CELE
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temps que la dynastie des Tarquins.
Celes ou Celox. ï° Cheval de selle et surtout cheval de course ;
2" Embarcation légère et rapide, comparée aux chevaux de course à cause de la célérité de son allure. Les celoces n'étaient probablement pas pontées : les plus grandes allaient à voiles et à rames, mais en général elles n'allaient qu'à rames. Il y avait deux bancs parallèles de rameurs, un de chaque côté, en sorte que chaque homme y maniait sa rame, .au contraire des barques où le rameur avait deux rames, et des vaisseaux pontés où il fallait plusieurs hommes à chaque rame. Ces embarcations servaient sans doute aux mêmes usages que nos « croiseurs à marche rapide. » C'était aussi le bâtiment ordinaire des corsaires et des pirates, qui ne faisaient que des coups de main inattendus suivis d'une prompte fuite. Voir Navis. G. M.
Celensnia. Chant entonné par Vhortator (Voir ce mot), et dont il marquait la mesure avec son bâton pour donner la cadence aux rameurs. G. M.
Cella. D'une manière générale, endroit clos, réserve, cellule.
1° Dans un temple, partie ordinairement close où se trouve l'image de la divinité (Voir Templum) ;
2° Dans une maison, chambre où l'on entasse l'ensemble des px'ovisions, magasin ou grenier [cella penaria, penual'ia); chambre où l'on serre les objets nécessaires à la consommation journalière, office ^ {cella jyroma, promptuaria) ;
cave à huile {cella olearia, olearis); cellier (fig. 85) ou cave {cella vinaria); et toute partie de l'édifice où quelque chose est tenu en réserve ;
3" Pièce de petites dimensions, ou simplement chambre : chambre d'hôtellerie; loge de gladiateurs; chambre des domestiques [cella familiaris, familiarica, servorum) ; loge du concierge {cslla osfiarii ou janitoris); loge du garde de l'atrium {cella afriensis) ; pièces différentes des établissements de bains {cella caldaria, tepidaria, frigidaria, y nctoria), etc. G. M.
Cellarins. Officier domestique, de la classe des ordinarii, qui était chargé du garde-manger et de la cave, et distribuait les vivres dans la maison. Ses fonctions étaient analogues à celles de notre dépensier.
Cenotaphinm. Cénotaphe ou tombeau vide. Il arrivait souvent chez les Romains, comme chez les Grecs, qu'on élevât un monument à la mémoire d'une personne dont les cendres étaient ailleurs ou dont on n'avait pu retrouver le corps. Dans ce dernier cas, ce n'était pas seulement un hommage rendu au souvenir du défunt {lumulus honovarius) ; dans la pensée des anciens, le mort auquel avait été élevé un cénotaphe n'était pas condamné à vivre cent ans sur les bords du Styx comme ceux dont les cadavres restaient privés de sépulture. M.- A. R.
Censor. Censeur.
l.Censeurs à Rome. — La création de cette magistrature en 443 coïncide avec le remplacement provisoire des consuls par des tribuni militum consulari potes-
tate, qui pouvaient être patriciens ou plébéiens. On voulut, en créant la censure, réserver du moins aux patriciens le droit de faire le cens. Mais en 403,
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la censure devint accessible aux plébéiens. Rendue presque inutile par la réforme de Sylla, battue en brèche par Clodius, elle disparut sous l'Empire et les empereurs héritèrent de la puissance des censeurs {cetisoria poteslas).
Les deux censeurs élus tous les cinq ans pas les comices centuriates sous la présidence du consul sont proclamés [renunliati) le même jour. L'abd'.'ation ou la mort de l'un entraînent l'abdication de l'autre. lueurs fonctions durent dix-huit mois {lex Aemilia, 433). Ils abdiquent après la cérémonie du Liis- Irum (Voir ce mot).
Les censeurs n'ont pas Vimperium (Voir ce mot). C'est une loi centuriatc [lex centuriala de censoria potestate) qui les revêt de leur pouvoir. Us entrent en fonction le jour même de l'élection. Leur puissance comprend : le jus edicendi (Voir Edictum), le jus conlionis (Voir Contio), le jus coercitionis (Voir Coercitio), enfin, les pouvoirs suivants qu'ils exercent sans contrôle et sans responsabilité, après avoir prêté serment :
1" Ils font le cens (census) assistés des curalores tribuum (voir Curator), d'experts assermentés [juralores] et de scribes. Ils estiment d'après une formule [formula censendi, lex. censui censendo) (Voir Formula — Lex), qu'ils ont édictée d'avance, la fortune de tous les citoyens qui doivent se présenter devant eux au champ de Mars et faire les déclarations nécessaires. Un citoyen pouvait à cette occasion allranchir son esclave sans autre formalité [manumissio ex censu. Voir Manumissio). Us dressent alors les listes des citoyens — liste des électeurs et contribuables, liste des orhi et viduae dont les propriétés paient Vues hordearium, liste des étrangers domiriliés ou citoyens sans dntit de sullrage (Voir Aerarii) — et les répartissent en classes et centuries, lis
dressent la liste du sénat [lectio senatus). Ils passent la revue des chevaliers {recof/nilio Equitum) ;
2» Toutes ces fonctions leur donnent l'occasion d'exercer la police des mœurs [reçiimen morum). Us peuvent, comme dégradation, faire passer un citoyen d'une tribu rustique dans une tribu urbaine [tribu moveré), ou en le flétrissant d'une note (Voir Nota) enlever au simple citoyen son droit de suffrage [referre iiiter aerarios), au chevalier son cheval [adimere equum), au sénateur son siège au sénat [senatu movere). La nota n'avait de valeur que pendant le lustre.
Us pouvaient aussi par des ordonnances réprimer le luxe et les modes scandaleuses ;
3° Us dressaient le budget des recettes de l'État [vectigalia] et celui des dépenses [ultro tributa). Us avaient le droit d'aliéner des biens meubles et immeubles appartenant à l'État, adjugeaient aux publicains (Voir Publicanus) les plus offrants {maximis pretiis) la ferme des impôts et passaient aux meilleures conditions possibles {infîmis pretiis) les mai'chés avec les fournisseurs de l'État: nourriture des oies du Capitole, remise à neuf de la statue de Jupiter Capitolin, entretien et réparation des bâtiments publics, temples, basiliques, etc., locatio censoria. Tous les actes de ces marchés (tabulae censoriae) étaient conservés dans leurs archives et un double était déposé à Vaerarium;
4" Naturellement les censeurs exerçaient une juridiction administrative qui leur permettait de trancher Fes différends entre l'État et les particuliers, les litiges qui concernaient la distribution et l'usage des eaux publiques, ceux qui avaient trait à la ferme de l'impôt et les contestations au sujet des travaux publics.
l.,es consuls, préteurs ou (luesteui's
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suivant les cas, les suppléaient pendant le temps où ils n'étaient plus en fonction.
II. Censeurs municlpauj-. Les municipes eurent originairement des censeurs; mais ceux-ci furent, après la lex Julia municipalis (45), remplacés par les quinquennales censoria potestate, ou duoviri (IlIIviri) censoria potestate, élus tous les cinq ans. L'année de leur exercice on n'élisait personne à la charge de {duoviri ou IlIIviri) jure dicundo ; car ils en faisaient fonction. Sous l'Empire (ii<' siècle de notre ère), le curator (Voir ce mot) finit par les supplanter. P. J.
C'ensns. {° Capital imposable, proportionnellement auquel les citoyens doivent prendre part aux charges de l'État (Voir Tributum). Le cens était aussi la base d'après laquelle les divers membres de la cité romaine étaient répartis en classes (Voir Centuria). La constitution de Servius TuUius était fondée sur ce principe. Auguste s'y conforma également quand il divisa la société en trois parties, l'ordre sénatorial (cens de 1,000,000 de sesterces et au dessus), l'ordre équestre (cens de 400,000 sesterces et au dessus) et le troisième ordre;
2" L'opération du recensement, destinée précisément à connaître le cens de chaque citoyen à Rome ou en province, se nommait aussi censiis. Elle avait lieu tous les cinq ans sous la République, à des dates irréguliôres sous l'Empire. De plus' Auguste lit faire un recensement général de l'Empiï'e, qui amena la confection d'un cadastre terminé seulement sous Trajan. Pour le dresser et ensuite pour le tenir à jour, il y avait toute une hiérarchie d'employés {legatus ad census, adjutor ad census, censitor).
Centesîuia rernni «enalinui. Impôt établi après les guen-es civiles sur
tous les objets meubles et immeubles mis en vente dans tout l'Empire. Il était de 1 0/0.
Centesînia nsnra. Intérêts en matière de prêts d'argent, calculés à raison de 1 0/0 par mois, 12 0/0 par an : tel était le taux légal sous l'empire.
Cento. 1° Couverture, pièce d'étoffe ou vêtement fait de morceaux cousus ensemble, et qu'on employait pour les usages vulgaires ou qu'on plaçait sous le bât des bêtes de somme, pour empêcher qu'il ne les écorchât. Sortes de matelas de cuir humides que l'on mettait autour des machines de guerre pour les défendre des projectiles et du feu. On s'en servait aussi pour éteindre les incendies;
2" Par extension, écrit fait de vers ou de phrases empruntés à différents auteurs. F. V.
Ceiitauivirali»^ (hasta). Lance dressée dans le tribunal des centumvirs, comme insigne de leur puissance. D'où l'expression centumviralem hastam erifjere, convoquer les centumvirs. G. M.
Ccntaniviri. Centumvirs .
I. Sous la République. — Tribunal permanent composé de cent cinq membres à raison de trois par tribu. 11 jugeait les affaires concernant la propriété quiritaire, d'où la lance symbolique {hasla) plantée devant ce tribunal. Les préteurs (urbain et péregrin)le3 lui renvoyaient après avoir fixé le point de droit. Toute requête présentée devant ce tribunal devait avoir la forme d'une action de la loi [leçiis actio. Voir Actio).
IL Sous l'Empire. — Auguste fondit ce tribunal avec celui des Decemviri stlitihus jndicandis (Voir Decemvir).
Le nombre de ses membres est alors cent quatre-vingt. Il est divisé en quatre chambres {/lastae, ou consilia, ou trilmnalin). Sa compétence ne s'étendait qu'aux revendications d'hérédité
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par les héritiers frustrés. Le praelor hnstarius présidait ce tribunal. Les decemviri avaient probablement la présiilence des chambres.
Il disparut à la fin du iW^ siècle de notre ère. P. i.
Ontnucuins. Sorte d'habit d'arlequin que portaient les acteurs de mimes. G. M.
Centnria. 1° Compagnie d'infanterie dans l'armée primitive de Rome, ainsi nommée parce qu'elle était composée de cent hommes. Dans l'organisation de Servius TuUius, la centurie devint l'unité tactique, comme elle était l'unité de suffrage. Elle donna son nom aux comices centuriates (Voir Comitia). Camille rompit cette corrélation entre l'organisation électorale et l'organisation militaire : c'est le manipule qui devint l'unité tactique. Mais la centurie demeura une division de l'année :
elle forma la moitié d'un manipule.
Elle était commandée par un centurion (Voir Centurie);
2° Groupement des citoyens établi par la constitution de Servius Tullius.
Ce souverain voulut que les citoyens les plus riches supportassent la plus forte part des impôts ainsi que le service militaire le plus rude et le plus coûteux; et qu'en échange de ces sacrifices ils eussent dans l'assemblée la plus grande part d'influence politique. Partant de ce principe, il les répartit en cent quatre-vingt-treize centuries. Les dix-huit premières centuries [centiiriae e.quitum) comprenaient, avec les sénateurs, les citoyens possédant tout ensemble la fortune suihsantc pour acheter et entretenir un cheval et les aptitudes nécessaires pour figurer avec honneur dans la cavalerie. Les autres citoyens possédant une certaine fortune furent divisés en cinq classes : ils étaient désignés sous le nom général <\Qassidui. Tout citoyen inscrit au cens
pour une fortune d'au moins 100,000 as appartenait à la l" classe; une fortune de 75,000 as donnait accès dans la 2<= ; 50,000 as dans la 3^; 25,000 as dans la 4''; 11,000 as dans la 5<=. La première classe comprenait quatre-vingts centuries; jointes aux dix-huit centuries de chevaliers, cette classe, relativement fort peu nombreuse et comprenant les plus riches, disposait de la majorité absolue dans les comices : ainsi l'influence politique dépendait de la fortune. Ceux qui ne possédaient même pas 11,000 as n'étaient plus des assidui; ils ne faisaient point partie des classes et étaient rangés, soit parmi les proletarii, s'ils n'étaient point dénués de toutes ressources, soit parmi les capite censi, si leur dénuement était absolu. Les capite ce»si n'étaient jamais soldats; les proletarii. pouvaient être enrôlés en cas de nécessité [in tuviulfu); les Romains des cinq classes devaient le service militaire; et l'armement allait se compliquant de la cinquième à la première classe. Les citoyens de la première classe portaient les armes défensives les plus lourdes et les armes ofi'ensives les plus fortes. Ajoutons que, parmi les centuries renfermées dans chaque classe, il y avait un nombre égal de centuries de seniores et de centuries de juniores : en cas de guerre, les juniores, âgés de moins de quarante-cinq ans, avaient une place dans l'armée active, et les seniores dans la réserve;
3° On donne aussi le nom de centuria à une mesure de superficie, équivalente à 200 jugera, c'est-à-dire à 50,377 hectares.
Ceninrio. Oflicier de l'armée romaine, qui originairement, commandait un groupe de cent soldats [centuria).
Sous la République, il y en avait soixante par légion; ils étaient nommés ])ar les tribuns. Ils étaient hiérarchisés,
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leur rang étant plus ou moins élevé suivant qu'ils étaient à la tête de triarii, de principes ou de hastati, et quïls occupaient, dans le manipule, la première ou la seconde place.
A l'époque impériale, bien qu'il n'y cutplus de distinction entre les triarii, les principes et les hastati , ces noms continuent à être donnés aux difl'érents centurions suivant leurs grades ; mais ils furent répartis dorénavant entre les dix cohortes (cinq dans la première, six dans chacune des autres, en tout soixante- ■"'?• ^^•
neuf). Le premier de tous était nommé primipile {primiis pilus).
Les centurions légionnaires avaient des fonctions fort étendues et fort variées. Ils commandaient l'armée en campagne, surveillaient l'établissement du camp, s'occupaient de toutes les questions d'administration militaire qui intéressaient la légion et jouaient même parfois le rôle de commandants en chef, quand ils étaient placés à la tête de détachements.
L'insigne du centurion légionnaire était le cep de vigne {vitis) (fig. 86). Il était monté, comme les officiers supérieurs.
On rencontre aussi des centurions en dehors de la légion : dans les cohortes auxiliaires, dans les cohortes prétoriennes, dans les cohortes urbaines,
parmi les statores Aufjusti, les frumentarii, dans la flotte. Il ea existait encore dans les armées des bas-temps.
Cera. l» Cire, et, par suite, tous les objets en cire, et plus particulièrement les images de cire , placées dans Vatrium, et qui représentaient les ancêtres ;
2° Tablette de cire dont on se servait pour prendre des notes, faire des brouillons, écrire des lettres, etc. La face extérieure de cette tablette formait la couverture et était lisse; la face intérieure, limitée par un rebord, était couverte d'une couche mince de cire où l'on gravait des lettres avec la pointe d'un stylet, s^iZw* ou graphium.LoTS(\\xe deux, trois ou plusieurs de ces tablettes étaient réunies en forme de livre [duplices, tripUces, multiplices), le rebord protégeait la cire et empêchait l'écriture de s'efïacer. Souvent le côté lisse était orné de sculptures, de ciselures en métal précieux, d'incrustations en ivoire. F. V.
Cerarinui. Frais de bureau accordés aux publicains et qu'ils prélevaient au moyen de sommes additionnelles imposées aux contribuables.
Cercnnis. Vaisseau des Cypriotes.
C'était un navire de forme très allongée, à rames selon les uns, à rames et à voiles selon les autres, fort rapide et qui servait également pour le commerce et pour la guerre. Voir NaviSi G. M.
Cerdo. Ouvrier de basse condition.
On détermine généralement le nom du métier par l'addition d'un autre substantif : par exemple, cerdo sutor.
Cerealîa. Liidi piiblici qui ne devinrent annuels qu'après avoir été longtemps votivi (Voir Ludi publici). César nomma des commissaires spéciaux, les aediles Céréales, pour s'en occuper.
Ceroma. Pommade faite de cire
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