GARA
CARC
Caraealla. Vêtement de dessus usité en Gaule. 11 ressemblait à la lacerna romaine et ne tombait pas au-dessous du genou (fig. 73). L'empereur Aurelius Antoninus Bassianus, fils de Septime Sévère, l'aifectionnait et en rendait le port obligatoire pour venir à la cour : de là son surnom de Caraealla. La caraealla antoninc était plus longue et plus ample que la caraealla gauloise.
Carbasus. Étoffe de lin très fin. Ce mot est l'équivalent du grec ^tâp-atroi; et désigne proprement les tissus de coton, originaires de l'Inde, dont l'usage devint familier aux Romains après leurs guerres contre les rois d'Asie. Plus tard il a été improprement étendu à toutes les étoffes fines, comme celles de lin, et même à d'autres plus grossières, le vélum d'un théâtre, les voiles d'un navire, etc. M. -A. R.
Carbatina. Chaussure de paysan.
Elle se composait d'un seul morceau de cuir plus grand que la plante des pieds, qui était replié sur le pied et maintenu par des courroies passant par des trous pratiqués dans les bords du cuir.
C'arcer. !<> Prison. L'emprisonnement était rarement prononcé par les lois ; le career est surtout destiné à la détention préventive. On distinguait la détention simple et la détention avec les chaînes [vincula). Les triumviri capitales étaient chargés, à Rome, de la direction des prisons. Les prisons avaient trois étages : le premier [career inferior, carnificiaria) servait de lieu d'exécution; c'était un cachot souterrain; l'étage intermédiaire {career inte-
rior) était de niveau avec le sol; l'étage supérieur, au-dessus du sol, était réservé aux prisonniers dont la détention était peu rigoureuse. Le criminel était descendu dans l'étage souterrain par une ouverture du plafond et l'on en retirait son corps à l'aide d'un croc [uneits], après l'exécution. La figure 74
Fi;;. 74.
reproduit une coupe de la prison Mamertine à Rome; on y distingue nettement l'ouverture qui servait à descendre les prisonniers dans le cachot;
2° Emprisonnement. Voir Custodia.
C'arcercs. Partie des cirques romains : écuries où Içs chars séjournaient avant les courses et où ils retournaient ensuite (fig. 7o). Elles
Fig. 75.
étaient généralement au nombre de douze. Des portes les fermaient, qui s'ouvraient au moment voulu pour donner passage aux coureurs. Voir Circus.
CARC
CARP
Carchesiuni. 1° Vase à boire assez semblable au caiitharc (fig. 76). Sans pied, légèrement resserré en son milieu, il avait deux anses en forme d'oreille (n'était en usage que chez les Grecs) ;
2o Hune, c'est-àdire sorte de cage ou de corbeille qui, placée au haut du mât, servait de poste d'observation tant pour la manœuvre que pour le combat. P.
Cardo. Pivot de pierre ou de métal autour duquel tournait la porte ; un des « cardo » était fixé dans le linteau, l'autre dans le seuil de la porte (%. 77). G. G.
Cardo iiiaximu<ii. Ligne dirigée du Nord au Sud et qui orientait le templum, la f^ colonie, le camp {castra). Fig. 77.
Dans les colonies et dans les camps, une rue était tracée suivant cette ligne. 11 est coupé par le Deciimanus Maximus (Voir ce mot) au point nommé groma dans les colonies et decussis dans le templum. On appelait Ca7'do minor une ligne parallèle au Cardo maximus et coupée par les Decuviani minores, de manière à limiter les centuries {centuria), dans les colonies (Voir Limes).
P. J, Cariiia. Quille, forte poutre ou assemblage de poutres, disposée horizontalement suivant l'axe du vaisseau et se relevant à la poupe et à la proue, en forme d'arc allongé. Elle était intérieurement renforcée par une fausse quille, poutre ou assemblage de poutres parallèles et servait de corps au bâtiment tout entier, en supportant les membrures [costae] du navire. VoirNavis.
Carmen. Paroles soumises à un rythme ; de là :
1° Composition poétique, et spécialement poésie lyrique;
2o Prédiction, oracle. Les carmina Marciana étaient un recueil d'origine inconnue contenant des oracles analogues à ceux des livres sibyllins.
Découvert en 213 av. J.-C, ce recueil, attribué aux Mardi fratres, fut déclaré digne de foi et confié à la garde des decemviri sacris faciundis (Voir ce mot).
Comme les livres sibyllins, il recommandait le culte d'Apollon. Voir aussi Arvales Salii;
3» Formule d'incantation;
4» Paroles sacramentelles prononcées dans les procès ou dans les cérémonies religieuses ;
5° Carmen famosuin^ paroles ou écrit injurieux.
Caruificiiia. Voir Carcer.
Carpciitiim. Voiture à deux roues munie d'un baldaquin avec des rideaux et richement ornée (fig. 78).
Fig. 78.
Elle servait :
1° Dans les processions du culte public ;
2" Dans les processions du cirque ;
3^ Dans les cérémonies funèbres, pour porter Purne {carpentum funèbre).
L'usage du carpentum, un instant permis aux matrones après le triompiie de Cannlle(396 av. J.-C), devint général au nie gi^.cio lie notre ère, époque à laquelle^ les particuliers purent circuler dans Rome en voiture. F. V.