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à l’époque du style ogival primaire. Au xivc siècle, ils sont supportés par des socles en nombre égal à celui des colonnettes groupées. Au xve, les piliers sont dépourvus de chapiteaux et formés de moulures prismatiques.
Pilier butant. — (Arch.) — Pilier destiné à combattre la poussée au vide d’une voûte.
— de dôme. — (Arch.) — Se dit des piliers supportant le tour d’un dôme ou une voûte en coupole.
Pilon d’agate. — (Peint, sur émail.) —Instrument employé pour broyer les émaux dans un mortier de même matière. — (Voy. Broyon et Molette.)
Pilotis. — (Arch.) — Ensemble de pieux enfoncés dans le sol, dont les têtes sont réunies par un grillage en charpente servant de sol artificiel pour fonder les maçon-
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neries, lorsque le terrain est humide, mouvant, etc. Les ouvrages construits dans l’eau sont assis sur pilotis.
Pinacle. — (Arch.) — Petit clocheton en forme de pyramide à base polygonale. Dans le style roman, les pinacles sont remplacés souvent par des amortissements très simples. Au xic et au xiic siècle, les pinacles se terminent parfois par une sorte de cône. Au xme, ils deviennent très riches et se terminent en pyramides dont les arêtes sont garnies de crochets et parfois flanquées à leurs bases de petites pyramides. Au xivc, ils sont d’une excessive légèreté,
et au XVe, ils sont formés de faisceaux de prismes se terminant en pyramides, se pénétrant ou s’élançant les uns audessus des autres. Enfin au xvie siècle, ils sont richement décorés de sculptures, mais exécutés avec moins de hardiesse qu’à l’époque précédente.
Pinacothèque. — Se disait, à Athènes, de la salle des Propylées renfermant des tableaux. — Se dit aussi de certains musées de peinture. La Pinacothèque de Munich.
Pinceau. — Faisceau de poils assemblés. Les pinceaux montés dans un tube de plume sont usités pour la peinture à l’aquarelle et les pinceaux mbntés sur manche de bois à l’aide d’un
tube de fer-blanc ou de cuivre sont employés dans la peinture à l’huile.
— à mouiller. — (Dor.) — Pinceau de petit-gris servant à imbiber d’eau l’objet à dorer.
— à ramender. — (Dor.) — Pinceau de poils très doux et à bout arrondi servant à réparer les cassures de l’or.
Pincelier. — (Peint.) — Vase en fer-blanc offrant deux compartiments.
Dans l’un on met de l’huile, dans l’autre de l’essence de térébenthine pour nettoyer les pinceaux. C’est en pressant les pinceaux contre le rebord du pincelier que l’on accumule dans un des compartiments le résidu auquel on donne le nom d’or-couleur.
Pinnules. — (Voy. Alidades .)
Pinx. — Abréviation du mot latin pinxitf qui suit le nom de l’auteur d’un tableau reproduit en gravure, en lithographie, en photographie, en photogravure, etc.
Piquer. — Rehausser un modelé, un dessin d’ornementation à l’aide de petites touches énergiques et d’une couleur intense. Détacher des ornements bleu clair sur un fond bleu plus foncé à l’aide de piqués d’un bleu intense.
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Piqués. — (Voy. Piquer.)
— (Grav.) — Accidents survenus pendant la morsure et offrant sur l’épreuve l’aspect de petits points noirs irréguliers et dus à un mauvais vernissage.
Piquet. — (Arch.) — Petite perche, petit jalon enfoncé dans le sol pour indiquer un alignement, une direction.
Pirouettes. — (Arch.) — Ornement de moulures à profil convexe, consistant en une sorte de perle de forme oblongue enfilée à un cordon. Souvent les pirouettes alternent avec des perles ou des piécettes. — (Voy. ces mots.)
Piscine. — (Arch.) — Réservoirs antiques ou bassins contenant de l’eau ; cuvettes destinées aux ablutions et placées lljjlj dans les églises gothiques, accolées aux piliers des églises (xne siècle) ou encadrées dans des arcatures qui, au xve siècle surtout, étaient décorées avec une extrême richesse.
Pisé. — Maçonnerie en terre argileuse que l’on coule dans l’intervalle de planches formant une sorte de moule, et qu’on laisse sécher à l’air.
Pithos. — Grand récipient de terre, de forme assez semblable à celle des amphores de grande dimension, mais cependant plus ventru et plus profond. On fabriquait dans l’antiquité des pithos à col rétréci et des pithos à col ouvert. Il
y avait aussi des pithos de dimensions telles que, le col brisé, un homme eût pu se tenir à l’aise à l’intérieur.
Pittoresque. — Se dit de tout ce qui a de l’effet, du relief, de la couleur,
de tout ce qui est digne d’inspirer une œuvre d’art. « Le dessin, le relief et la couleur, voilà la trinité pittoresque », a dit Théophile Gautier. — Se dit de tout ce qui séduit, charme par un agencement, un ensemble qui sortent de la banalité. — Des ruines, des chaumières très pittoresques. — En général, tout ce qui a trait à la peinture.
Placage. — Moyen de décoration dans les ouvrages d’ébénisterie, qui consiste à découper des bois diversement colorés que l’on applique sur d’autres bois de valeur inférieure. Les placages d’acajou caractérisent une époque de l’art du mobilier. — On donne aussi le nom de placage, en architecture, aux revêtements de marbre, aux parements extérieurs de pierre recouvrant complètement d’épaisses murailles en maçonnerie de peu de valeur.
Place. — (Arch.) — Emplacement destiné à recevoir des constructions ; et aussi, vaste lieu public découvert, entouré de bâtiments, d’édifices, parfois décoré de fontaines, de monuments.
— (mise en). — Se dit en peinture, en dessin, de la première esquisse, du premier trait indiquant l’attitude, le mouvement d’une figure. Une figure bien mise en place ; une mise en place défectueuse. — Se dit, en sculpture, de l’emplacement définitif que doivent occuper les statues. Les statues destinées à la décoration d’une façade ne peuvent être bien appréciées qu’aprèsleur mise en place.
Plafond. — (Peint.) — Peinture décorant la surface plane ou concave d’un plafond.
— (Arch.) — Surface supérieure d’un appartement. Les plafonds modernes consistent le plus souvent en enduits de plâtre, décorés ou non de moulures. Au moyen âge et à l’époque de la Renaissance, les plafonds étaient formés par les solives du plancher de l’étage supérieur qui restaient apparentes et divisaient la surface du plafond en longues bandes creuses que l’on transformait parfois en cari és ou caissons.
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Plafond (faux). — (Arch.) —
(Voy. Faux plancher.)
Plafonnage. — Action déplafonner.
Plafonnement. — Se dit de figures peintes et dessinées suivant une perspec-
tive tracée de bas en haut, de façon à les représenter comme si elles étaient vues en dessous.
Plafonner. — Exécuter une peinture avec les raccourcis nécessaires pour que les objets soient représentés comme s’ils étaient vus en dessous. — Faire plafonner une figure.
Plafonneur. — Artisan qui exécute les plafonds en plâtre.
Plaine. — (Blas.) — Nom de la Champagne diminuée. — (Voy. ce mot et Figures.)
Plain-pied. — (Arch.) — Se dit d’une série d’appartements dont le sol est au même niveau. Un salon et des galeries de plain-pied.
Plan. — Se dit en art des différentes surfaces verticales parallèles à la surface de la toile et qui, par un effet de perspective, représentent la distance qui existe entre des objets plus ou moins éloignés de l’œil du spectateur. Une figure qui n’est pas à son plan ; qui est trop près ou trop loin. Des plans qui ne sont pas assez accentués.
Plan. — (Arch.) — Se dit de dessins géométriques en général, et en particulier des dessins représentant la projection des murailles d’un édifice sur un plan horizontal, ou la trace de ces murailles sur le sol. — Se dit aussi de projets d’architecture, de dessins industriels.
— (Art théâtral.) — (Voy. Coulisse .)
— coté. — (Arch.) — Plan couvert de cotes. — (Voy. ce mot.)
— de front. — (Perspect.) — Plan ayant pour base une ligne horizontale.
— figuratif. — Plan dans lequel les édifices,, les reliefs de terrain sont représentés sous leur aspect réel, comme dans une sorte de vue à vol d’oiseau, mais avec une perspective spéciale dans le genre des vues cavalières. — (Voy.
Perspective cavalière .)
— fuyant. — (Perspect.) — Plan
ayant pour base une ligne fuyante.
— géométral. — (Persp.) — (Voy.
Géométral.)
— horizontal. — Se dit du plan parallèle au côté inférieur du tableau et perpendiculaire au plan de ce tableau ou plan vertical.
— minute. — (Arch.) — Plan on dessin géométrique relevé sur le terrain, ou d’après lequel on exécute à l’aide de différents calques des reproductions exactes de ce plan qui est le dessin type.
— vertical. — (Perspect.) — (Voy.
Vertical.)
Planage. — Opération qui a pour but de dresser les plaques de métal destinées aux graveurs. — (Voy. Planeurs.)
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Planche. — (Grav.) Plaque de métal ou bloc de bois destiné à la gravure. Se dit aussi d’épreuves gravées ou lithographiées. Une très belle planche; un ouvrage orné de planches.
— à claire-voie. — (Grav.) — Se dit de planches gravées en taille-douce, offrant à leur milieu une ouverture réservée. Certains ouvrages du xvme siècle sont illustrés ainsi de planches dont l’entourage reproduit un certain nombre de motifs d’ornementation , au milieu desquels on a intercalé des vignettes ou des cartes en taille-douce. On dit aussi passe-partout. — (Voy. ce mot.)
— usée. — (Grav.) — Les planches usées par de trop grands tirages donnent des épreuves pâles , lorsque ce sont des planches gravées en taille-douce ; ce qui s’explique tout naturellement par l’usure des tailles. Lorsque, au contraire, on tire des gravures sur bois, les planches usées donnent des épreuves très noires , parce que les tailles s’empâtent, se grossissent et se confondent.
Planoher. — (Arch.) — Parquet en bois grossier.
— (faux). — (Arch.) — Plafond établi au-dessous du plafond réel, de façon à diminuer la hauteur d’un appartement. On dit aussi faux plafond .
Planchette. — (Arch.) — Tablettes à bords rectangulaires bien dressés.
Lorsque l’on veut exécuter un dessin, on fixe une feuille de papier sur cette planchette, soit à l’aide de punaises, soit à l’aide de colle. — Se dit aussi d’une
tablette montée sur un trépied et servant à relever des plans sur le terrain. Le levé des plans par cette méthode porte le nom de levé à la planchette. — (V oy. Alidade.)
Planeurs. — Ouvriers qui préparent les cuivres destinés aux graveurs. Les planeurs livrent la planche planée , c’est-à-dire bien droite et polie , brillante
comme un miroir. De plus, les planeurs aident le graveur dans les travaux de repoussage et d’effaçage. Ils baissent de ton certains plans trop mordus en frappant à l’aide de marteaux de bois, de façon à tasser le métal et à diminuer la largeur des hachures; ils effacent complètement certaines parties d’un cuivre en ménageant le reste du travail et en repoussant le métal à l’endroit où le graveur doit graver à nouveau. Pour cela, les planeurs se servent d’un compas dit d’épaisseur, qui leur permet de repousser le métal sur l’étau, à l’envers de la partie effacée. -
Plantation. — (Art déc.) — Se dit de la manière de poser un décor sur la scène. La plantation consiste à disposer les premiers plans, les coulisses, de façon à masquer les entrées et les sorties nécessaires au service de la scène. L’agencement des plantations, la science du clair-obscur et le dessin perspectif sont les éléments essentiels de la décoration théâtrale. Dans le décor du deuxième acte des Huguenots (par Lavastre), l’escalier du château de Chenonceaux est un exemple du grand effet que l’on peut obtenir par la plantation. On emploie quelquefois les plantations obliques pour accentuer les effets de perspective, de profondeur : telle était l’avenue d’obélisques et de pylônes de l’un des décors d’Aida, tel le décor du troisième acte de la Reine de Chypre (peint par Chéret).
Plaque. — Plaques de verre sur lesquelles on obtient des épreuves photographiques dont la dimension est de om,2.$. sur on,,i8 environ. Ces dimensions étant généralement admises, on désigne sous le nom de demi-plaque et de quart de plaque les épreuves ayant pour dimension om,i8 sur om,i3 et om,n sur om,9 environ. On désigne aussi parfois les plaques sous le nom de plaque entière, et les épreuves de très grande dimension sous le nom d’extra-plaque.
— spéciale. — Se dit de sujets spéciaux, de motifs d’ornementation gravés sur une plaque de cuivre, et décorant le
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