‹ Lexique des termes d'art (volume 2)Chapitre 106 sur 263 · EXP · texte numérisé non relu

EXP

la disposition des salles servant de lieu de réunion aux philosophes et aux rhéteurs de l’antiquité. Dans les basiliques chrétiennes, on établissait de chaque] côté

du siège épiscopal, élevé de plusieurs degrés et placé dans l’axe de l’abside, des exèdres, que certains auteurs désignent aussi par le mot subsellia et qui étaient destinés à l’assemblée des prêtres.

Exempt. — Se dit des artistes déjà récompensés qui, suivant certains règlements des Salons ou des expositions des beaux-arts, sont exempts de l’examen du jury d’admission.

Exercice. — Modèle qu’un élève doit copier pour se familiariser avec certaines difficultés. Essais de composition sur des sujets donnés, destinés à habituer les jeunes artistes à composer des tableaux, à agencer des groupes.

Exergue. — Partie réservée sur le champ d’une monnaie ou médaille, hors-d’œuvre, en dehors du sujet, pour recevoir une inscription, une devise, une date. Se dit aussi de cette inscription elle-même.

Certaines médailles ont des exergues différents sur chaque face. Parfois aussi et sur une même face, il y a deux exergues disposés symétriquement par rapport au diamètre de la médaille.

Exhausser. — (Arch.) — Élever à un niveau supérieur, surmonter une façade d’un nouvel étage.

Exhibition. — Exposition.

Expert. — Se dit de ceux qui étant, se croyant ou se disant connaisseurs (voy. ce mot.) en œuvres et objets d’art, font profession de ces connaissances réelles ou supposées. Les catalogues de ventes aux enchères publiques fourmillent de témoignages de la fréquente ignorance^des experts, même en fait d’œuvres modernes. Les tribunaux, dans certains cas litigieux, nomment des experts et les choisissent parfois parmi les artistes.

Exposant. — Se dit des artistes qui prennent part à une exposition.

Exposition. — La première exposition des beaux-arts fut organisée au Palais-Royal par l’Académie de peinture en 1673, puis dans la grande galerie du Louvre en 1 699, et enfin dans le grand Salon carré. De là est venue la dénomination d z Salon qui est appliquée de nos jours encore aux expositions annuelles des beaux-arts. Il y eut des Salons de 1707 à 1727; puis, après une interruption, Louis XV les rétablit annuellement de 1737 à 175 1. Alors ils n’eurent plus lieu que tous les deux ans. Jusqu’en 1791, ces expositions n’étaient ouvertes qu’aux membres de l’Académie.

En 1793, elles redeviennent annuelles jusqu’en 1802, et de 1802 à 1833 biennales. Elles sont définitivement annuelles depuis 1863. A partir de 1867, les Salons ont toujours eu lieu au palais de l’Industrie ou palais des Champs-Élysées. Sauf en 1848, où tous les ouvrages déposés furent admis, il y eut toujours un jury nommé, suivant les époques, soit par l’Etat, soit par les artistes. Depuis 1881, l’organisation des Salons a été abandonnée par l’Etat et remise aux mains des artistes constitués en société, sous le nom de Société des artistes français.

— internationales. — Expositions auxquelles toutes les nations sont invitées à prendre part. Les expositions internationales ne sont pas nécessairement universelles; les jurys de ces expositions sont ordinairement composés d’artistes ou de membres délégués des différentes nations.

Page 1