‹ Lexique des antiquités romainesChapitre 69 sur 233 · COR Y · texte numérisé non relu

COR Y

CRAT

dessus du bâtiment ennemi ; on lâchait un câble et le grappin de fer, s'abattant brusquement sur le pont, restait fixé dans le bois qu'il avait fait éclater. La galère carthaginoise se trouvait arrêtée et les Romains, sautant à l'abordage au moyen dun pont-levis, reprenaient les mêmes avantages que dans un combat en terre ferme.

1" Corymbns. Coift'ure grecque, qui consiste à relever les cheveux sur le sommet de la tête.

20 Guirlande, grappe de feuilles et de fruits, et quelquefois, ornement de navire en forme de feuille du genre des aplustres. G. M.

C'osuieta. Coiffeur. Les esclaves chargés de la coiSure de leur maître étaient en généi-al désignés du nom d'ornato}', ornatrix. G. M.

Costae. Membrures soutenant le bordage [latits) du navire. Elles partaient de la quille comme les côtes de l'épine dorsale, et se recourbaient en arc de manière à reproduire exactement l'aspect de la cage thoracique.

Voir Navis et Caréna. G. 1\L

Cothnrnus. Cothurne, chaussure des acteurs de tragédie.

C'est une sorte de brodequin, qui s'élevait souvent très haut, jusqu'à la moitié du mollet, et même jusqu'au genou. Il était lacé par devant.

La semelle du cothurne tragique était très haute et servait Fi"- "^•

à grandir la taille des acteurs (fig. U3). Le mot cothurne a fini par désigner le genre tragique, le cothurne étant devenu l'attribut symbolique de la tragédie.

C'était aussi, avec une semelle moins

épaisse, une sorte de botte portée par les cavaliers, les chasseurs, etc.

Enfin, il y avait des cothurnes riches, ornés de broderies, de peaux de bêtes, de têtes d'animaux en métal repoussé, qui était porté par les personnages, notables, les magistrats, les empereurs,

C'otula ou C'oljla. 1" Mesure de capacité pour les matières sèches et les liquides, qui contenait un demi sextariits. On l'appelle aussi hemina. La cotyla était divisée par une échelle graduée en 12 onces égales;

2» Vase à boire et à puiser ou à verser le vin, qu'on n'a pas pu identifier d'une manière certaine avec une des espèces de vases dont nous avons gardé des spécimens. G. M.

Covinns. 1» Char de guerre employé par les Relges et armé de faux ;

2» Char de voyage, conduit par le voyageur lui-même. F. V.

Crater. Vase d'une grande capacité, dans lequel on mêlait l'eau et le vin '^ » //l

destinés au repas. De forme très variable, il présente toujours une vaste ouverture (fig. 114). 11 était fa- Fig. iii.

briqué tantôt en argile tantôt en bronze, en argent, en or, et même en marbre.

Les esclaves, avant la coena ou la comissatio, mélangeaient l'eau et le vin ; puis l'échanson remplissait les coupes en puisant dans le crater avec le cyai/nis, et les faisait passer aux convives. Outre cet usage domestique le crater avait encore un usage religieux; il servait de vase à libation dans les cérémonies du culte, on le consacrait aussi dans le temple comme offrande aux dieux. F. V.

Craies. Caisse à claire- voie, et en général toute sorte d'ouvrage fait de bois, d'osier, de paille ou de jonc

CRAT

CREP

tressé; par exemple claie, treillis, panier, herse, clôture clayonnée, etc.; plus spécialement fascines dont on se servait en fortification pour consolider Vaqger (Voir ce mot).

Le supplice de la claie, ordinairement réservé aux soldats romains qui avaient commis une infraction grave aux devoirs militaires , consistait à noyer le coupable, enfermé dans une sorte de cage remplie de pierres.

Craticins (paries). Murs composé d'une carcasse de claie, recouvei'te d'argile battue, principalement mur de cloisonnement. G. M.

Crcalio. C'est le terme proprement employé pour désigner l'élection des magistrats par les comices. Voir Comitia.

t'reuiatio. Les Romains avaient deux façons d'ensevelir les morts, l'inhumation et la crémation. La loi des douze Tables, où se lisent côte à côte les deux termes sepelive et tirere, montre que l'inhumation et la crémation étaient déjà employées concurremment au vc siècle avant notre ère. On inhumait toujours les indigents. D'autre part, certaines familles, par exemple la. gens Cornelia, conservèrent très tard ce l'ite. A la fin de la République, c'est la crémation qui prévaut; les sarcophages ne se multiplient qu'à partir des Antonins, et deviennent d'un usage courant aux iW et ivc siècles, époque vers laquelle le christianisme triompha de la crémation. P.

f'repida. Sandale. Chaussure grecque adoptée par les Romains. Elle se compose d'une semelle épaisse sans talons, nnniie d'une empeigne qui, assez haute dans la partie postérieure, va en s'abaissant de manière à disparaître ù la hauteur des orteils. Cette empeigne ne couvi'ait. qur les côLés du pied, laissant nus le cou de pied et les doigts. L'em-

Fiff. ii:

peigne était munie d'un certain nombre d'ouvertures, par lesquelles passaient les courroies qui attachaient la crepida (flg. US). Souvent aussi elle était remplacée par une sorte de filet en cuir, dont les mailles offrent des dessins variés et qui forme conune une empeigne ajourée. La crepida se portait avec le pallann ; c'était entre autres, la chaussure des acteurs de comédies. G. M.

Crcpido. Assises d'un bâtiment, soubassement d'un monument ou d'un édifice, quai, remblai, trottoir, parties saillantes d'une corniche, etc. et d'une manière générale tout ce qui sert de base à une construction quelconque.

Crepitaculnui. Instrument de nmsique. Il était formé d'une plaque de métal peu épaisse, recourbée en fer à cheval ou en cercle (fig. 116) et munie de baguettes métalliques mobiles ou de petits grelots en forme de boules. L'instrument était porté sur un manche; quand on l'agitait, les baguettes ou les grelots résonnaient. Le c?'e- ' pUaculum était aussi fait en or et en argent. 11 y en ''^' '"'' avait de tout petits qui servaient de j oue ts aux enfants. G. M.

Iropiindia. Hochet que l'on suspendait au cou des enfants; petits bijoux qui pouvaient servir à reconnaître dans la suite ceux que l'on envciyalt en nourrice ou (|ue l'on exposait : amu-

Fig. Il-

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