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Science qui a pour but de représenter les corps solides exactement et sous leurs vraies dimensions au moyen de leur projection sur des plans qui sont ordinairement un plan vertical et un plan horizontal.
Géorama. — Relief représentant une partie de la surface du globe terrestre. — Se disait aussi d’une sorte de panorama inventé en 1823 et disposé à l’intérieur d’une sphère creuse et transparente, à la surface de laquelle étaient peints des paysages empruntés aux diverses contrées du globe.
Gerçure. — Sorte de fentes, de crevasses superficielles qui apparaissent à la surface des voûtes, des panneaux peints à l’huile et qui ont eu à souffrir de l’humidité, de la chaleur, des intempéries du temps, en raison proportionnelle du mauvais emploi des couleurs et des vernis.
Geste. — Se dit de l’attitude d’une figure peinte ou sculptée, de la position du corps, de celle des membres. Dire que le geste d’une figure est mauvais, c’est indiquer ou que la figure est mal dessinée, que les membres ne sont pas de proportions exactes, qu’ils décrivent des lignes désagréables à l’œil,- ou que l’attitude n’exprime pas d’une façon suffisante une pensée ou un sentiment. O11 dit aussi un geste malheureux pour qualifier une attitude invraisemblable qui n’est pas en situation, qui ne répond nulr lement au but que l’artiste se proposait.
Gigantesque. — Se dit d’œuvres d’art prodigieuses, de dimensions considérables ou d’un mérite et d’une valeur exceptionnels.
Gillotage. — (Grav.) — On donne en général le nom de gillotage, du nom de l’inventeur Gillot, à tous les procédés qui consistent à mettre en relief sur zinc par les acides un dessin tracé à l’encre grasse, de façon à le transformer en cliché dont on peut tirer des épreuves par les procédés ordinaires d’impression typographique.
Girandole. — Chandeliers à plusieurs branches, candélabres servant de
porte-lumière dans les salles de fêtes.
Se dit aussi du dessin de certains bijoux en forme de grappes ou de pendeloques enrichies de pierres précieuses.
Giron. — (Arch.) — Partie horizontale de la marche d’escalier sur laquelle on pose le pied.
— (Blas.) — Figure triangulaire à une pointe longue en forme de marche d’escalier à vis, finissant au cœur de l’écu. Le giron, que quelques auteurs écrivent guiron , s’emploie rarement seul. D’argent au giron de gueules. — (Voy. Gironné.)
Gironné. — (Blas.) — ; Combinaison des quatre partitions principales de l’écu : le parti, le coupé, le tranché et le taillé. (Voy. ces mots.) Le gironné simple est de huit pièces.
Dans tout autre cas, on le désigne ainsi : gironné de six, de dix, de douze, de seize pièces.
Girouette. — (Arch.) — Feuille de métal mobile placée au -sommet d’une toiture autour d’une tige verticale et indiquant la direction du vent. Certaines girouettes dominent une rose des vents. Au moyen âge, les girouettes carrées étaient réservées aux châteaux des chevaliers bannerets; les simples chevaliers n’avaient droit qu’à une girouette en pointe. Il existe aussi de curieuses girouettes décorées d’armoiries et de semis de fleurs de lis.
Givre. — (Blas.) — Sorte de couleuvre; on dit aussi Guivre.
Givré. — (Blas.) — Qui se termine en tête de serpent.
Glaçage. — Opération qui a pour
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but de faire disparaître les rugosités des papiers destinés à l’impression. Pour obtenir de bonnes épreuves de gravures en relief, il est indispensable de procéder au glaçage des' papiers.
Glacé. — Se dit de surfaces recouvertes d’nn vernis transparent, de papier ayant subi l’opération du glaçage, et dont la surface est brillante, et aussi de teintes légères, transparentes, posées sur un autre ton : un bleu glacé de jaune.
Glacer. — Peindre par glacis, c’està-dire poser des tons très transparents qui atténuent la valeur des tons précédemment posés, ou leur donnent del’éclat.
Glacis. — (Peint.) — Teinte légère, c’est-à-dire formée de couleurs broyées à l’huile, mais additionnées d’huile décolorée pour en augmenter la transparence et qui, superposée à des tons déjà posés, adoucit les tonalités et rend le modelé plus harmonieux.
— de corniche. — (Arch.) — Se dit de la surface inclinée réservée audessus de la saillie d’une moulure, d’une corniche. Les glacis ont pour but d’empêcher les eaux pluviales de séoarner sur les saillies et de les forcer à s’écouler jusqu’aux moulures en creux nommées coupe-lames.
Glacure. — (Céram.) — Enduit vitreux destiné à rendre les poteries imperméables. La glaçure leur donne en outre un aspect brillant et diversement coloré. Les glaçures peuvent être appliquées de plusieurs façons, en saupoudrant, immergeant, arrosant ou volatilisant la matière de l’enduit destiné à être vitrifié par la cuisson.
Glaise. — Terre grasse et compacte, sorte de marne argileuse chargée de fer, de sable et de calcaire, avec laquelle les statuaires exécutent leurs modèles et leurs maquettes. Elle doit être maintenue à un certain degré d’humidité, elle est
alors facile à pétrir et cependant suffisamment résistante sous les doigts. Lorsque le travail est interrompu, les modèles de terre glaise sont enveloppés de linges mous et mouillés, sur lesquels on projette de l’eau de temps à autre à l’aide d’une seringue spéciale dont l’extrémité se termine en pofnme d’arrosoir. Les modèles en terre qu’on laisse sécher à l’air diminuent de volume et se brisent ou se désagrègent, surtout lorsqu’ils sont garnis d’armatures intérieures.
Gland. — (Art déc.) — Motif d’ornementation sculpté ayant la forme du fruit du chêne. Ouvrage de passementerie composé de fyw franges pendantes surmontées d’une tête hémisphérique ou à profil de scotie et dont l’ensemble est plus ou moins. contourné ou richement décoré. Souvent on termine par des glands les cordelières servant à relever les tapisseries ou les draperies.
Glatynotypie. — (Phot.) — Procédé de tirage d’épreuves positives à l’aide des sels de platine. Les épreuves ainsi obtenues sont généralement, d’un ton bleuâtre assez froid.
Glauque. — Se dit d’un ton vert pâle tirant sur le bleu.
Globe. — Sphère, corps sphérique.
Se dit en terme de blason d’une figure représentant le monde sous forme de boule.
Gloire. — Figure allégorique, femme drapée, ailée, tenant à la main une trompette, une branche de laurier ou les tablettes de l’immortalité. — Cercle de lumière que l’on place autour de la tête des saints. — Représentation du paradis chrétien.
— (Arch.) — Rayons de bois doré autour d’un triangle ou delta dans lequel est tracé le mot Dieu en caractères hébraïques décorant certains portiques d’autel du xvne et du xvme siècle.
Glyphe. — (Arch.) — Traits gravés en creux, canaux servant, soit de
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