.

C'alccanicn, Calceanientiiiu.

Chaussure. Sauf les esclaves, dont beaucoup marchaient pieds nus, les Romains paraissent ne s'être jamais montrés en public sans être chaussés.

Il faut faire exception pour certaines processions ou cérémonies religieuses (culte de Cybèle, procession des Sesguipedalia).

Les chaussures avaient des formes très variées suivant la fantaisie des particuliers. Les principales chaussures sont appelées Baxa, Calceus, Calceoliis, Calif/a, Cvepida, Cothurnus, Pero, Sandaliiim, Socciis, Solea (Voir ces mots).

Calccolus, C'alcens. Le calceus est la chaussure oflicielle des Romains, qui se portait avec la toge. C'était une sorte de brodequin en cuir, à haute semelle, à empeigne très élevée, muni d'une patte postérieure qui montait jusqu'à la naissance du mollet, ouvert latéralement sur le côté intérieur de la jambe, avec une languette

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