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GAR

semble de ces opérations le nom de procédés électro-métalliques.

Gamme des couleurs. — Se dit de la série des couleurs classées par gradation naturelle et par nuances successives. La gamme des couleurs ne se compose pas seulement des sept couleurs du prisme avec des dégradations de nuances aussi nombreuses que possible. Il y a aussi des gammes intenses, grises, neutres, vigoureuses. C’est le degré d’intensité et l’éclat de chaque ton qui caractérisent une gamme. L’harmonie d’une œuvre court grand risque d’être compromise quand on y introduit un ton dont l’intensité n’est pas la même que celle de la gamme employée pour les autres parties du tableau.

Garance. — Belle couleur rouge vif, semblable à celle que l’on tire de la racine de garance (famille des Rubiacées, tribu des Aspérulées).

Garde. — (Art déc.) — Partie de l’épée, du poignard, du sabre, dont l’office est de couvrir la main ; très richement décorée de nielles, de damasquine, de sculpture et de ciselure dans les armes de luxe de toutes les époques.

Les gardes de sabres japonais, en particulier, offrent des merveilles d’invention décorative en métal précieux incrusté sur fer ou sur acier. — Se dit des feuilles blanches placées en avant et à la fin d’un volume broché.

Dans les volumes reliés, le feuillet de garde est parfois en riche étoffe. Un volume relié en maroquin avec gardes de moire.

Garde-main. — Papier que l’on met sous la main, quand on dessine, afin de préserver le travail de tout frottement. Sur ces garde-mains, l’artiste improvise souvent des croquis précieux, des premières pensées, de mouvement et même de compositions.

Garde-Meuble. — Se dit particulièrement de l’administration et des magasins où se conservent les meubles et tapisseries appartenant à l’État. Ces objets servent à meubler les résidences des

grands fonctionnaires, les administrations de l’État, à décorer les châteaux et palais nationaux. L’administration du Garde-Meuble a depuis quelques années organisé des expositions spéciales et pris part à certaines expositions d’art décoratif. Les bâtiments occupés par le ministère de la marine, sur la place de la Concorde, et qui ont été construits en 1760 par l’architecte Gabriel, ont gardé de leur ancienne destination le nom de Garde-Meuble.

Garde-vue. — (Grav.) — Morceau de carton doublé de vert que les graveurs placent sur leur front, et qui, formant saillie comme une visière, abrite les yeux des rayons lumineux et rend la vision plus distincte.

Gargouille. — (Arch.) — Conduits placés à la base des toitures dans les édifices gothiques et destinés à projeter loin des murailles les eaux pluviales.

C’est à partir du xue siècte que les gar* gouilles furent usitées. Elles étaient formées alors de deux assises, l’une formant rigole, l’autre recouvrement, et décorées d’ornements et de sculptures biz a r r e s ; elles représentaient le des animaux tastiques, dont la gueule crachait les eaux pluviales, ou des statues accroupies formant saillie dans le vide et tenant entre les mains une corne d’où les eaux s’échappaient. Il existait aussi au xve et au xvxc siècle des gargouilles en plomb repoussé représentant des chimères, des sirènes, des animaux, etc., non seulement aux façades des châteaux, mais aussi à la base de certains pignons sur rue. Les gargouilles, nécessaires pour l’écoulement des eaux, avaient aussi leur importance au point de vue de l’art; elles faisaient valoir par leur saillie horizontale dans le vide les grandes lignes verticales des monuments.

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