FEI
la bizarrerie et parfois l’extravagance.
Fantascope.— Appareil d’optique servant à projeter des images sur un écran, sur des tableaux ou sur des nuages de vapeur.
Fantasmagorique. — Se dit d’un effet produit par des moyens qui trompent l’esprit, comme la fantasmagorie trompe l’œil.
Fantastique. — Se dit de certaines œuvres fantaisistes, extravagantes, d’effets de lumière bizarres, imprévus, de scènes étranges où les’ fantômes et les apparitions tiennent une large part.
Fasce. — Terme de blason. — Une des pièces principales du blason. Elle sert à diviser le chef de la pointe e doit être égale au tiers de l’écu. Lorsqu’elle est plus étroite, elle porte le nom de fasce en devise ou celui de devise.
Fascé. — (Blas.) — Se dit d’un écu couvert de fasces.
Fatiguer. — (Peint.) — Fatiguer la pâte, c’est, en mélangeant les couleurs sur la palette, les remuer trop longtemps avec le couteau avant . de s'en servir.
La pâte fatiguée perd sa fraîcheur de ton. On fatigue également la pâte, sur le tableau même, par l’incertitude de l’effet cherché.
Faucille. — (Blas.) — Petite faux à couper le blé usitée comme figure dans certaines armoiries. En blasonnant un écu on doit spécifier si les faucilles sont emmanchées et comment elles sont rangées et en quel nombre.
Deux faucilles emmanchées d’argent; rangées en fasce; les pointes en bas, vers le chef, etc., etc.
Faucon. — (Blas.) — Figure de l’oiseau de chasse servant au plaisir des souverains et le plus noble de la fauconnerie. Le faucon se représente souvent perché et g rilleté. Dans certaines armoiries même on trouve des faucons por-
tant au cou, attaché par un ruban, un manteau avec semis de fleurs de lis.
Faudesteuil. — (Voy. Fauteuil .)
Fauteuil. — Siège avec bras et dossier. Les fauteuils ou faudesteuils du moyen âge avaient la forme d’un simple pliant et étaient faciles à transporter.
Plus tard ils furent décorés de tapisseries et, au xive siècle, parfois surmontés d’un dais. Au xve et au xvie, l’ornementation des bras prit un grand développement. Enfin au xvue et au xvme siècle
surtout, les fauteuils affectèrent un ensemble de forme curviligne d’une grande délicatesse de contours et surtout d’une commodité parfaite. Sous le premier Empire, les fauteuils furent décorés de têtes de sphinx et conçus dans un prétendu style antique. De nos jours les fauteuils sont copiés sur des meubles de toutes les époques, mais il n’existe pas de forme spéciale au xixe siècle.
Faux (porte à). — (Arch.) - Se dit de parties de construction qui ne portent pas d’aplomb la partie inférieure.
En porte à faux. Un porte à faux. Une façade établie en porte à faux. Dans les portes décoratives du xviic et du xviii0 siècle, les architectes excellaient à combiner des pans coupés en porte à faux surmontant parfois des voûtes en trompe.
Feint. — (Arch.) — Se dit d’une moulure, d’une ouverture simulée, soit en relief, soit à l’aide de la peinture, dans un but de décoration ou de symétrie architecturales.
FEN
FEN
Fendillé. — Couvert de petites fentes, de gerçures. Certains tableaux à l’huile se fendillent au bout de plusieurs années.
Fenestrage. — (Arch.) — Disposition générale des fenêtres dans un édifice. Se dit d’une rangée de fenêtres très rapprochées l’une de l’autre. — Se dit aussi de l’action de pratiquer des fenêtres et d’y placer des châssis vitrés.
Fenestré. — (Arch.) — Percé de fenêtres.
Fenêtre. (Arch.) — Ouverture destinée à faire pénétrer la lumière et l’air dans un édifice. A l’époque romane,
les fenêtres sont à plein cintre et fermées de châssis de pierre, de bois et de marbre dans lesquels s’enchâssent de petites vitres rondes, carrées ou polygonales. Au xne siècle, les fenêtres sont souvent géminées avec une ouverture ronde ou en forme de trèfle à l’intervalle supérieur. Au xme siècle, les fenêtres sont plus élégantes et les courbes plus gracieuses ; puis les meneaux augmentent en nombre et par suite la richesse des lobes. (Voy. Meneau, Lobes.)
Au xve et au xvie siècle, les nervures flamboyantes apparaissent; à la Renaissance, les fe-
nêtres sont surbaissées, divisées par des meneaux dont les nervures sont parfois ornées de redents à la partie supérieure de la fenêtre. Enfin, au xvne et au xvme siècle, les subdivisions en meneaux de pierre disparaissent, et les entourages des fenêtres sont formés de pilastres et de colonnes.
Fenêtre à croisée. — (Arch.) — Fenêtre dont le vide est divisé en quatre parties par deux montants en pierre se croisant à angle droit. * •••■■ — •- ■
On trouve aussi dans certains édifices des exemples de fenêtres à doubles croisées, et divisées en six compartiments par un meneau vertical et deux parties horizontales superposées et placées à la partie supérieure de la fenêtre, les deux compartiments supérieurs formant souvent imposte.
— à l’italienne. — (Arch.) — Fenêtre à trois compartiments en arcades verticales supportées par des colonnettes.