OVE
il faut citer le grand soleil-ostensoir d’argent donné, en 1708, à Notre-Dame de Paris, par le chanoine de La Porte, exécuté sur les dessins de l’architecte de Cotte par Ballin, orfèvre du roi, mesurant plus de cinq pieds (im,6o) de haut et ayant pour support une figure d’ange qui soutient le livre de l’Apocalypse.
Ostéologie. — Branche de l’anatbmie qui a pour objet l’étude des os, du système osseux, du squelette, de la charpente du corps.
Ottelle. — (Blas.) — Figure de ” A fanta's^e se rapprochant d’un fer
Il de lance, mais sans ouverture, /[Il s’élargissant en rondeur à une ;Jij I ex-trémité et pointue par l’autre, ‘fi; |1 On leur donne aussi le nom d’amandes. On rencontre quelquefois dans les armoiries quatre ottelles posées en sautoir, les pointes en dehors.
Ouate. — Se dit des petits tampons de ouate à l’aide desquels on exécute les ciels dans les dessins au fusain.
Outillage. — (Grav.) — Se dit de l’ensemble des pointes à graver, brunissoir, grattoir, burins, etc., employés par les graveurs.
Outremer. — Couleur d’un beau bleu d’azur, précieuse pour sa fixité, obtenue autrefois par la calcination du lapis-lazuli , et artificiellement de nos jours par un mélange de kaolin, de sodium et de soufre.
Ouverture. — (Arch,) — Se dit en géhéral des baies ou vides ménagés dans une façade, un plancher, une voûte, etc.
Ouvrage. — - Œuvres d’art, tableaux, dessins, gravures, sculptures.
— Catalogue des ouvrages exposés au Salon.
Ouvré. — Travaillé, façonné, découpé, gravé. Des coffrets ouvrés avec une grande délicatesse.
Ovale. — Courbe allongée. En principe, un ovale est une courbe se rapprochant le plus possible de la forme d’un oeuf coupé par le milieu et dans le sens de la longueur. Par extension, on
donne à l’ellipse le nom de courbe ovale; la réunion de deux courbes en anse de pa- 7
nier (voy. ce mot) forme aussi un ovale. Les courbes ovales sont souvent formées de plusieurs 1
arcs de cercle se raccordant et ont plu-
; sieurs centres dis-
posés symétriquement. Le mas que d’une figure humaine, vue de face,
peut être inscrit
dans une courbe
allongée de cette ■ forme ; aussi dit-on
fréquemment: l’ovale d’une figure; un visage dont l’ovale est régulier.
Ove. — (Arch.) — Motif d’ornementation courant ayant la forme d’un œuf et servant à décorer le plus souvent des moulures ayant pour profil un quart de rond. Les oves entourés et couverts de culots de feuillages portent le nom d’oves fleuronnés. En gé-
néral, les oves sont séparés les uns des autres par des dards aigus ou des feuilles d’eau de forme allongée. Les oves sont employés surtout pour décorer les moulures des ordres antiques grecs, romains et de la Renaissance.
Toutefois, dans certains édifices romans du midi de la France, on donne aussi le nom d’oves à un ornement de moulures exécuté souvent avec une grande pureté et consistant en une sorte d’œuf, dont l’ovale est complet, très régulier. Ils sont opposés par leur sommet, placés à peu de distance les uns des autres comme les olives d’un chapelet, mais dont le fil ne serait pas représenté. Parfois, les sculpteurs de l’époque romane