‹ Lexique des antiquités romainesChapitre 47 sur 233 · CHIR · texte numérisé non relu

CHIR

CING

à la proue ou, quelquefois, à la poupe des vaisseaux. Voir les figures 20 et 97.

C'hîrographiiiii. Voir Cautio.

C'hiriirgn!^. Chirurgien. Primitivement le médecin faisait en même temps fonction de chirurgien; puis, vers latin de la République, les chirurgiens formèrent une classe distincte jouissant d'une situation privilégiée dans le monde des esclaves et des affranchis dont ils faisaient partie. F. V.

C'horns. Chœur. Le chœur ne se rencontre que dans les pièces composées sur le modèle dune tragédie grecque. Il se faisait surtout entendre pendant les intermèdes, et était accompagné par la flûte double du choraules.

Cibariniu. Taxe pour frais d'entretien des gouverneurs de province et de leur entourage, perçue par le questeur sur les habitants.

C'ihoriuiii. Vase à boire, à deux anses, dont le calice, amincir:^ par le bas, se \i J terminait par un pied allongé (flg. 88). Le cihorium était ordinairement en métal précieux artistementtravaillé.

C'ilieiniii. Étoffe grossière, d'une grande résistance à l'humidité, et fabriquée surtout en Cilicie, avec du poil de chèvre ou de chameau. On en faisait des couvertures pour les pauvres, les soldats, les matelots; des tentes, des bâches, des câbles, etc. P.

Cincinnas. Boucle de cheveux frisés.

La chevelure des hommes était ondulée au fer chaud [calamistrum). G. M.

Cinctoriuiu. Écharpe distinctive des officiers supérieurs, à partir du tribun

militaire. Elle était passée autour du corps, à la hauteur de l'estomac. Les extrémités en étaient relevées et serrées sous l'écharpe elle-même (fig. 89). Elle

remplaçait le halteus des simples soldats. G. M.

C'ineinra. Ceinture avec laquelle la tunique était serrée à la taille. Elle servait souvent à retrousser le vêtement : pour être moins gêné par les pans, on les glissait sous la ceinture (succinfjere) dans les occasions oti l'on voulait être libre de ses mouvements.

On l'appelait aussi cingulum. G. M.

C'iii(*(iis. 1" D'une manière générale, tout vêtement dans lequel on se ceint (tunique, par exemple, opposée à lacenia) ;

2° Sorte de jupon noué autour de la taille et semblable au campesfre. 11 est quelqviefois aussi appelé cingiilum ;

3° Ceinture, comme cinr/uli/m, zona et chictiira :

4" Cinctiis fjahiniis. Voir les mots Gabinus et Toga. G. M.

Cïnerarius. 1° Esclave qui aidait la coiffeuse {ofnalrix). Sa principale fonction consistait à faire chauffer les fers à friser [calamistra) dans les cendres {cineres) du réchaud ;

2° Esclave chargé de raser. P.

Cingiliniu. Vêtement de femme.

Sorte de caraco porté sur la tunique.

Ciugiila. 1» Sangle d'un animal de selle ou de trait;

2° Ceinture, comme ciiif/iilmn. G. M.

Cingnlmu. lo Ceinture. Le cinquliim militiae est un ceinturon, qui

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faisait le tour des hanches, et se fermait par devant au moyen d'une boucle {fibula). Les extrémités en étaient généralement frangées : elles étaient ornées de boucles et de boutons métalliques [bulla) et retombaient librement sur le bas ventre; de manière à le protéger un peu (fig. 90). Comme la cinctura du costume civil , le cingulum sert à retrousser les vêtements ou à en maintenir les pans llottants.

On ne l'employait pas d'ailleurs pour porter l'épée qui était soutenue par un baudrier en sautoir. On ignore si tous les militaires avaient le cingulum, ou s'il était réservé aux légionnaires (soldats et bas-oflîciers). Les hommes rebelles ou lâches étaient punis par la perte du cingulum : c'était une punition analogue à notre dégradation militaire;

2° Vêtement de femme, jupon court tombantjusqu'aux genoux. Il était ordinairement revêtu par les femmes qui se livraientàdes travaux serviles.

Cippns.l «Toute espèce de pieu;

2° Pilier de pierre, servant de borne; Fig. t)l.

3" Pilier bas, souvent rectangulaire, élevé connue pierre tumulaire (fig. 91) sur la place où un mort était enterré,

ou employé pour contenir les cendres après la crémation. Un creux était ménagé à cet effet à la partie supérieure du cippe, oii l'on plaçait une alla (Voir ce mol). P.

t'ireiniis. Compas, employé par les architectes, les maçons, les sculpteurs, pour tracer des cercles, mesurer des distances ou prendre l'épaisseur des solides. P.

Cîrcîtor. 1" Surveillant chargé de faire des rondes : gardien d'une propriété privée, officier chargé d'inspecter des postes, inspecteur de l'administration des eaux ;

2" Placeur de marchandises à domicile. P.

C," i r c 11 lu s c r î p t îo adole^iieeiitis. Voir Curatela.

Cîrcus. Édifice dans lequel se donnaient chez les Romains les courses de chars. Il avait la forme d'un rectangle allongé, terminé à ses deux extrémités par deux lignes courbes. La façade extérieure des cirques était décorée, comme celle des théâtres et des amphithéâtres, de plusieurs ordres correspondant aux différents étages du monument. Chacun de ces étages contenait des galeries intérieures donnant accès par des escaliers aux gradins destinés aux spectateurs. Ces gradins, séparés de l'arène par un podium élevé, étaient partagés connue ceux de l'amphithéâtre (Voir Amphitheatrum) en différentes parties par des jifoecincliones; de loin en loin étaient aménagés des vomitoria, desquels parlaient des escaliers descendants, par oti on pouvait pénétrer aux ditférentes places et qui divisaient la cavea en un grand nombre de cunei (Voir ces niots).

D'un côté de l'arène (fig. 92) étaient des liâlinients (oppidum) (0) entre lesquels (in disposait les curceres (CC), écuries poiu- les chevaux el les chars, généralement au nombre de douze, que l'on

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