‹ Lexique des termes d'art (volume 2)Chapitre 184 sur 263 · NIE · texte numérisé non relu

NIE

recevoir une statue, un buste ou un vase décoratif. On trouve des exemples de niches dans tous les styles. Dans le style arabe, on donne ce nom aux successions

d’alvéoles qui soutiennent les plafonds.

Dans le style gothique, on trouve de nombreux exemples de niches formées de colonnettes soutenant un petit tympan et abritant les sta-

ces niches sont surmontées de dais (voy. Niche en tabernacle). Au xvne et au xvme siècle, les niches occupent une place importante dans la décoration des façades.

Niche à buste. — (Arch.) — Niche de forme circulaire ou ovale.

— à cru. — (Arch.) — Niche dépourvue de piédestal et prenant naissance au niveau du sol.

d’autel. — (Arch.) — Se disait particulièrement dans l’architecture gothique des arcades ou niches ogivales destinées à abriter un autel ou un retable.

— en tabernacle. — (Arch.) —

Niches flanquées de pilastres et surmontées d’un couronnement.

Niche en tour. — (Arch.) — Niche creusée dans des surfaces circulaires convexes ou concaves. Dans le premier cas, on les dit niches en tour ronde; et, dans le second , niches en tour creuse.

— feinte. — Niche simulée en peinture ou n’offrant qu’une profondeur insuffisante et à l’intérieur de laquelle on a disposé des figures peintes ou en basrelief et non des statues en ronde bosse.

— sphérique. — (Arch.) — Niche terminée par un demi-dôme^coupé suivant un plan vertical.

Nickelé. — Se dit d’ornements en métal, particulièrement en fer, en cuivre, en laiton ou en fonte, recouverts par les procédés électro-métalliques d’une couche de nickel qui les préserve de la rouille et des altérations causées par l’air et l’humidité, et leur donne un aspect brillant.

Niellage. — Action de nieller .

Nielle. — Se dit en général des ornements exécutés sur métaux précieux et offrant l’aspect d’incrustations noires sur fond clair, ou réciproquement. Certaines nielles comprennent aussi des figures mélangées à des rinceaux d’ornementation de style varié. Le noir d’émail des nielles est formé d’un mélange d’argent, de cuivre, de plomb, de borax et de soufre, additionné de sel ammoniac et passé au four d’émaillcur. Les nielles byzantins et allemands sont d’une exécution remarquable. C'est grâce à un orfèvre florentin, Tommaso Finiguerra (xvc siècle), qui relevait desépreuvesen terre fine ou en soufre d’une gravure inachevée et avant la fusion du nielle ou émail noir, que l’on fut conduit à l’impression des épreuves en taille-douce. — On désigne aussi sous le nom danielle les épreuves au soufre obtenues au

Page 1