‹ Lexique des termes d'art (volume 2)Chapitre 134 sur 263 · GRE · texte numérisé non relu

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rés ou de rectangles non fermés, reliés entre eux par des portions de lignes droites.

Grêlé. — (Blas.) — Se dit d’une couronne surmontée d’un rang de perles.

Grelot. — (Blas.) — Se dit d’une petite clochette de forme ronde. On les nomme aussi grillet ou grillot. Ils se posent toujours en nombre dans l’écu, et quand il n’y a pas de

Grenat. — Pierre précieuse de couleur rouge comparable au rouge de la grenade.

Grené. — Sorte de grain que donne un crayon un peu gros, frotté sur le papier et dont le noir, s’attachant aux rugosités du papier, forme une alternance de points noirs et blancs irrégulièrement semés. On emploie le grené pour adoucir les transitions trop brusques entre les hachures. On dit aussi graine.

Grener. • — Indiquer la place des ombres dans un dessin, ou renforcer des hachures à l’aide de petits points. On

Grenu. ■ — Se dit des surfaces qui offrent beaucoup de petites aspérités irrégulières. Un cuir grenu. Un papier grenu.

Grès. — Pierre dure formée d’une agglomération de grains de quartz.

— cérame. Se dit de certaines poteries opaques, imperméables, dures et sonores. Les grès communs se fabriquent à l’aide d’une pâte d’argile, de sable quartzeux et de silicates doubles. La pâte des grès fins ne diffère pas sensiblement de la pâte des faïences fines. On fabriquait du grès-cérame en Allemagne dès le vme siècle. Les grès anglais sont d’une qualité de fabrication remarquable. Les Chinois et les Japonais ont produit des vases et des statuettes en grès-cérame fort recherchés des collectionneurs.

Gribouillage. — Se dit d’un croquis informe, de contours difficiles à déchiffrer. On donne aussi le nom de gribouillage à certaines^œuvres sans va-

leur. On n’en recueille pas moins précieusement jusqu’au moindre gribouillage sorti de la main des maîtres.

Gribouiller. — Couvrir une feuille de papier, une toile, de contours indécis, de dessins informes exécutés rapidement. Se dit aussi des œuvres con-

compréhensibles.

Griffe. — (Arch.) — Feuille d’ornementation légèrement enroulée et servant à relier la moulure convexe et circulaire placée à la base des colonnes romanes et des faisceaux de colonnettes du moyen âge au socle carré placé immédiatement audessous de cette moulure. Les griffes remplissent ainsi le vide formé par l’é— coinçon. Dans certains cas, la griffe a son point de départ sur le tore et remplit le petit triangle form é par l’angle

saillant de la plinthe. Et c’est là le cas le plus fréquent. Dans quelques monuments (xme siècle), on trouve des griffes évitées dans la masse de la plinthe et n’offrant aucun point de contact avec le tore.

Griffon. — Animal fabuleux à tête d’aigle et au corps de lion, employé fréquemment comme motif de décoration. On trouve desreprésentalions de griffons dans un grand nombre

de monuments antiques,

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Griffon. — (Blas.) — Figure demiaigle et demi-lion, ayant la tête, le poitrail d’aigle, les jambes de devant garnies de griffes et le derrière en forme de lion avec jambes, pattes, ongles et queue.

Griffonnage. — Se dit surtout d’un croquis à la plume ou au crayon prestement et rapidement enlevé, mais inachevé et d’une exécution sommaire.

Griffonner. — Dessiner rapidement et avec négligence.

Grignotis. — (Grav.) — Se dit de travaux spéciaux, formés de tailles très courtes, mélangées et alternées de points, de traits rompus, tremblés, sinueux et servant à interpréter des feuillés, des terrains accidentés, des étoffes aux plis rugueux, des murailles aux surfaces couvertes d’aspérités , etc. On donne aussi le même nom, dans certaines gravures au burin, à des travaux très délicats, à des tailles irrégulières, très peu profondes, ayant à peine égratigné la surface du métal ; un léger grignotis.

Grillage. — (Arch.) — Assemblage de pièces de fer ou de bois destiné à former des clôtures ajourées.

Grille. — (Arch.) — Clôture formée de barreaux de fer ou de bois plus ou moins richement ornementés. Dès le xne siècle, on fabriquait des grilles en fer très ornées.

Les motifs d’ornementation principaux consistaient surtout en rinceaux dont les brindilles étaient soudées à des embases et maintenues contreles montants par des embrasses contournées à chaud. A la fin de ce^ siècle,

on exécutait aussi des grilles en juxtaposant des panneaux d’une riche décoration. Au xive siècle, on ajouta aux rinceaux des ornements découpés dans des feuilles de tôle et contournés. Au xivc et au xve, on souda ces feuillages aux gros fers. Enfin, à partir du xve siècle, la tôle rivée fut généralement employée et aux xvie, xvne et xvme siècles, les grilles prirent une importance décorative considérable et furent surmontées de couronnements d’une grande richesse.

Grimaçant. — Se dit de certaines sculptures du moyen âge représentant des figures dont le visage est bizarre et dont les traits sont contournés et défigurés.

Gringolé. — (Blas.) — (Voy. Croix gringolée.)

Griotte d’Italie. — Marbre rouge parsemé de taches et de veines brunes et blanches, fréquemment employé sur certaines façades monumentales, comme tablette destinée à recevoir les inscriptions dorées.

Grippage. — (Voy. Gripper .)

Gripper. — (Céram.) — Se dit du mauvais effet qui se produit à la cuisson des peintures sur porcelaine ou sur faïence, pour l’exécution desquelles on a employé des couleurs délayées avec une trop grande quantité d’essence grasse. La couleur trop graissée grippe au feu.

Gris. — Se dit des nuances obtenues par le mélange de blanc et de noir et aussi d’une couleur foncée. On dit un gris brun, un gris bleu, un gris verdâtre, pour indiquer que ces gris sont d’une tonalité différente, et que dans chacun d’eux dominent le brun, le bleu, le vert, etc.

— ( Peint. ) — Se dit d’un tableau peint dans une tonalité trop peu accentuée, effacée et pâle.

Grisaille. — (Peint.) — Peinture imitant les bas-reliefs, à l’aide de l’emploi exclusif de blanc et de noir et des différents gris obtenus par leur mélange. — On désigne aussi sous le

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nom de grisaille des tableaux ou des esquisses monochromes. Des lavis à l’encre de Chine sont évidemment des grisailles, mais on leur donne rarement ce nom. On réserve la désignation de grisaille pour les peintures à l’effet qui ont pour but de reproduire des bas-reliefs en trompe-l’œil. Tels sont les peintures d’Abel de Pujol à la Bourse de Paris. Bien qu’on se borne à reproduire des œuvres de sculpture absolument blanches, il faut tenir compte des ombres, des reflets, des accidents de lumière, etc. Aussi la palette de grisaille est-elle assez riche en tons gris, bleus, roses, jaunes, bruns et même violacés.

Grisâtre. — Qui tire sur le gris.

D’un aspect gris.

Grisé. — Se dit, dans une gravure ou dans une épreuve imprimée, d’espaces recouverts de lignes grises formées par de petites hachures régulièrement espacées. Dans certains imprimés, on couvre d’un grisé les espaces sur lesquels on doit placer des indications manuscrites qu’il est ainsi impossible d’enlever au grattoir sans laisser trace de l’opération.

Griser. — Couvrir une surface de grisé, de hachures, donnant à l’impression une série de lignes grises.

Gros-blanc. — (Dor.) — Mastic destiné aux retouches. — (Voy. Retoucher.)

— buisson. — Se dit d’une sorte de fusain très tendre et d’un beau noir velouté.

— de mur. — (Arch.) — Pièce de bois destinée à former l’épaisseur des murs en pisé et à maintenir écartés les côtés du moule pendant l’opération du moulage.

— murs. — (Arch.) — Murs extérieurs au pourtour d’un édifice, servant de point d’appui aux voûtes, aux charpentes des planchers et de la toiture, el dont l’épaisseur est supéiieure à celle des murs de refend ou de division du même édifice.

— œuvre. — (Voy. Œuvre.)

Grosserie. — (Orfèv.) — Se dit de la vaisselle d’orfèvrerie.

Grotesques. — Motifs d’ornementation peints, dessinés ou sculptés, reproduisant des. sujets bizarres ou formant des arabesques, dans l’entrelacement desquelles apparaissent des figures extravagantes, des personnages, des animaux fantastiques. Les sculpteurs du moyen âge ont exécuté des grotesques avec une rare perfection. Le goût des grotesques se continue pendant la Renaissance. Il existe de curieuses figures grotesques, dessinées par Léonard de Vinci et par Raphaël. Enfin, Callot et Téniers, au xvne siècle, ont peint et gravé des scènes fantastiques , dans lesquelles les figures grotesques tiennent une large place.

Grotte. — (Art des jard.) — Caverne artificielle faite de roches rapportées et parfois décorée de statues, comme la grotte du bosquet ou des bains d’Apollon dans le parc de Versailles.

— aux fées. — Dénomination qu’on applique parfois aux allées couvertes (voy. ce mot).

Groupe. — Réunion, agencement de figures ou d’objets formant un ensemble. Les différents groupes d’un tableau doivent présenter des masses bien équilibrées. Un groupe bien étudié.

— (Sculpt.) — Réunion de plusieurs figures concourant à une action commune et dont la silhouette et l’agencement doivent présenter sur toutes les faces un ensemble harmonieux.

— d’animaux. — (Sculpt.) — Réunion d’animaux posés sur un même socle et servant de motif de décoration pour les parcs et jardins.

Groupement. — Se dit de la façon dont les figures sont groupées en peinture, en dessin, en sculpture. Le groupement des figures est heureux. Ce groupement laisse des vides qui auraient dû être comblés.

Grouper. — Disposer en groupe.

Agencer des modèles de façon à former

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