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branches inégales et contournées, dont les sculpteurs se servent encore de nos jours, pour relever des dimensions, et dont les pointes sont recourbées de deux manières différentes, de façon à permettre de relever exactement, soit en dessus, soit en dessous, une mesure donnée.
Maître autel. — (Arch.) — Autel principal d’une église placé dans l’axe de la nef, généralement au fond du chœur, et faisant face à l’entrée principale.
Maîtresse arche. — (Voy. Arche maîtresse.)
Majolique. — (Céram.) — Se dit de certaines faïences italiennes de la Renaissance et aussi de faïences de fabrication moderne fabriquées dans le goût de ces poteries introduites en Italie par des Arabes ou des Espagnols des îles Baléares. C’est à Faenza et à Gubbio (14.25-1480) qu’ont été fabriquées les premières majoliques, qui consistent généralement en plats de grande dimension, peints de couleurs variées et parfois à reflets métalliques. A partir de 1520, les pièces majoliques, ornées d’arabesques jaunes ou rouges, sont d’une exécution plus délicate ; mais elles atteignent le maximum de leur perfection en 1530; leur décadence s’affirme dès i$6o.
Majuscule. — Grande lettre commençant un alinéa, un mot dans les manuscrits. Les lettres ornées (voy. ce mot) sont des majuscules.
Souvent ces majuscules, dans les anciens manuscrits, étaient rubriquées, c’est-à-dire peintes au vermillon ; parfois aussi elles étaient enluminées de vives couleurs rehaussées de dorures et enjolivées de délicats traits de plume emacés, couvrant les marges des pages et empiétant même
quelquefois sur le texte. On désigne les majuscules sous le nom de capitales en langage d’imprimerie.
Mal ordonné. — (Blas.) — Se dit lorsque les figures sont posées contrairement à leur assiette. Ainsi la position ordinaire de trois pièces étant toujours deux en chef et une en pointe, on les dit mal ordonnées lorsqu’elles sont mises une en chef et deux en pointe.
Malléoles. — (Anat.) — Chevilles ou protubérances des os de la jambe.
Des malléoles engorgées, qui ne sont pas d’un rendu assez fin, assez délicat, dont la finesse d’attache n’est pas bien observée.
Manière. — Façon de composer et procédés d’exécution particuliers à un artiste. Ce tableau est peint « dans la manière » de Corot, dira-t-on, pour indiquer que son exécution , au premier abord, a pu faire songer à une œuvre de ce maître. — On dit ayssi qu’un artiste a eu « différentes manières » pour exprimer qu’il a changé plusieurs fois, ou sa facture ou le style de ses compositions. Il est rare qu’un maître ayant vécu longtemps n’ait pas eu plusieurs manières correspondant aux diverses époques de formation, d’épanouissement et de décadence de son talent.
Mannequin. — Figure artificielle dont l’armature est formée de bois ou de métal, dont les membres sont articulés à l’aide de parties sphériques juxtaposées, mobiles, pourvues de lamelles formant charnières, et qui est recouvert en peau ou en étoffe. Il y a des mannequin s d’hommes et des manne- ~~ quins d’animaux, principalement de chevaux. Les dimensions de ces figures varient depuis la
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grandeur naturelle jusqu’à de très petites dimensions. Quelques mannequins sont de véritables poupées articulées, construites d’après les règles de l’anatomie, ayant la structure du squelette humain, et dont les jointures brisées pour le jeu des articulations permettent de leur faire prendre toutes les attitudes. Le mannequin sert principalement à poser les draperies, dont l’artiste peut ainsi étudier les plis avec plus de loisir que sur le modèle vivant. Mais il faut bien se garder de copier servilement les attitudes d’un mannequin, car les lignes qu’il offre sont toujours bien plus dures et plus raides que celles du modèle vivant.
Mannequin. — (Arch.) — Se disait autrefois d’un motif de décoration représentant une petite corbeille ou manne remplie de fruits ou de fleurs.
Mannequinage. — (Sculpt.) — Procédé de décoration expéditif et sommaire qui consiste à modeler à l’aide de plâtre et d’étoffes à grain rugueux maintenues sur une armature spéciale. Certaines décorations éphémères et en haut relief d’une grande tournure sculpturale sont obtenues par des procédés de mannequinage. Le projet de groupe colossal destiné à surmonter la plate-forme de l’Arc de Triomphe de Paris, exécuté en 1882 et 1883, d’après les maquettes du statuaire Falguière, était une sorte de mannequinage gigantesque exécuté sur un treillis de fil de fer que soutenait une solide charpente en bois. On donne aussi ce nom aux petites figures grossièrement exécutées par certains peintres pour se guider dans leurs compositions et formées de maquettes sommaires, drapées de lambeaux d’étoffe mouillés et permettant à l’artiste de se rendre compte de l’attitude d'une figure, de l’effet d’ensemble d’un groupe.
Mannequiné. — Se dit, en peinture, en sculpture, d’étoffes dont les plis raides et anguleux sentent plutôt
l’immobilité du mannequin que le modèle vivant.
Manipule. — (Antiq. et Blas.) — Se disait des enseignes primitives des Romains consistant en une touffe d’herbes attachée au sommet d’une lance. Se dit d’une pièce de blason représentant l’ornement que les prêtres diacres et sousdiacres portent au bras.
Mansarde. — (Arch.) — Fenêtres pratiquées dans la pente d’un comble.
Mansard remit en vogue en 1650 ce genre de fenêtres - auquel il donna son nom, mais que Pierre Lescot avait bien antérieurement employé au palais du Louvre. Les appartements mansardés, souvent bas de plafond, ne reçoivent en général qu’une lumière insuffisante; mais au point de vue de Part décoratif, les mansardes sont d’un grand Wé? <«effet à l’extérieur et contribuent puissamment à atténuer la sécheresse des lignes d’un comble.
Manteau. — (Blas.) — Ornement extérieur de l’écu, ordinairement doublé d’hermine et qui enveloppe entièrement les armoiries. Suivant Je rang et les dignités, l’extérieur du
manteau est ou semé de fleurs de lis ou aux armoiries du dignitaire.
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Manteau d’arlequin. — (Arch.
théâtr.) — Draperies peintes, mobiles, placées à l’ouverture de la scène et en arrière du plan
çon à permettre de diminuer ou d’agrandir suivant la nécessité le cadre dans lequel se placent les décorations.
Manufactures nationales. —
Se dit des trois établissements administrés en France par PÉtat et qui sont la Manufacture de porcelaine de Sèvres (Seine-et-Oise), la Manufacture de tapisserie des Gobelins (Paris) et celle de Beauvais (Oise).
Manuscrit. — Livre écrit à la main et enrichi parfois de miniatures.
Certains manuscrits du xne et du xme siècle étaient décorés à chaque page de sujets peints et d’initiales rehaussées de dorures. Les manuscrits des xme, xive et xve siècles ne sont pas moins richement ornementés. Au xvne et au xviiic siècle, on exécutait encore des manuscrits comme la Guirlande de Julie , par Jarry (1620-1674), et le Missel de Daniel d’Eaubonne (Bibliothèque de Rouen), moine de Saint-Ouen, qui sont de véritables merveilles de dessin et de coloris.
Maquette. — Se dit, en sculpture, de l’esquisse d’une statue, esquisse dont les dimensions sont plus petites que celles de l’œuvre définitive. — Se dit, en peinture, de l’esquisse d’ensemble d’une peinture décorative, et en art théâtral, du modèle en carton découpé ou simplement peint, représentant une décoration avec ses divers plans, ses coulisses et sa
toile de fond.
— Petits mannequins servant à donner aux artistes des attitudes, des mouvements, à leur permettre d’étudier les plis des draperies. Il existe dans le commerce six tailles principales de ces maquettes représentant des types d’hommes
ou des types de femmes; leur dimension varie de trente centimètres à quatrevingts centimètres. Elles sont exécutées soit en bois blanc, soit en noyer et parfois pourvues d’un pied en fer à coulisse destiné à assurer leur stabilité dans toutes les positions possibles. Il y a aussi dans le commerce des maquettes de cheval, avec ou sans cavalier, et qui sont articulées de façon à reproduire les allures de l’animal.
Marabout. — Se dit de petites mosquées, — de tentes de forme conique; — et de certaines plumes d’oiseau utilisées dans la parure de la femme.
Marbre. — Roche de chaux carbonatée d’une grande dureté, de colorations très diverses, susceptible de recevoir après la taille un poli qui résiste aux injures du temps. L’architecture fait un grand usage des marbres colorés soit comme pavages, soit comme décoration de façades. Les statuaires emploient généralement le marbre blanc non veiné ; les plus belles œuvres de l’antiquité ont été sculptées dans des marbres de Carrare ou de Paros.
— artificiel. — Imitation de marbre exécutée en stuc.
— feint. — Se dit des peintures à l’huile imitant les taches et les veines des différents marbres. On emploie aussi les expressions d t jeté ou de cliiquetè , suivant que ces imitations ont pour but de reproduire des porphyres ou des granits.
— pentélique, — Marbre du mont Pentélique employé par les artistes grecs pour leurs statues et quelques-uns de leurs édifices.
— statuaire. — Marbre blanc non veiné. — (Voy. Marbre.)
Marbré. — Se dit de papiers de couleur imitant le marbre et dont 011 se sert pour couvrir des plats de volumes, des cartons, etc., etc.
Marbrer. — Peindre de façon à imiter le marbre; — barioler, couvrir une surface unie de taches irrégulières de façon à imiter les taches et les veines du marbre.
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Marbrière. — Lieu d’extraction des marbres.
Marbrure. — Se dit des peintures imitant le marbre ; — et aussi des bariolages imitant les taches, les veines du marbre, et dont on couvre parfois les tranches des volumes reliés, ainsi que certains papiers de gardes ou de brochure de livre.
Marchage. — (Céram.) — Pétrissage obtenu en faisant piétiner la pâte.
Marche. — (Arch.) — Degré d’un escalier. Partie horizontale sur laquelle on pose le pied; la partie verticale portant le nom de contre-marche .
Les marches des escaliers d’intérieur, soit en pierre, soit en bois, sont or- h
dinairement astraga- '^//////////////w
lées, c’est-à-dire bordées d’une moulure saillante, ayant pour profil un quart de rond, un réglet et un congé.
— carrée. — (Arch.) — Marche qui offre partout la même largeur. On dit
aussi marche droite.
Les marches ou degrés donnant accès aux temples de l’antiquité étaient presque toujours des marches carrées et souvent dépourvues d’astragale.
— cintrée. — (Voy. Marches courbes .)
— courbes. — (Arch.) — Marches dont les bords décrivent une courbe. On dit aussi marches cintrées.
— d’angle. — (Arch.) — Les marches d’angle sont des marches tournantes et de plus grande largeur que les marches supérieures ; les marches de demiangle sont les marches placées immédiatement au-dessus ou au-dessous de ces marches d’angle.
— dansante. — (Arch.) — Marche qui n’offre pas la même largeur aux deux extrémités.
Marche droite. — (Voy. Marche carrée .)
— gironnée.— (Arch.-) — Marches placées suivant les rayons d’un cercle.
On dit aussi marches tournantes. La plupart des escaliers modernes, établis soit dans des cages circulaires, soit dans des cages rectangulaires à coins arrondis, offrent de nombreux exemples de marches gironnées.
moulée. — (Arch.) — Marche bordée d’une moulure.
— palière. — (Arch.) — March.e formant le rebord d’un palier de repos.
— rampantes.- - (Arch.) — Marche dont la surface supérieure est inclinée au lieu d’être horizontale.
— tournantes. -—(Arch.) — (Voy.
Marche gironnée .)
Marchepied. — (Arch.) Base
des stalles gothiques affectant la forme d’une marche très élevée au niveau du sol.
Marger. — Se dit, dans l’imprimerie, de la façon dont une planche doit être placée sur la presse, de façon que les marges du papier soient ‘régulières. A cet effet, la planche est posée sur une feuille de zinc de même grandeur que la feuille de papier et sur laquelle sont tracés des points de repère.
Marier. — Se dit, en imprimerie, de la façon dont on combine, pour l’exécution d’un ouvrage, deux procédés d’impression différents. Marier la lithographie avec la typographie, c’est tirer dans un texte imprimé des vignettes en lithographie; marier la taille-douce avec la typographie, c’est orner un volume d’en-têtes, de culs-de-lampe tirés en tailledouce.
Marine. — Tableaux, dessins représentant des scènes maritimes, des vues de mer. Une marine de Turner, de Claude Lorrain, de Joseph Vernet.
Mariniste. — Peintre qui s’est fait une spécialité de sujets maritimes, de vues des bords de la mer, d’effets de
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pleine mer par divers temps, d’études de vagues déferlant sur la plage.
Marli. — (Céram.) — Bord intérieur d;un plat, d’une assiette. On désigne sous le nom de filets au marli les filets d’or et de couleur tracés circulairement sur ces bords. Les plats en faïence de Rouen offrent souvent des marlis décorés de riches motifs de ferronnerie, de délicates arabesques, de dentelles, etc., etc. — 1 On désignait autrefois sous ce nom une étoffe de gaze fabriquée avec de la soie pure ou mélangée de fil.
Maroquin. — Peau de chèvre tannée, mise en couleur du côté de la fleur et usitée pour la reliure des volumes.
Marouflage. — Le marouflage est l’opération qui a pour but de coller à une surface murale une peinture sur toile. — (Voy. Maroufle et Maroufler .)
Maroufle. — Colle très forte et très tenace, composée d’or-couleur rendu épais et gluant par une cuisson prolongée.
Maroufler. — Appliquer une peinture sur toile contre une surface murale au moyen de maroufle (voy. ce mot). Les toiles ainsi appliquées doivent être maintenues sur les bords par des clous.
Marmouset. — (Arch.) — Petites figures — principalement dans le style gothique — accroupies ou dans une attitude bizarre, placées sur le profil d’une moulure et espacées régulièrement de distance en. distance.
Souvent ces petites figures tiennent devant elles un phylactère qui dissimule la moitié de leur corps.
Marque. — Vignettes, fleurons avec armes parlantes, figures ou attributs placés soit sur le titre, soit à la fin d’un volume, et particuliers à un imprimeur ou à un éditeur.
- — (Céram.) — Se dit de signes conventionnels, de monogrammes appliqués au verso des pièces de céramique, auxquels on reconnaît la fabrique d’origine.
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Parfois même, comme dans le Sèvres, l’époque de la fabrication est facile à reconnaître par la différence des marques.
Marqueté. — Décoré de marqueterie; — bariolé de couleurs diverses.
Marqueterie. — - Décoration par incrustation et juxtaposition de bois ou de métaux, de marbres ou d’autres matières diversement colorées. Le goût de la marqueterie fut introduit en France au xvie siècle, et les meubles de Boule (164.2j 73 2) sont décorés de dessins en marqueterie d’une grande richesse de composition et d’une admirable perfection de travail.
Marqueteur. — Artiste ou artisan qui exécute des marqueteries.
Marquette. — Pain de cire vierge.
Marquise. — (Arch.) — Toiture légère, formant abri au pourtour d’un édifice, au sommet d’un perron. La plupart des théâtres possèdent sur leurs façades des marquises d’une assez grande longueur.
Généralement les toitures des marquises sont vitrées.
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