‹ Lexique des termes d'art (volume 2)Chapitre 197 sur 263 · PAT · texte numérisé non relu

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rappelant les coupes antiques destinées aux libations.

Pâtes. — Abréviation par laquelle on désigne souvent les ornements en cartonpâte. — (Voy. ce mot et Carton-pierre.)

Patine. — Croûte verte formée de carbonate de cuivre, de vert-de-gris qui apparaît à la surface des bronzes exposés aux intempéries de l’air. — Se dit aussi du ton que prend le vernis qui recouvre un tableau après plusieurs années d’exposition à la lumière. Il y a des tableaux qui, avec le temps, prennent une patine d’une finesse de ton exquise. Se dit en général de l’aspect moelleux, fondu, que prennent avec le temps tous les objets d’art sous l’influence de différentes conditions atmosphériques, sous l’influence même des atomes de poussière. Les statues en marbre, les édifices se recouvrent avec le temps d’une patine qui les rend plus harmonieux.

— antique. — Patine à reflets verts et bleus, laissant apercevoir de grandes surfaces brunes et des points brillants de métal. On l’obtient artificiellement à l’aide d’un bain d’acide acétique, de chlorure de sodium et de suifhydrate d’ammoniaque.

Patiner. — Préparer la surface d’un bronze de façon à le recouvrir d’une patine artificielle.

Pâtissier. — Artisan qui pose les pâtes destinées à la décoration des lambris et plafonds.

Patron. — Carton découpé servant au coloriage.

Patronage. — Façon d'exécuter des peintures décoratives, surtout des motifs d’ornementation à l’aide de patrons découpés.

Patte. — Avoir de la patte, c’est, en argot artistique, avoir une grande habileté de main doublée d’un certain esprit. On dit qu’un artiste a « une patte du diable », qu’il a « une patte d’enfer » pour indiquer qu’il exécute des tableaux avec une habileté surprenante ; cette habileté d’exécution fait souvent passer sur certaines fautes de dessin ou de composition.

Patte de lièvre. — Se dit d’une estompe plate de papier usitée pour l’exécution de certaines parties d’un dessin au fusain.

Pavage. — (Arch.) — Revêtement de la surface horizontale du sol à l’aide de dalles de pierre ou de marbre, de pavés de grès, de carreaux de terre cuite, de cubes de bois placé sur une couche d’asphalte.

Pavé des géants. — Réunion de

menhirs placés sans ordre et non sous forme d’alignements. — (Voy. Menhir .)

Pavement. — Action de paver et aussi pavage de luxe. Un pavement de marbre.

Pavillon. — (Arch.) — Bâtiment carré ou circulaire, isolé, formant milieu ou ayant pour parallèle un bâtiment de même dimension. Les pavillons des Tuileries. — Se dit aussi de petits abris de construction \ ^

pittoresque, de petites maisons isolées dans un jardin, de grands espaces couverts et vitrés et de forme régulière protégeant une place, un marché : les pavillons des Halles centrales.— Se dit enfin des lames de fer ou des planches en bois découpé servant à protéger les persiennes à lames ou les stores roulés à la partie supérieure d’une fenêtre.

— de l’horloge. — (Voy. Tour de l’horloge.)

Pavimentum rectile. — Nom

donné par les archéologues aux mosaïques composées de fragments de forme et de couleurs variées, découpés suivant des combinaisons géométriques.

— sculpturatum. — Mosaïque dans laquelle les contours sont accusés par des creux remplis d’une sorte de mastic durci.

— tessellatum. — Nom donné par les archéologues aux mosaïques dont tous les fragments sont taillés en forme de cube. On désigne aussi ce

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genre de mosaïque sous le nom de pavimentum tesseris structum. Pavimentum vermiculatum.

— Nom donné par les archéologues aux mosaïques qui reproduisent des sujets et dans lesquelles les fragments sont placés de façon à suivre les contours des figures ou des ornements représentés.

Paysage. — Tableaux représentant la campagne, des sites agrestes, des scènes champêtres où l’interprétation de la nature tient la place prédominante, où les figures d’hommes et d’animaux, réduites à de petites dimensions, ne sont que les accessoires donnant une note dans l’ensemble ou fournissant une échelle des dimensions.

— historique. — Tableau de paysage représentant non pas des sites copiés sur nature, mais des compositions agencées suivant le goût de l’artiste et parfois peuplées de monuments en ruines, de statues, de vases et décorés de figures représentant une scène tirée de la Fable ou de l’histoire.

Paysagiste. — Peintre de paysage.

Peau de ohien de mer. — (Dor.)

— (Voy. Retoucher .)

— de vélin. — Peau de veau très mince et très unie sur laquelle on peut exécuter des miniatures et des gouaches ou tirer des épreuves de gravures en taille-douce.

Peotiné. — (Voy. Toit pectiné.)

Peotoral. — Se disait, chez les Romains, de la partie de l’armure protégeant la poitrine. Chez les Juifs, les grands prêtres portaient un pectoral consistant en une broderie carrée enrichie de douze pierres précieuses.

Pédioule. — (Arch.) — Pilier isolé servant de support. — Le pédicule d’une cuve baptismale. — Etaussi petit couronnement d’une arcade ogivale au-dessus duquel sc place un bourgeon ou une statuette. — Aussi mode de terminaison d’une arcade de même style placée audessus d’un cul-de-lampe.

Peigné. — Se dit d’une œuvre d’art, d’un dessin, d’un tableau, d’un fini excessif.

Peigner. — Travailler une œuvre avec minutie, à l’excès.

Peindre. — Exécuter un tableau, une aquarelle. Peindre à l’huile. Peindre à l’aquarelle.

— à pleine couleur. — Peindre

avec des pinceaux chargés de couleur.

— Se dit aussi de la façon de peindre sur des couleurs fraîches, de façon qu’elles se fondent mieux les unes dans les autres. On dit mieux, dans ce cas : « peindre en pleine pâte ».

— au couteau.— (Peint.) — (Voy.

Couteau à palette.)

— dans la pâte. — Se dit de la façon dont un artiste couvre certaines parties de la toile d’une masse de couleur épaisse, qui permet, quand elle est encore fraîche, d’obtenir des tons fondus et dégradés donnant au modelé une souplesse et un moelleux qu’il serait impossible d’obtenir par d’autres travaux.

— de pratique. — Peindre de routine, ne pas exécuter une œuvre d’après le modèle ou d’après nature.

— du premier coup. — Poser les touches avec franchise, sans avoir besoin de revenir sur son travail. — Se dit aussi pour exprimer la facilité d’exécution, et la justesse de tons qui semblent avoir été rapidement appliqués sur la toile et n’avoir pas nécessité de travaux ultérieurs.

— en pleine pâte. — (Voy. Peindre à pleine couleur . — Peindre dans la pâte.)

Peint. — Orné de peintures. On dit d’un tableau qu’il est bien peint, pour indiquer que la facture en est savante et habile. Des accessoires mal peints.

Peintre. — Artiste qui exerce l’art de la peinture.

— de batailles. — Parmi les peintres de batailles, il faut citer Velasquez (la Reddition de Bréda), AVouwermans, Huchtenburg (Siège de Namur), Salvator Rosa, Lebrun, Van der Meulen, Van de Velde (Batailles navales), Snayers, le Bourguignon, Parrocel, Casanova, C. Vernet, Gros, Gérard, Horace Ver*

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net, H. Bellangé, etc., etc. Aujourd’hui on semble avoir abandonné cette dénomination pour celle de peintres militaires.

Peintre d’intérieurs. — Les peintres de l’école hollandaise et de l’école flamande ont excellé dans les intérieurs. Les intérieurs (voy. ce mot) d’églises de van der Poel, de W. Kalf, ceux de P. Neef, de van der Meer, de Delft, sont justement appréciés. En général, cette dénomination de peintres d’intérieurs ne devrait être appliquée qu’aux- tableaux dans lesquels la perspective de vues d’intérieur joue un rôle considérable, comme, par exemple, l’intérieur de Saint-Pierre de Rome, de Panini.

— de fleurs. — Artistes qui peignent des tableaux de fleurs. Les tableaux de fleurs du jésuite d’Anvers, Daniel Seghers ( i $90-1 660), sont célèbres. Après lui, il faut mentionner les fleurs de David de Heem, de Van Huysum (1682-17*9) et celles de Redouté (1759-18*0).

— de marines. — (Voy. Marine .)

— de paysages. — Parmi les peintres de paysages les plus remarquables, il faut citer J. Ruysdael, Hobbema, Rembrandt, Huysmans, Hubert Robert, N. Poussin, Joseph Vernet et la pléiade des artistes français contemporains, Corot, Th. Rousseau, Dau'oigny, Chintreuil, Courbet, et tant d’autres qui assignent à l’école française une place prépondérante dans la peinture de paysage.

— militaires. — Se dit de nos jours des artistes qui représentent des épisodes de guerre, des scènes militaires. Ils sont les continuateurs modifiés des anciens peintres de batailles.

Peinture. — Se dit de l’art de la peinture, des ouvrages exécutés en peinture, et aussi des divers procédés en usage pour exécuter des œuvres peintes.

— à la cire. — (Voy. Encaustique.)

— à la colle. — Peinture dans laquelle on emploie des couleurs délayées avec de l’eau et de la gélatine.

Peinture à l’encaustique. —

(Voy. Encaustique .) On désigne aussi ce procédé sous le nom de peinture à la cire.

— à l’huile vernie-polie. — Procédé de peinture industrielle qui consiste à recouvrir les objets de eouches très nombreuses d’une préparation que l’on ponce et revêt ensuite de plusieurs autres couches de vernis. Cette préparation est appliquée par couches nommées teintes dures, parce qu’on en broie les couleurs à l’huile grasse, en les additionnant de céruse calcinée.

— au vernis. — Procédé de peinture industrielle dans lequel on emploie des couleurs broyées à l’alcool ou a l’huile, mais détrempées préalablement au vernis.

— de genre. — (Voy. Genre.)

— d’histoire. — La peinture d’histoire est celle qui a pour but de représenter les grands faits de l’histoire, des sujets religieux, des scènes allégoriques, symboliques ou mythologiques, et aussi des figures idéales ou d’une beauté idéalisée.

— d’impression. — Dénomination un peu solennelle — mais fréquemment employée cependant, — pour désigner la vulgaire peinture en bâtiment.

— murale. — Se dit d’œuvres exécutées directement sur les murailles d’un édifice. Les toiles peintes à l’atelier et destinées à être ensuite appliquées contre les murailles d’un édifice ne sont de la peinture murale que par à peu près.

— sur émail. — Peinture exécutée avec des couleurs métalliques auxquelles on a ajouté des fondants, sur des plaques d’or ou de cuivre émaillées et quelquefois contre-émaillées.

Peinturé. — Se dit des surfaces enduites de couches de couleur; — et aussi des œuvres exécutées sans goût.

Peinturer. — Couvrir de couleurs.

Peintureur. — Mauvais peintre barbouilleur.

Peinturlurage. — Bariolage de couleurs criardes.

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Peinturlurer. — En argot artistique, faire de la très mauvaise peinture.

Pendentif. — (Peint.) — Se dit des décorations peintes sur des surfaces polygonales, souvent curvilignes, et comprises entre des portions de voûtes ou de baies cintrées.

— (Arch.) — Se dit en architecture gothique des décorations de clefs pendantes; — et en architecture classique des triangles sphériques formés dans une voûte hémisphérique par la péné- ^ ^ tration de deux

berceaux demi-cylindriques, et aussi de surfaces courbes triangulaires obtenues par l’intersection de voûtes de différente forme. — D’autres combinaisons architecturales du même genre, mais non identiques, peuvent engendrer des pendentifs de formes polygonales différentes. Ceux de la bibliothèque du palais Bourbon, décorés par E. Delacroix, sont des hexagones curvilignes irréguliers.

Pénétration. — (Arch.) — Se dit de la façon dont plusieurs corps solides de forme géométrique se coupent, se rencontrent, et aussi des surfaces obtenues par ces pénétrations.

Penne. — (Arch.) — Solive d’une certaine épaisseur.

Pennon. — (Blason.) — Se dit de écu chargé des alliances d’une maison.

Pénombre. — La pénombre est la partie d’une ombre dans laquelle il arrive un peu de lumière due l(

aux rayons divergents.

Au point où la lumière vive se fond avec l’ombre, les contours deviennent ainsi moins durs et moins secs.

Pensionnaire. — Nom donné aux lauréats du prix de Rome pendant leur séjour à l’Académie de France dans

cette ville. Les pensionnaires de la villa Médicis. • — Se dit aussi des jeunes gens qui reçoivent une pension de leur ville natale pour continuer leurs études à l’École des beaux-arts de Paris et même à Rome. Pensionnaire de la ville de Lille.

Pentadécagone. — Figure géométrique qui a quinze côtés et par suite quinze angles.

Pentagone. — Polygone ayant cinq angles et cinq côtés.

Pentaptyque. — Panneau peint ou sculpté formé de cinq volets se repliant les uns sur les autres. Un grand nombre de triptyques sont souvent désignés sous le nom de pentaptyques par certains auteurs, lorsque les deux volets destinés à se replier sur le fond sont formés chacun de deux panneaux.

Pente. — Inclinaison d’une ligne ou d’une surface.

Pentélique. — (Voy .Marbre pentélique.)

Penture. — (Arch.) — Bande de fer plat fixée à une porte, à une fenêtre, et la soutenant sur ses gonds en for-

mant charnière. Les pentures en fer forgé des portes de l’abbaye de Saint- Denis et de la cathédrale de Paris sont des chefs-d’œuvre de fer forgé.

Percée. — Se dit, dans un paysage, de la façon dont le ciel et les lointains apparaissent entre les masses des premiers plans.

Perche. — (Arch.) — Se dit parfois dans le style gothique de piliers minces et élancés.

Péribole. — (Arch.) — Enceinte extérieure des édifices; — et aussi espace, au pourtour des temples antiques, décoré de statues, d’autels et de monuments votifs.

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Péridrome. — (Arch.) — Galerie couverte autour d’un édifice.

Périer. — Longue barre de fer permettant de manœuvrer le tampon fermant l’issue par laquelle le métal en fusion s’écoule des fourneaux au moment de la fonte d’une statue.

Périptère. — (Arch.) — Se dit des édifices, des temples antiques entourés de colonnes isolées.

Péristyle. — (Arch.) — Galerie à colonnes isolées. — Se dit aussi des temples antiques ornés intérieurement de rangées de colonnes.

Perle. — (Arch.) — Motif d’ornementation formé de petits grains sphériques appliqués sur une moulure à profil convexe.

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Péroné. — (Anatom.) — Se dit de l’un des os de la jambe.

Perron. — (Arch.) — Escalier extérieur, ensemble de marches formant saillie sur une façade, ou reliant dans un parc des terrains élevés à des niveaux différents.

Persienne. — (Arch.) — Châssis à claire-voie. Sorte de volet ajouré formé de lames de bois inclinées en abatjour. Ensemble de lamelles de bois ou de fer espacées les unes des autres, maintenues et dirigées à l’aide de chaînettes qui se déploient et se replient à la façon des stores. On dit aussi Jalousies.

Perspecteur. — (Arch.) — Qui a la spécialité des tracés perspectifs, qui met un tableau en perspective. Lorsqu’ils ont de grandes parties d’architecture à traiter, ou que le fond de leur toile comprend de nombreux monuments, la

plupart des peintres ont recours à la collaboration des perspecteurs, qui sont appelés aussi pour établir les lignes de fuite d’un plafond, et en général tracer toutes les épures géométriques que nécessite la mise en perspective d’un sujet.

Perspective. — « La perspective, a dit Lamennais, est l’observation des lois de l’optique dans la disposition des plans. »

— aérienne. — Perspective qui indique l’éloignement relatif des objets par la dégradation des tons.

— cavalière. — Tracé spécial de perspective qui a pour but de représenter les objets sous un aspect très net et comme s’ils étaient vus d’en haut et comme à vol d’oiseau. Dans les ouvrages élémentaires de géométrie, les solides sont toujours représentés ainsi ; et dans un grand nombre de plans on a appliqué ce système. La perspective cavalière est également usitée en charpente et en stéréotomie. Malgré cela, les tracés de perspective cavalière peuvent devenir assez compliqués; mais ils présentent cet avantage de se borner aux projections obliques sur un plan parallèle à deux des trois directions principales rectangulaires de l’objet que l’on met en perspective.

— de sentiment. — On dit que

dans un tableau la perspective a été exécutée de sentiment, pour indiquer que l’artiste a travaillé « de sentiment », c’est-à-dire qu’il s’est rapproché de la vraisemblance le plus possible, mais qu’il n’a pas eu recours aux règles théoriques, qu’il n’a pas rigoureusement appliqué les tracés géométriques.

— des ombres. — Tracé géométrique perspectif à l’aide duquel, après avoir mis en perspective les objets représentés, on précise la position des lignes d’ombre et le contour des ombres portées.

— isométrique. — Tracé perspectif qui a pour but d’introduire dans la représentation des objets des rapports de

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dimension entre les dimensions de l’objet lui-même et celles de l’objet représenté.

Perspective linéaire. — Science qui a pour but, à l’aide d’un tracé géométrique seul, de représenter les corps selon les différences d’aspect, de proportions et de dimensions que leur impose leur éloignement.

— ordinaire. — Tracé perspectif qui a pour but de représenter sur une surface plane les objets tels qu’ils apparaissent à l’œil des spectateurs.

— pratique. — Théorie simplifiée de la perspective et ayant pour but de représenter les objets usuels tels que nous les voyons fréquemment.

— spéculative. — Perspective théorique qui a pour but de rechercher la comparaison des différents aspects sous lesquels on aperçoit les objets suivant la position qu’ils occupent par rapport à l’œil du spectateur.

Pétard. — Tirer un pétard, c’est, en langage d’atelier, en argot de rapin, produire une œuvre d’une singularité voulue et destinée à attirer l’attention du public sur son auteur. On dit aussi qu’un tableau est « trop pétard » pour indiquer que l’œuvre est peinte dans des tons éclatants et outrés qui s’éloignent complètement de la vérité.

Petit-buisson. — Fusain noir et assez dur servant à accentuer les traits de force dans un dessin.

Petite nature. — Se dit de figures de dimensions intermédiaires entre celles de la figure humaine grandeur nature et de la figure demi-nature. — (Voy. Deminature . — Plus grand que nature.)

Petite onde. — (Arch.) — (Voy.

Doucine.)

Petit papier. — Se dit d’ouvrages imprimés, de volumes dont les marges sont étroites. — (Voy. Grand papier.)

Petites branches d’ogive. — (Arch.) — Nervures se détachant des branches d’ogive et rejoignant les extrémités inférieures des clefs pendantes.

Petits maîtres. — Se dit d’une

nombreuse pléiade d’artistes peintres, sculpteurs et graveurs qui, sans occuper le premier rang, tiennent une place honorable et indiscutable dans l’histoire de l’art.

Pétrissage. — (Céram.) — Préparation de la pâte obtenue à l’aide du battage à la main, du battage mécanique ou du marchage.

Peulvan. — (Voy. Menhir .)

Phalange. — (Anatom.) — Os des doigts de la main et du pied.

Phare. — (Arch.) — Se dit des tours, tourelles ou constructions de forme élancée, élevées au bord de la mer ou sur les rives de larges fleuves, et portant au sommet des fanaux destinés à guider les navigateurs. A l’entrée des ports bâtis par les Romains étaient souvent de hautes tours servant de phare, construites à l’imitation du célèbre phare d’Alexandrie qui, rappelant les bûchers d’apothéose, était formé de pyramides tronquées placées en retraite les unes au-dessus des autres.

Parfois aussi on se sert, comme phare, de figures colossales : tel était le colosse de Rhodes et tel sera, en Amérique, la statue de V Indépendance, par Bartholdi, exécutée en cuivre repoussé : un fanal devant être placé au sommet.

Phelloplastique. — Art de reproduire en liège des monuments célèbres, des ensembles de ville, dont les dimensions sont obtenues à l’échelle de réduction. Les vues de ports de mer appartenant au musée de marine et exposées au Louvre sont des chefsd’œuvre de phelloplastique. L’invention de ce procédé est due à Agostino Rosa (1780).

Photocalque. — Sorte de chambre noire dans laquelle on obtient, à l’aide d’une combinaison de miroirs, une image

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