‹ Lexique des antiquités romainesChapitre 71 sur 233 · CRUS · texte numérisé non relu

CRUS

CUBI

C'rnsta. 1" Revôtonient, enduit destiné à orner ou à protéger les murs;

2" Incrustations, ornements en relief, marquetterie et, par suite, les objets ornés de ces incrustations, vases, coupes, etc.;

Crnsta sniuiua. Partie supérieure d'une via, constituée par des pavés polygonaux unis au ciment. Épaisse d'environ six pouces, disposée un peu en dos d'âne, et aussi unie que possible, elle arrivait à peu prés à hauteur du terrain environnant et reposait sur un soubassement de mortier et de maçonnerie. G. M.

Crustnni, Crusliila. ri'ii!i>tiiluiii.

Gâteau. Sorte de tarte, friandise donnée souvent aux enfants. G. M.

Criix. Croix, instrument de supplice. A l'origine, ce mot désignait tout gibet auquel est attaché un condamné pour subir sa peine ; puis ce fut le pieu sur lequel on attachait les suppliciés; plus tard, enfin, et jusqu'à Constantin, ce fut la croix proprement dite. Le condamné était préalablement battu de verges, puis il était hissé, sur la croix, maintenu par les pieds et par les mains, soit avec des clous, soit avec des cordes, et abandonné de la sorte à une mort lente. Quelquefois, cependant, il était prescrit de lui rompre les membres, ce qui hâtait sa mort. Son cadavre, à Rome, demeurait sans sépulture.

Le supplice de la croix, considéré comme le plus cruel et le plus infamant, était généralement réservé aux esclaves. Constantin le suppiima, en souvenir de la passion de Jésus - Christ. G. .M.

Crypta. Mot venu du grec, ([ui désigne toute galerie ou salle souterraine ou voùté(! :

Chambres et corridors des tdndx'.iux ;

Passages souterrains, tel (|iic cchii qui reliait les appai'lcincnls de CaJi-

gula dans le Palatin, à des salles de bain, et oxi cet eiupcieur fut tué (fig. 120) ;

Fig. 120.

Couloir voûté, pratiqué dans l'épaisseur du théâtre, autour de la cavea et sous les gradins des spectateurs;

Salles voûtées ménagées dans la masse du cirque et qui servaient de remises pour les chars et irécuries pour les chevaux ;

Caveaux où les fermiers enlcriiinicnt les provisions qui craignaient l'Iiuniidité ;

Galeries couvertes suppoii-cs par des murs ou par des portiques (cryptoportiques) annexés à un bâtiment public (temple, théâtre, basilique, etc.) ou à une maison privée. Ces voûtes fraîches et obscures étaient un asile agréable piMidant la chaleur du jour.

< rjplojBorliciis. Voir Crypta.

Ciiliiciihii-iiis. Serviteur i'harg('' du soin (If la chaudu'e à coucher. Sa principale (>ccu|)alion (■■tait d'inlroduire les visiteurs. Les fiihiridarii prirent inie grandi' iiiiporlani-e à la cour de l'eni-

cum

Cl'LP

pereur. Ils formaient un corps dirigé par un surintendant 'praepositus cubiculo) qui était attaché à la personne de ["empereur et assistait à tous les moments de sa vie, au bain, au jeu, au repas et surtout au lever et au coucher.

Cabicnlaiii. 1° Chambre garnie dun lit de repos. Il y avait de ces chambres pour le jour [cubicula diurna) et il y en avait pour la nuit [cubicula jioclurna). Les cubicula s'ouvraient sur Yatrium et le perislylium (Voir ces mots) ;

2' Loge de l'empereur à l'amphithéâtre ou au cirque. P.

Cubital. Coussin. Les convives couchés sur les lits de table j' appuyaient leur coude gauche. G. M.

Cabitns. .Mesure de longueur égale à Om 4436.

Cnenllus, cnealla, encnllio, cncnlio. 1" Capuchon conique dont les Romains couvraient, en voyage et par le mauvais temps, leur tête ordinairement nue. Il s'attachait souvent aux vêtements de dessus épais, saf/um, ■penulaon lacerna; ou bien faisait corps parfois avec un manteau grossier 'fig. 121). Les cuculli étaient fabriqués surtout à Saintes, à Langres et aussi en Dalmatie : c'est de leur lieu d'origine qu'on leur donne ces diverses épithètes : santonicus, bardaicus (de Barbaei, peuplade dalmate) lingonicus, etc.

Ils étaient surtout portés par les gens du commun, esclaves, pêcheurs, artisans exposés aux intempéries. C'est par humilité que les moines égyptiens adoptèrent le capuchon;

2° Par extension, cornet conique, cornet d'épicier. G. M.

C'nicita. Coussin ou traversin pour reposer la tête et bourré avec de la laine ' tomentum) de la plume ou du duvet.

Culcns. 1° Grand sac de cuir qui servait d'outre pour le transport des liquides, principalement de l'huile et du vin;

2° Supplice des parricides. Le parricide, après avoir été bâillonné, chaussé de sabots de bois, frappé de verges, était cousu dans un sac de cuir et porté, sur un char traîné de taureaux noirs, à la mer, où il était jeté. Plus tard, on y enfermait avec le coupable, un chien, un singe, un coq et une vipère ;

3" La plus grande mesure de liquides. Elle contenait 20 amphores (525 litres, 27). G. M.

Culina. Cuisine. Les Romains des premiers temps cuisaient leurs aliments sur le grand foyer (Voir Focus) placé dans Yatrium comme un autel consacré aux divinités protectrices. Déjà dans Plante, il est question de la cuisine comme d'une pièce distincte. Elle est ordinairement placée dans une partie reculée de la maison, dans les dépendances qui entourent le peristyliiim (Voir ce mot . P.

C'olpa. Dans la langue juridique, acte ou omission qui lèse le droit d'auti'ui, mais qui, à la différence du dol (Voir Dolus), ne témoigne pas chez son auteur l'intention de nuire. Dans la stipulatio (Voir ce mot), le débiteur est en faute s'il ne donne pas ou ne fait pas exactement ce qu'il a promis. Dans les obligations de bonne foi, qui comportent une moins grande rigueur, on examine, pour apprécier la faute, si celui qui l'a commise retire un avantage du contrat: dans ce cas, il est res-

CULT

Page 1